Prieuré fontevriste de Rives

RIVES

Commune de Saint-Rémy/ Creuse, maintenant Abilly

Canton Descartes

Arrondissement Loches

Indre-et-Loire

Diocèse de Tours

Prieuré fondé sous Robert d’Arbrissel

Réuni à la mense abbatiale en 1758

 

I – Sources manuscrites

 

A.D. Maine-et-Loire

 

Série H

211 H 1 : Constitutions et administration du domaine                    1634-1767

 

A.D. Indre-et-Loire

 

Série B

2 B 1319 : Baillage de Tours ; Lencloître-en-Chaufournois ; suppression de Relay, Rives (procédures, généralités 1762, lettres patentes 1760) et réunis à la mense abbatiale de Fontevraud

 

Série H

H 821

Existe un plan de Rives et de ses environs composant l’ensemble de la dîme du prieuré et Plan des dépendances du prieuré de Rives relevant de la baronnie de La Haye, appartenant aux dames de l’abbaye de Fontevrault, XVIIIe siècle.

 

A.D. de la Vienne

Série H

2 H 5/107 (1525-1755) ; répertoire consultable sous le n° 16 : un parchemin, 6 pages

Revue Mabillon, p. 210 consultable 15/1

 

 

II – Bibliographie

ALLIOT, Pouillé de 1648, Archevêché de Tours, p. 84.

BEAUNIER et BESSE, Abbayes et prieurés de l’Ancienne France, t. VIII, Province de Tours, 1920, p. 41.

BIENVENU Jean-Marc, Les premiers temps de Fontevraud (1101-1189). Naissance et évolution d’un Ordre Religieux, thèse pour le Doctorat d’Etat, Faculté des Lettres, Paris-Sorbonne, 1980, pp. 144 n.338, 151 n. 425, 153 n. 456, 294 n. 4, 296, 346, 374 n. 125, 377 n. 158, 548, 564 n. 358. Prieure Sophie Rainfrède.

BIENVENU Jean-Marc avec la collaboration de FAVREAU Robert et PON Georges, Grand Cartulaire de Fontevraud, Société des Antiquaires de l’Ouest, Poitiers, 1er tome-2000, 2e tome-2005, chartes 34, 255, 316, 518.

BRAHIM Agnès, Les prieurés fontevristes dans le duché d’Aquitaine, Mémoire de D.E.A, Faculté des Lettres et des Sciences Humaines, Université de Poitiers, 1994.

Bulletin de la Société des Antiquaires de l’Ouest, 1956, SER 4, T. 3, p. 424.

BUSSEROLES J.X. Carré de, Dictionnaire géographique, historique, bibliographique d’Indre-et-Loire et de l’ancienne province de Touraine, 1860, pp. 348-351.

BUSSEROLES J.X. Carré de, Notice sur le prieuré Sainte-Marie de Rives en Touraine, paroisse d’Abilly, Mémoires de Société Archéologique de Touraine, T. XIII, 1860, pp. 182-187. (BNF Gallica)

CHEVALIER abbé C., Histoire de l’abbaye des Noyers d’après les chartes, Mémoires de Société Archéologique de Touraine, T. XXIII, 1873. (BNF Gallica)

COTTINEAU dom, Répertoire topo. bibliographique des abbayes et prieurés, Macon, 1936.

CROZET René, Art roman en Poitou, Ed. Henri Laurens, Paris, 1948, p. 100.

FAVIER Jean, Dictionnaire de la France Médiévale, Fayard, 1993, p. 501.

FLOHIC, Le patrimoine des communes d’Indre-et-Loire, Ed. Flohic, tome 1, 2001, pp. 490, 491, 494.

GOUPILLE André, Le couvent de Rives (commune d’Abilly), Bull. Soc. Archéologique de Touraine, 1972, t. 37, pp. 137 et suite.

GRELIER Françoise, Le temporel de l’abbaye de Fontevraud dans le Haut-Poitou, Thèse de l’Ecole des Chartes, 1960, pp. 55-56, 143, 156, 158, 163-164, 169, 174…

LALANNE, Histoire de Châtellerault et du Châtelleraudais, Châtellerault, 1859.

LARDIER Jean, La Saincte Famille de Font-Evraud, 1650, pp. 256, 435, 500, 561, 628, 641, 647.

LONGUEMARE Paul, de, Une famille d’auteurs aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, les Sainte-Marthe, 1902, p. 27.

NICQUET H., Histoire de l’ordre de Fontevrault contenant la vie et les merveilles de la sainteté de Robert d’Arbrissel et l’histoire chronologique des abbesses, Paris, 1642, p. 534.

OURY dom, Les anciens monastères de Touraine, p. 45.

PAVILLON B., La vie du Bien-Heureux Robert d’Arbrissel, patriarche des solitaires de la France, et instituteur de l’ordre de Font-Evraud, Saumur-Paris, 1666, in 4, p. 138.

POULAIN Jean, Dictionnaire de l’Ordre Fontevriste, C.C.O, Abbaye de Fontevraud, Janvier 2000, pp. 154-155.

POIGNANT Simone, L’abbaye de Fontevrault et les filles de Louis XV, Nouvelles Editions latines, p. 68.

Bull. Soc. Arch. De Touraine, 1880 (T5)-1882, p. 182.

UZUREAU chanoine, La réforme de l’Ordre de Fontevraud, Revue Mabillon, 1923, t. 13, pp. 144 et suivantes.

 

 

Rives

eglise

Eglise du prieuré Notre-Dame de Rives, XIIe s.. Photo JGE (2014)

 

Le prieuré fontevriste de Rives est situé au confluent de la Creuse et de la Claise[1], entre La Haye et La Guerche avec une grande forêt qui s’étend au sud.

Fondé entre 1109 et 1114 dans le diocèse de Tours.

Robert d’Arbrissel visite la Touraine et prêche à L’Ile-Bouchard vers 1109. A cette occasion Sophicie Rainfredis ou Sofficia Rainfredis, fille de Pierre Achard riche propriétaire du Poitou[2], se donne à Fontevraud et fait don de son fief de Poliney où Robert d’Arbrissel établit le prieuré de Rives[3]. Sophie Rainfrède est la première prieure de Rives[4].

Vocable : Sainte-Marie de Rives[5].

1108-1115 : Sophie Rainfrède, fille de Pierre Achard, fait, en prenant l’habit fontevriste, don à Robert d’Arbrissel et aux moniales de Fontevraud de sa personne et de son alleu de Poligny ; elle donne également, pour y planter des vignes, une terre à deux bœufs sise à Assay, une autre terre pour y édifier des maisons, un cloître et une église et y établir des jardins et vergers, un bois pour les besoins des moniales et la naissance de leurs porcs, enfin une écluse sur la Creuse, à Rives ; son fils Arraud, sa petite-fille et son arrière-petit-fils ainsi qu’Aimeri, vicomte de Châtellerault, du fief duquel elles relevaient, concèdent ces donations[6].

Jean Girbaud donne le port de Chaillé, un demi-arpent de pré, un quartier de vigne et de toute la terre qu’il a à Rives, plus des aulnaies. Ce don est fait à Robert d’Arbrissel et dans les mains de Hersende (entre 1104 et 1109). « Mais la maison ne fut pas sitôt érigée en monastère, cela ne se put exécuter que quelques années après du temps de l’abbesse Pétronille de Chemillé, ajoute Pavillon »[7].

1112 : Au lieu de Rives, Borilla possède la moitié de la dîme dans la paroisse d’Abilly, entre la Claise et la Creuse, sur huit bouées de terre. Elle fait don de cette dîme aux moniales de Fontevraud, en leur donnant sa fille comme novice. Cette charte que dom Fonteneau date de 1112, nous reporte à l’origine du prieuré de Rives. Persil, fils de Simon et de Borilla, et sa femme Blanche-Fleur, ratifièrent toutes les libéralités de leur famille[8].

1125- La Haye : Arraud Achard rappelle que, lors de l’entrée de sa mère Rainfrède à Fontevraud, celle-ci a donné aux moniales et à Robert d’Arbrissel, avec son accord, une « hôtise »[9] à Assay, une terre à deux bœufs, un droit de panage pour les porcs et un droit d’usage dans ses bois ainsi qu’une terre à Poligny ; après que les fontevristes aient détenu ces biens plusieurs années durant, l’abbesse Pétronille a échangé avec lui, Arraud, la terre de Poligny contre une autre à deux bœufs, des prés et une ânée quotidienne de bois mort destiné à la vente, le tout à Assay ; en outre, toujours en échange de la terre de Poligny, Arraud a donné aux moniales, sa terre de Rives, un bois voisin et la moitié d’une écluse sur la Creuse, don que son épouse a concédé ; par la suite, deux de ses hommes ont fait don de la part de pré qu’ils détenaient à la fontaine d’Assay ; cette dernière donation a été concédée après coup par leurs proches, par Jean de Montbazon et les siens ainsi que par Aimeri, vicomte de Châtellerault, et son frère[10] entre la Guerche et la Haye[11].

Vers 1130 : renoncement de Gaudin, abbé de Noyers, à une dîme qu’il levait sur le travail de huit bœufs dans la paroisse d’Abilly où se situe le prieuré[12]. A la même date, Archembaud d’Argy et son épouse, avec l’accord de leur fils, donnent aux moniales de Fontevraud la dîme de la terre de Rives que les hommes de celles-ci et les frères cultiveront avec leurs propres bœufs ; donation faite entre les mains de Gerberge de l’Ile, une charte servant de symbole[13].

Charte datée de septembre 1215 : un vidimus découvert à Loches au greffe de la ville, une charte de Geoffroy, seigneur de Preuilly, contenant une donation au prieuré de la terre de Barbé[14].

Principaux donateurs : Archambaud d’Argy (1130), Josbert de Preuilly, seigneur de la Guerche (1152), Geoffroy IV, vicomte de Châteaudun, ce dernier leur accorda le droit de faire paître leurs troupeaux dans la forêt de l’Epinat.

En 1217, un seigneur résidant dans le voisinage de la Haye créa en leur faveur une rente de 8 sols, à condition que tous les jours le chapelain de la communauté irait, revêtu des habits sacerdotaux, jeter de l’eau bénite sur la tombe du fils du donateur et de sa mère, nommée Damette, enterrés dans le cimetière du prieuré[15]. Trois ans après Hugues de Lusignan, comte d’Angoulême, donna au couvent une rente annuelle d’un muid de blé, à prendre sur sa terre des Baudiments[16].

Le recrutement est fait parmi la noblesse du pays : Marguerite de Coigné, Eustache de Chambon[17]

C’est un prieuré important : 1289 : 81 religieuses, un prieur, 2 chapelains, un clerc, 16 serviteurs[18]. Le revenu est de 16 000 sols.

Un peu plus tard, il ne compte que 68 religieuses, toujours un prieur et deux chapelains[19].

Au début du XVe siècle le prieuré est habité par 45 moniales. Le chiffre a baissé de moitié depuis le XIIe siècle[20].

 

Réformation

A la pauvreté matérielle s’ajoutent l’absence de vocations et l’insubordination des religieux et des moniales. En 1460, la plupart des prieurés ne comptent plus que 2 à 5 religieuses et 1 à 2 religieux. Certains sont complètement abandonnés. Une prieure, et deux religieuses, un prieur et deux religieux subsistent à Rives dont le revenu n’est plus que de 400 l.t.[21].

Il faudra attendre Marie de Bretagne (1457-1477) pour qu’un mouvement de réforme s’ébauche. Elle va se faire aider surtout par Guillaume de Bailleul, religieux vicaire général de l’abbesse puis prieur de Saint-Jean-de-l’Habit. Il est chargé de dresser un état du temporel de l’Ordre de Fontevraud. Le pape Pie II autorise Marie de Bretagne à « supprimer et esteindre quelques prieurés qui seroient hors espérence de se pouvoir remettre et tout ensemble permis d’appliquer le revenu à la Crosse de l’Abbesse et à la Mense du Grand Monastère »[22].

1555 : Renée Gaucher de Ste-Marthe est religieuse à Rives ; fille du médecin du roi François Ier et de l’abbesse de Fontevraud durant 45 ans[23].

 

Guerre de religion, XVIe siècle

 1569 : des huguenots revenant du siège de Poitiers s’emparent du couvent, le ravagent et mettent le feu ensuite[24], d’après l’ordre de leur capitaine Claude de la Mothe. Un jardinier nommé Jean qui s’oppose à leur entreprise est massacré. L’église ornée d’un magnifique clocher, construit depuis cinq ans à peine, la maison d’habitation des religieuses, le logement dit de l’Habit, devinrent la proie des flammes, un mémoire de l’époque estime la perte estimée à 4000 livres[25].

 

XVIIe siècle

L’abbesse Jeanne-Baptiste de Bourbon (1637-1670) répartit ses prieurés en quatre classes Tusson, Paravis, Orsan et Paris. Celui de Rives fait partie de la classe d’Orsan avec celui de L’Encloistre en Chaufournois et Relay[26].

 1664 : P.V de Jean Bataille, sergent royal à La Haye, constatant que les habitants du village de La Fresnaye ont abandonné leurs maisons en ruines, ne pouvant payer aux religieuses les arrérages qu’ils leur doivent sur la frêche du même nom. Elles demandent de récupérer la terre et de la réunir à leur prieuré en 1665[27]

 

Suppression du prieuré

Le prieuré est supprimé par l’arrêt du Conseil du 27 juin 1758[28] et devient un simple domaine géré par l’abbaye-mère. Les biens de Rives sont réunis à la mense abbatiale de Fontevraud.

 1759 : Lors de la suppression de Rives, les fondations de ce prieuré sont transférées en la paroisse d’Abilly par ordonnance de Mgr Fleury, à la date du 5/07/1759.

 1762 : Une procédure concernant la réunion du monastère de Rives à l’abbaye royale de Fontevraud est faite en vertu de l’ordonnance de Mr le lieutenant général de Tours du 5 janvier 1762 suivant la lettre patente du 13 septembre 1762 et l’arrêt du  Parlement du 4 mai 1761[29].

Marie Louise de Thimbrone de Valence[30], abbesse, annonce le décès à l’abbaye de Fontevraud de Marie Lefevre, professe converse, le 19 novembre 1758 ; et de Louise Pierres d’Espigny, professe de chœur, le 19 octobre 1761[31].

14-11-1770 : Antoinette Ducreau, ancienne prieure et religieuse de Rives meurt au prieuré fontevriste de Montazay, diocèse de Poitiers, à l’âge de 74 ans, comme pensionnaire[32].

22 mai 1777 : mort à l’abbaye de Fontevraud de Charlotte de Fontenailles professe de Rives réunie à l’abbaye[33].

 

Droits et possessions

Le prieuré de Rives est tenu en franche aumône du château de La Haye. Les religieuses, à cause de ce fief, ont moyenne et basse justice, juridiction, seigneurie, cens, rentes et devoirs, domaine et héritages et généralement tous les droits qui en dépendent suivant la coutume de Touraine[34]. Elles possèdent le droit de fouage, redevance féodale exigée par chaque feu sur les biens roturiers[35]. Elles ont droit de faire paître leurs troupeaux dans la forêt de l’Epinat[36]. Rives jouit le droit de garenne à conilles (chasse aux lapins)[37].

Les religieuses possèdent le droit de pêche sur la Claise et personne ne peut y pêcher sans leur autorisation, et dans la Creuse jusqu’au pré du curé d’Abilly[38].

1782 : Aveu et dénombrement du fief, terre et seigneurie où était anciennement le prieuré de Rives situé en la paroisse de Saint-Remy-sur-Creuse, rendus par Madame d’Antin à monseigneur Henri-Louis-Marie de Rohan, prince de Guémmené, pair de France, duc de Montbazon, etc[39] : il existe un plan des dépendances du prieuré de Rives relevant de la baronnie de La Haye appartenant aux dames de l’abbaye royale de Fontevrault[40] : Pré des Chambons, Frêche de la Galice, Frêche de la Truffaudière, Frêche de la Petite Truffaudière, Frêche de Seigrant, Frêche des Belins, Frêche de la Mulottière, La Tenue de la Chaume ou des Grands Champs, Frêche du Chêne Mauricot, Frêche  du Boucheu, Frêche du Bois de Brune et de La Chaumasserie, Frêche de la Cure située à Mousseau, Pré Guibert, Pièce de terre appelée Gratte Counil, Frêche  de la Loudrière, Héritage de la Frenaye, Frêche de Meurpitié, Les Grands Clos de la Guerche, Frêche de la Pacaudrie, Frêche de la Racinellière, Frêche de la Cour aux Morreau, Frêche de la Gaulerie, Pièce de la Roche Bernard, Pièce de la Petite Claye, Pièce de la Bonnetrie, La Cailletrie, Les Prés Longs, etc     [41]

Ecluse, cne d’Abilly, prés de la Creuse, appartenait au prieuré de Rives

Habit ; chapelle de Saint-Jean de l’Habit, cne d’Abilly, dépendait du prieuré de Rives

Jubergin, ancienne propriété de Rives

 

 

Iconographie

Rives

Ancien prieuré de Rives transformé en laiterie au XXe s. C.P. C. Algret, La Haye-Descartes

 Rives

Des prieurés importants comme Villesalem[42] et Rives, comme en témoignent les restes de leurs bâtiments et de leur église, ne sont plus que des lieux-dits.

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Eglise Notre-Dame de Rives transformée en grange, XIIe s. Photo JGE (2014)

L’église de Rives, transformée en grange, date du XIIe siècle, longue de 30 m de long et large de 8 m, elle se compose d’une nef unique éclairée par des baies en plein cintre désormais condamnées. Elle était terminée par une abside circulaire aujourd’hui disparue, comme a été supprimé le clocher à la base duquel reste un escalier. Le chœur, vaste et élevé, était voûté en berceau brisé ; les doubleaux reposaient sur des colonnes engagées encore visibles à chapiteaux à feuilles d’eau dont le style large et sobre rappelle celui du chœur ou de la cuisine de Fontevraud ; le ruban angevin décore les tailloirs ; la nef, sans bas côtés, n’étaient pas voûtée ; des portes, dont l’une est ornée de dents de scie, s’ouvrent, au nord, vers les bâtiments conventuels et au sud ; la façade , très sobre, comprenait, comme à Fontevraud, une porte en plein cintre sans colonnettes et une grande fenêtre dans l’axe[43].

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Porte latérale ornée de dents de scie, église Notre-Dame de Rives, XIIe s.. Photo JGE (2014)

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Chapiteau à feuilles d’eau, intérieur de l’église Notre-Dame de Rives, XIIe s. Photo JGE (2014)

Logis du prieuré : le cloître construit au nord de l’église et dont le bâtiment Est existe toujours date du XIIe siècle. Il a été reconstruit au XVIe siècle, époque à laquelle est construite une tourelle d’angle, de forme carrée. Au rez-de-chaussée, se trouvait le réfectoire et au-dessus de celui-ci le dortoir à voûte lambrissée. Le cloître et les bâtiments annexes servent de fumage à poissons[44].

Moulin de Rives

Au hameau de Rives au confluent de la Claise et de La Creuse, l’existence d’un moulin n’est pas exclue. Un document révèle qu’en 1732 une crue catastrophique de la Creuse détruit une partie de ce qui reste du couvent. Après la Révolution les bâtiments sont vendus. Une usine à plâtre est installée à l’extrémité nord du couvent, peut-être dans l’ancien moulin. En 1866, Mr Conty, devenu propriétaire transforme le moulin à plâtre en moulin à farine. Les locaux conventuels servent d’annexe à sa grande minoterie qui est, avant la première Guerre mondiale, la plus importante de Touraine. Elle cesse de fonctionner en 1914 et est remplacée par une laiterie qui arrête son activité en 1985 pour être remplacée par une activité de fumage de poissons[45].

 

Abilly, 37160

Eglise Saint-Martin

La chaire en pierre de l’église d’Abilly : XVIIe siècle

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Chaire, 1628, provient du prieuré de Rives. Eglise Saint-Martin d’Abilly, 37. Photo JGE (2014)

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Aigle, chaire, église Saint-Martin d’Abilly. Photo JGE (2014)

Elle provient du prieuré de Rives. Elle est soutenue par un cul de lampe sur lequel figure un aigle aux ailes ouvertes. Le baldaquin est remplacé par une couronne de pierre sculptée de feuillages et de marguerites, rappelant la donatrice Marguerite Orfray, prieure de Rives en 1628[46]. (classé au titre d’objet 24/09/1949)[47].

 

Bénitier de l’église d’Abilly : XVIIe siècle

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Bénitier provenant du prieuré de Rives, XVIIe s. Eglise Saint-Martin d’Abilly, 37. Photo JGE (2014)

 

La parenté de style de ce bénitier avec la chaire provenant du prieuré de Rives, permet de supposer qu’il a la même origine (classé au titre d’objet 24/09/1949)[48].

[1] BIENVENU Jean-Marc, Thèse, p. 151, n. 425.

[2] LARDIER Jean, La Saincte Famille de Font-Evraud, 1650, p. 435. PAVILLON B., La vie du Bien-Heureux Robert d’Arbrissel, patriarche des solitaires de la France, et instituteur de l’ordre de Font-Evraud, p. 138.

[3] Religieuses de Boulaur, p. 104.

[4] BIENVENU Jean-Marc, Thèse, p. 153, n. 456.

[5] GRELIER Françoise, Thèse, p. 143.

[6] BIENVENU Jean-Marc avec la collaboration de FAVREAU Robert et PON Georges, Grand Cartulaire de Fontevraud, charte 34, p. 27.

[7] GRELIER Françoise, Thèse, p. 56.

[8]CHEVALIER abbé C., Histoire de l’abbaye des Noyers d’après les chartes, Mémoires de Société Archéologique de Touraine, T. XXIII, 1873.

[9] Terre concédée à un hôte, FAVIER Jean, Dictionnaire de la France Médiévale, p. 501.

[10] BIENVENU Jean-Marc avec la collaboration de FAVREAU Robert et PON George, op. cit., charte 316, p. 319.

[11] GRELIER Françoise, Thèse, p. 56. LARDIER Jean, La Saincte Famille de Font-Evraud, 1650, p. 256.

[12] BIENVENU Jean-Marc, Thèse, p. 296.

[13] BIENVENU Jean-Marc avec la collaboration de FAVREAU Robert et PON George, op. cit., charte 255, p. 257.

[14] Bull. Soc. Arch. De Touraine, 1880 (T5)-1882, p. 182.

[15] GRELIER Françoise, Thèse, p. 226.

[16] LARDIER Jean, La Saincte Famille de Font-Evraud, p. 435. Sur Vienne, Terre à une lieue de Fontevraud.

[17] GRELIER Françoise, Thèse, p. 164.

[18] LARDIER Jean, Saincte Famille de Font-Evraud, p. 500.

[19] GRELIER Françoise, Thèse, p. 156. B.N. Coll. Dom Housseau

[20] GRELIER Françoise, Thèse, p. 158.

[21] LARDIER, Ste Famille, p. 561.

[22] NICQUET (H), Histoire de l’Ordre de Fontevrault……, p. 479.

[23] Fille de Gaucher de Ste-Marthe et de Marie Marquet. Il demeura 45 ans à l’abbaye comme médecin de l’abbesse. Il meurt le 14 janvier 1551, il est enterré dans le chœur près de la grille et à proximité des Plantagenêt. Marie Magdeleine de Rochechouart qui enleva la tombe et met une plaque de cuivre avec une épitaphe ; plaque qui resta jusqu’à la Révolution Française.

[24] POIGNANT Simone, L’abbaye de Fontevrault et les filles de Louis XV, p. 68.

[25] LARDIER Jean, Saincte Famille de Font-Evraud, p. 628.

[26] NICQUET H., Histoire de l’ordre de Fontevrault contenant la vie et les merveilles de la sainteté de Robert d’Arbrissel et l’histoire chronologique des abbesses, p. 534.

[27] A.D.I & L, H 821.

[28] A.D. I & L, 2 B 1319.

[29] A.D. I & L, 2 B 1319.

[30] Marie Louise de Thimbrone de Valence, abbesse de 1753 à 1765.

[31] A.D. I & L, 2 B 1319.

[32] Bulletin de la Société des Antiquaires de l’Ouest, 1956, SER 4, T. 3, p. 424.

[33] A.D.M & L, série E.

[34] GRELIER Françoise, Thèse, p. 197.

[35] GRELIER Françoise, Thèse, p. 202.

[36] GRELIER Françoise, Thèse, p. 203.

[37] GRELIER Françoise, Thèse, p. 205.

[38] BUSSEROLES J.X. Carré de, Dictionnaire géographique, historique, bibliographique d’Indre-et-Loire et de l’ancienne province de Touraine, p. 182.

[39] A.D.I & L H 812.

[40] A.D.I & L H 812.

[41] A.D.I & L, H 821.

[42] Prieuré fontevriste, commune de Journet, canton de la Trimouille, arrondissement de Montmorillon, Vienne.

[43] CROZET René, Art roman en Poitou, p. 100.

[44] FLOHIC, op. cit., p. 494.

[45] FLOHIC, op. cit., p. 494.

[46] FLOHIC, Le patrimoine des communes d’Indre-et-Loire, p. 490.

[47] Patrimoine de France, Ref. PM37000002.

[48] Patrimoine de France, Ref. PM37000001.

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