Prieuré fontevriste des Loges

Les Loges

Com.  La Breille-les-Pins

Cant. Allonnes

Arr. Saumur

Maine-et-Loire

Diocèse d’Angers

Fondé sous Robert d’Arbrissel

Fait partie de la classe d’Orsan

Réuni à la mense abbatiale vers 1758

A donné naissance à un hameau de La Breille-les-Pins, Maine-et-Loire

p1060511

I – Sources manuscrites

A.D.Maine-et-Loire

Série H

101H 225 bis                                                             p. 19

173 H Prieuré des Loges

173 H 1. : Administration intérieure du prieuré  1374 (copie)-1789

173 H 2. : Domaine : donations et fondations    1169-1535

173 H 3. : Contrats d’acquêts entre tenanciers  1483-1644

173 H 4. : Échanges entre tenanciers                  1483-1644

173 H 5. : Dîmes et décimes                                  1207 (copie)-1772

173 H 6. : Aveux                                                       1450-1788

173 H 7. : Tenues d’assises                                  1461-1740

173 H 8. : Baux                                                          1457-1766

173 H 9. : Rentes                                                      1236-1788

173 H 10. : Titres des domaines                            1236-1789

173 H 11. : Arpentages                                            1575-1699

173 H 12. : Terriers                                                  1444-1753

173 H 13. : Comptes                                                XVe-1647

173 H 14. : Procédures                                            1433-XVIIIe

173 H 15. : Inventaires                                            XVIIe-1752

173 H 16. : Plans                                                       XVIIIe

Série E

Supplément série E, Fontevraud, actes de catholicité, 1579-1790

II – Bibliographie

BIENVENU Jean-Marc, Les premiers temps de Fontevraud (1101-1189). Naissance et évolution d’un Ordre Religieux, thèse pour le Doctorat d’État, Faculté des Lettres, Paris-Sorbonne, 1980, pp. 114, 116, 123, 150 (n. 418, 419), 153 (n. 456, 457), 294 (n. 4, 6, 7, 9, 10, 12, 13, 14), 346, 373 (n. 116), 375 (n.133), 378, 393, 403 (n. 504), 408, 531 (n.73), 578, 579. Prieures Audeburge, Calva, Tesceline.

BIENVENU Jean-Marc avec la collaboration de FAVREAU Robert et PON Georges, Grand cartulaire de Fontevraud, Société des Antiquaires de l’Ouest, Poitiers, 1er tome-2000, 2e tome, 2005, charte. 179, 196, 401 ; prieuré, 633, 646, 807, 847 ; prieuré fontevriste Notre-Dame, 229, 240 ; viguerie, 633.

BOUGEAIS, P., La Breille (Les Loges), polycopie de l’auteur, 1918.

BRUNS Charles, Notice sur la commune de Brains-sur-Allones, Bulletin de la Société Archéologique, 1885.

CHARTRON-CHARBONNEL Joseph, L’Anjou de 1109 à 1151. Foulque de Jérusalem et Geoffroi Plantagenêt, Paris, 1928.

DELISLE L, Recueil des actes d’Henri II.

DUPONT M, Analyse des actes du cartulaire de Bourgueil, Mémoires de la Société Archéologique de Touraine, 1962, t. LVI.

EDOUARD Abbé, Fontevrault et ses monuments ou Histoire de cette royale abbaye, Libraire-Editeur Aubry, Paris, 1874, tome second, pp. 282-283.

FLOHIC, Le patrimoine des communes du Maine-et-Loire, année ?, pp. 55-56

LARDIER, Volume III de la Saincte Famille de Font-Evraud, 1650, pp. 240, 283, 354, 450, 561, 577, 581, 595, 598, 624, 646, 664, 666, 676, 682.

LECOMPTE Jean-Paul, Un prieuré fontevriste : les Loges, commune de la Breille-les-Pins, DEUG 1 d’histoire médiévale, Tours, 1981-1982.

MELOT Michel,L’abbaye royale de Fontevrault de sa réforme à nos jours, Étude archéologique, Thèse de l’ École Nationale des Chartes à Paris, 1967, Exemplaire dactylographié, pp. 263, 272.

NICQUET Honorat, Histoire de l’ordre de Fontevrault contenant la vie et les merveilles de la sainteté de Robert d’Arbrissel et l’histoire chronologique des abbesses, Paris, 1642, p. 535.

PAVILLON B., La vie du Bien-Heureux Robert d’Arbrissel, patriarche des solitaires de la France, et instituteur de l’ordre de Font-Evraud, Saumur-Paris, 1666, in 4°, pp. 128, 136, 479, 596 preuve 120.

PORT Célestin, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire, Angers, 1874-1878, tome II, p. 530.

POULAIN Jean, Dictionnaire de l’Ordre Fontevriste, C.C.O, Abbaye de Fontevraud, Janvier 2000, p. 98.

RELIGIEUSES de BOULAUR, L’histoire de l’ordre de Fontevraud, Auch, 1911, tome 1, p. 104.

UZUREAU chanoine C, La réforme de l’ordre de Fontevraud, Revue Mabillon, t. 3, 1923, p. 144.

UZUREAU chanoine, La réforme de l’Ordre de Fontevrault (1459-1641), Anjou Historique, 1939, p. 7.

Les Loges

Ancien français loge = hutte, cabane, « cabane couverte de feuillage ».

Un prieuré important, avec une église dédiée à Notre-Dame, est construit à l’emplacement où se trouvent plusieurs voies romaines, sur les confins d’un domaine appartenant à l’abbaye de Bourgueil[1].

Gautier de Montsoreau cède à Robert d’Arbrissel la terre des Loges située au nord de la Loire dans les bois s’étendant entre Vernantes et Bourgueil[2]. Cette terre est donnée dès l’installation de la communauté de Robert d’Arbrissel, en 1101[3]. Cette terre des Loges constitue le premier élément d’un temporel foncier déjà autre que les abords du vallon de Fontevraud et permet à la communauté d’essaimer. Il est implanté dans un vallon où coule Le Ruau ou ruisseau des Loges. Le plan du XVIIIe siècle met en évidence le rôle de carrefour routier tenu par le prieuré.

 Aux Loges vient se fonder le premier en date des prieurés fontevristes[4]. Le pape Pascal II confirme dès avril 1106 5 lieux dont celui des Loges. Il est certain que Les Loges (Logias) est un prieuré dès avant cette date de 1106[5]. Audeburge, prieure des Loges, est témoin d’un acte passé du vivant de Gautier de Montsoreau[6]. Robert d’Arbrissel fait d’abord bâtir des logettes pour servir de retraite à un essaim de filles qu’il fait venir de l’abbaye-mère. Le revenu n’étant pas suffisant pour entretenir cette communauté, Robert ordonne que le monastère de Fontevraud fasse tous les ans des aumônes au prieuré des Loges jusqu’à ce qu’elle soit un peu plus riche[7]. Les religieux de St Nicolas d’Angers contribuent à l’établissement du prieuré des Loges[8].

Ce prieuré s’élève au milieu des bois, encore abondants aujourd’hui[9]. Il est implanté dans un vallon où coule, sur un lit d’alluvions modernes, un petit ruisseau nommé Le Ruau ou ruisseau des Loges.

Robert, fils de Santule fait don d’une terre à 6 bœufs. Ascelin, autre seigneur, ajoute au don précédent celui d’une terre à 4 bœufs[10].

Hersende de Montsoreau, prieure de Fontevraud, abandonne des essarts au nord de la Loire tout près de la terre des Loges antérieurement donnée par son beau-fils Gautier[11].

Ses prieures – dont les premières Calva, Audeburge et Tesceline – nous sont connues de même que l’un de ses frères Vivien. Elles ne se bornent pas à obtenir de bonne heure du seigneur de Montsoreau, suzerain du lieu, le renoncement à son droit de viguerie[12] (dans le premier quart du XIIe siècle, Gautier de Montsoreau donne à la communauté de Fontevraud le droit de justice, relevant de la viguerie, qu’il avait aux Loges[13]), ni à se défendre face aux prétentions envieuses émises dès avant 1140 par le curé de Vernoil (Ulger[14], évêque d’Angers, ménage, à la demande de l’abbesse Pétronille, un accord entre André, curé de Vernoil, et Fontevraud au sujet des prémices du prieuré fontevriste des Loges qu’André revendiquait ; il recevra un pourceau chaque année [15]; lui-même, l’abbesse , l’archidiacre Boemont et l’archiprêtre Raoul (dont André relève), l’évêque Ulger, Geoffroi de Limiers, Renaud de Mayenne, Lambert prêtre de Vernantes et Basset, principal agent de Fontevraud,[16] acceptent cet accord (1125-1148 ou 1140)[17]) – de la paroisse duquel Les Loges relève – et en 1169, par les moines de Bourgueil (En 1168, un accord est fait entre Audeburge, abbesse de Fontevraud, et Aimery, abbé de Bourgueil au sujet de la terre des Loges, avec le sceau de Henri II Plantagenêt[18], avec ses moines, il revendique une partie de la terre et des bois. A la suite d’un accord conclu par le sénéchal d’Henri II des bornes sont posées[19]). L’église des Loges doit payer un impôt de 10 ducats angevins à l’église de Bourgueil, au moment de la fête de saint Pierre. Cet accord est conclu en présence de l’abbesse Audeburge et de l’abbé de Bourgueil de Jean prieur des Loges et Julienne prieure du même lieu[20] S’attachant à avoir part aux richesses de la vallée de La Loire voisine, elles agrandissent et libérèrent des dîmes exigées par les laïcs leur domaine de Jarrie en Brain-sur-Allonnes (Pierre de Jarrie et son fils donnent au prieuré des Loges la dîme de leur vendange, de leurs quartes et de leur foin à Jarrie (1115-1149)[21] en présence de Pétronille, première abbesse de Fontevraud et de Tercelina, prieure des Loges) et reçoivent de Robert de Blou, outre les droits sur Richebourg près du Thoureil, une rente annuelle de cent sous sur les revenus du port fluvial de Trèves sur la Loire, vers 1188[22] (donation confirmée par Henri II entre 1187 et 1189)[23]. Faute de documents, on ne sait pas si elles perçoivent des taxes sur la circulation des marchandises[24].

Les moniales détiennent depuis les origines le droit de viguerie dans la zone avoisinant leur maison-mère. Gautier de Montsoreau a en fait abandon à la nouvelle communauté, il a agi de même pour la forêt de Bort et pour les Loges[25].

Le seigneur Geoffroy de Foulcré concède la dîme de leurs travaux sur la terre des Loges, en présence de Pierre II, évêque de Poitiers, entre les mains de Robert d’Arbrissel, de l’abbesse Pétronille et la comtesse d’Agnès. Aimery, frère de Geoffroy ratifie le même don[26] (1109 ou 1112/ 1113 – 1115).

Aimeri Odart donne à Robert d’Arbrissel et aux moniales de Fontevraud sa dîme des Loges, son épouse concède ce don (1108-1115 ou 1116)[27].

A l’entrée de sa fille à Fontevraud, Pierre Brun donne une borderie sise aux Loges. Son fils concède le don (1115-1149)[28].

Peut-être en 1184, sous l’abbatiat de Gillette, don par un certain frère Robert de 100 sous aux Loges[29].

12 février 1199 : donation de Richard Cœur de Lion de 100 sous de rente sur le péage de Baugé, parchemin scellé sur lacs de soie brune et blanche[30].

En 1230, A., duchesse de Bourgogne, a acquis 20 sols de rente à Brin de Guillaume de Montsoreau. Elle donne cette rente au couvent des Loges[31].

Jeanne de Sicile, fille d’Henri II et d’Aliénor d’Aquitaine décédée à Rouen en 1199, lègue à tous les prieurés de l’ordre 300 marcs, plus 2 marcs aux prieurés des Loges et de Raslay[32].

Dans ce vallon où affleurent des sources, des étangs sont aménagés dans une zone marécageuse. La pêche est pratiquée. Sur le plan terrier du XVIIIe siècle, on lit « Étang de la Bourbannerie ». Le toponyme « Bourbannerie » est significatif quand à l’état du lieu (bourbier, lieu creux et plein de boue).

Tout en poursuivant une politique de regroupement et de concentration, les fontevristes veillent également à ce que leurs biens fonciers soient de nature à leur assurer toute la gamme des productions naturelles, agricoles et pastorales. Le temporel du prieuré, situé comme l’abbaye dans un environnement forestier, comporte des bois. Même ceux situés en plein bois possèdent des vignes (Pierre de Jarrie donne la dîme de leur vendange) [33]

  • La Coutancière en Brain-sur-Allonnes doit 2 muids de vin et 2 charretées de foin, reconnu par le seigneur de Montsoreau au couvent des Loges.
  • Le seigneur de La Tremoillle, duc de Thouars, doit une rente de 6 septiers de blé mouture et 5 sous sur le moulin.

Fondation de 8 livres de rente sur le domaine de Baugé par Richard roi d’Angleterre. Sentence confirmative rendue le 3 janvier 1520 contre la comtesse de Soissons, engagiste du domaine de Baugé.

Le 14 mars 1485, confirmation d’une rente de 60 sous sur la terre et seigneurie de Sacé située en la paroisse de Brain-sur-Allonnes[34].

 

Aliénor de Bretagne, 16e abbesse (1304-1342), après avoir été chargée des jeunes filles d’origine anglaise au pensionnat de l’abbaye de Fontevraud durant 2 ans et ½, prend la charge de prieure des Loges. Elle dirigea ce prieuré avec tant de sagesse, qu’à la mort de Marguerite de Pocey, en 1304, elle est jugée digne de gouverner l’Ordre de Fontevraud[35].

Réformation

En 1460, Marie de Bretagne, avec l’autorisation du pape Pie II, doit réformer l’ordre et pour ce sujet, elle demande au père Guillaume de Bailleul, grand prieur de Fontevraud, d’aller visiter l’ordre et rapporter le nombre exact des personnes religieuses qu’il trouvera dans les prieurés, de dresser l’état des maisons tant pour le spirituel que pour le temporel. A l’heure actuelle il règne un grand désordre dans l’ordre à la suite de la ruine des bâtiments, la perte des revenus à la suite des guerres et troubles de la guerre de Cent ans. Aux Loges ne vivent qu’une prieure  et 2 religieuses avec un prieur. Le revenu des Loges est de 400 livres[36].

16 mars 1492, Pernelle Roberde, prieure des Loges, résigne entre les mains de l’abbesse Renée de Bourbon son office de prieure. L’abbesse nomme à sa place Jeanne de Brece, religieuse de Fontevraud et donne à la dite Roberde une pension sur le prieuré[37].

7 avril 1499, confirmation par Renée de Bourbon à l’office de cellérière à sœur Anne de Rasilly[38].

11 avril 1515, sœur Marie d’ Avoise délaisse à Madame Renée de Bourbon le prieuré des Loges[39].

9 mars 1522, Renée de Bourbon donne le bénéfice des Loges à sœur Jeanne de Vassé, vacant par le décès de sœur Jeanne de Buche[40].

Louise de Bourbon[41] continue la réforme dans douze prieurés parmi lesquels Les Loges[42]. Le cloître, la chapelle et le couvent sont reconstruits en 1539. Louise de Bourbon, le 27 septembre 1548, nomme sœur Claude d’ Estouville prieure au couvent des Loges et demande à sœur Christine de Grange, religieuse de Fontevraud, et à Louise Jambes, encore novice, de l’accompagner au prieuré des Loges[43].

XVIIe siècle

Eléonore de Bourbon de Lavedan nomme, en 1608, sœur Barbe Le Maistre prieure des Loges[44]. Sous l’abbatiat de Louise de Bourbon Lavedan[45], est nommée à la tête du couvent des Loges sœur Marguerite Colasseau[46]. Puis en 1617, cette abbesse confirme la prieure Barbe Le Maistre dans sa tache de prieure[47]. En 1623, elle nomme aux Loges, sœur Claude de Sainct Denys, à la charge de prieure[48]. Puis en 1635, elle confirme la prieure Claude de Sainct Denys comme prieure[49].

Jeanne-Baptiste de Bourbon range ses maisons en quatre classes : Paris, Orsan, Tusson, Paravis. Le prieuré des Loges fait partie de la classe d’Orsan[50].

XVIIIe siècle

Au XVIIIe siècle, il ne réside aux Loges que 6 religieuses de chœur, 4 sœurs converses et un père confesseur avec 14 domestiques. Le prieuré des Loges est annexé à l’abbaye le 24-12-1752, quelques objets appartenant aux Loges sont donnés à l’église St-Michel de Fontevrault[51].

Le 24 décembre 1752, la veille de Noël 1745, a été attaché dans le chœur de cette église de Fontevraud une lampe d’argent du poids d’environ dix marcs qui nous a été donnée à la réquisition de madame Françoise de la Bourdonnaye de Vocandé dépositaire de cette abbaye, par Madame Louise-Claire de Montmorin, abbesse et générale de cet ordre[52], lors de la réunion du prieuré des Loges à cette communauté. « J’ai aussi acquis le bénitier d’argent pesant 4 marcs 1 once et j’ai donné en échange un petit ciboire donné à la sacristie par le R.P. Ganot, prieur de St Jean en 1639, une petite fiole d’argent, la croix des Loges estimée 60 livres, 12 sols d’argent monnayé »[53].

Les religieuses sont retirées du prieuré et rejoignent l’abbaye-mère en septembre 1752. Le prieuré est supprimé par décret épiscopal en 1762. « Nous avons éteint et supprimé, dit l’évêque d’Angers, le monastère des religieuses des Loges, ordre de Fontevrault, situé dans notre diocèse. Nous transférons à F.E. les sœurs Thérèse Cosnard, Marie Fricaud, Marie Goujais et Marie Jousselin de Roche, toutes choristes ; Louise Robert et Perrine Loiseau, sœurs laies, qui ont fait profession dans le couvent des Loges. Nous incorporons à perpétuité tous les biens, meubles et immeubles, fruits, rentes à F.E et pour dédommager la paroisse de La Breille, aujourd’hui canton de Saumur, ordonnons une rente de 150 boisseaux de blé, la première semaine de carême de chaque an ». Ce prieuré, lors de sa suppression, possédait le fief des Loges, de Beaugerie, de Vaux et de Jaunay. Le revenu de ses dîmes étaient de 500 livres; des récoltes de ses métairies 2024 livres, de ses fermes 297 livres, ses rentes en blé 899 livres, rentes foncières en argent, foin et vin 131 livres, rentes féodales 987 livres ; soit un total de 4838 livres. Les charges s’élèvent à la somme de 3060 livres, charges données à l’abbé de Bourgueil, au seigneur du château de Brain, au diocèse d’Angers, à l’abbé d’ Alègre, au sieur Cosnard et les dépenses du couvent estimées à 2050 livres[54].

Les bâtiments sont en très mauvais état. L’abbesse de Fontevraud continue de distribuer par an pour les pauvres de la paroisse 150 boisseaux de seigle[55].

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Plan du prieuré des Loges. A.D.M&L 173 H 16. XVIIIe s.

Vers 1758 : le prieuré des Loges est une seigneurie ou ferme directement géré par l’abbaye. Cet ancien prieuré comprenait encore les prairies, jardins, vignes, étang, prés bois, landes, trois corps de fermes. En dépendaient, les métairies de la Baugerie en Avrillé, de la Grange en Vernoil, de la Gagnerie, de Villeneuve et de La Bourbannerie en La Breille, du Jaunay, du Bas et du Haut Ruau en Brain, de la Nollière en St Nicolas de Bourgueil, des Noues en Villebernier[56].

Révolution

La terre est vendue nationalement, le 8 janvier 1797, par Morice Lemoine, salpêtrier, qui fait rajouter une tourelle à l’habitation. Ce général la revend en 1838 pour la somme de 25 000 livres et une rente viagère de 4000 livres à Mr Tassinary.

Le bâtiment principal, transformé en maison et reconstruit au cours de la première moitié du XIXe siècle, est rebâti après 1873, suite à un incendie.

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Prieuré des Loges postérieur à 1876. Photo M.Claire Ricart (1979)

Jean-Jacques Dénéchau, ancien instituteur de La Breille, achète le tout pour 6000 F. Le petit-fils de M. Dénéchau; M. Lebeaupin vend le château et le clos à Mr Eugène Lechat d’ Allonnes en 1893. Celui-ci le revend la même année à son frère Auguste[57] qui l’habitait en 1918.

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Prieuré des Loges postérieur à 1876. Photo M. Claire Ricart (1979)

La maison actuelle reprend le corps de bâtiment principal signalé sur le plan du XVIIIe siècle. La ferme qui jouxte la maison conserve des bâtiments qui sont en partie ceux du plan. Les fondations du mur de clôture ont été récemment mises au jour lors de travaux de terrassement[58].

Ferme du prieuré des Loges. Photo M. Claire Ricart (1979)

« Peu ou pas de vestiges donc, sinon le site, où l’esprit peut restituer les murs silencieux de l’ancien couvent, avec un peu d’imagination » M. Claire Ricard, 10 août 1979.

 

[1] PORT Célestin, p. 530.

[2] PORT Célestin, p. 530. BIENVENU Jean Marc, Thèse, p. 114.

[3] BIENVENU J.M., Thèse, p. 150.

[4] BIENVENU J.M., Thèse, p. 116.

[5] BIENVENU J.M., Thèse, p. 150.

[6] BIENVENU J.M., Thèse, p. 153.

[7] PAVILLON, p. 136.

[8] PAVILLON, p. 479.

[9] BIENVENU J.M., Thèse, p. 375.

[10] Sœur de Boulaur, p. 104.

[11] BIENVENU J.M., Thèse, p. 123.

[12] Ce droit comporte le droit de poursuivre les malfaiteurs, le droit de juger et de frapper d’amendes, l’exécution de la justice de vie.

[13] BIENVENU Jean Marc, FAVREAU Robert, PON Georges, Grand cartulaire de Fontevraud, charte 633.

[14] Ulger n’a pas, selon toute apparence, personnellement œuvré en vue de l’implantation de nouveaux prieurés dans son diocèse d’Angers. Les prieurés conventuels des Loges, de Borane sont des fondations antérieures à son épiscopat.

[15] LARDIER Jean, La Saincte Famille, p. 267.

[16] LARDIER Jean, La Saincte Famille, p. 267.

[17] BIENVENU Jean Marc, FAVREAU Robert, PON Georges, Grand cartulaire de Fontevraud, charte 240.

[18] LARDIER Jean, Ste Famille, p. 354.

[19] BIENVENU J.M., Thèse, p. 294, n.13. A.D.Vienne, 2H 3 liasse 3.

[20] LECOMPTE J.P., Un prieuré fontevriste, Les Loges, p. 20. Cartulaire de Bourgueil (année 1168).

[21] BIENVENU J.M., FAVREAU Robert, PON G., Grand cartulaire de Fontevraud, charte 807.

[22] BIENVENU J.M., Thèse, p. 393.

[23] BIENVENU J.M., Thèse, p. 294 (n. 13, 14, 15).

[24] LECOMPTE J.P., Un prieuré fontevriste, Les Loges, p. 9.

[25] Une charte concerne l’abandon de viguerie des Loges par Gautier se lisait au fol. LXXXVI du Cartulaire (ch. 633 = L. 334, Cosnier, p.215. BIENVENU, Thèse, p. 408.

[26] LARDIER Jean, Ste Famille, p. 283, charte 883. BIENVENU, FAVREAU, PON, Grand cartulaire de Fontevraud, charte 179.

[27] BIENVENU Jean Marc, FAVREAU Robert, PON Georges, op. cit., charte 196.

[28] BIENVENU Jean Marc, FAVREAU Robert, PON Georges, op. cit., charte 401.

[29] BIENVENU Jean Marc, FAVREAU Robert, PON Georges, op. cit., charte 847.

[30] A.D.M&L, 173 H 2.

[31] LARDIER Jean, Ste Famille, p. 450.

[32] BIENVENU J.M., Thèse, p. 403 (n. 504). LARDIER Jean, Ste Famille, pp. 81-83.

[33] BIENVENU J.M., Thèse, p. 375.

[34] A.D.M&L, 173 H 10 – 79.

[35] Religieuses de Boulaur, Histoire de l’Ordre de Fontevrault, deuxième partie, p. 130.

[36] LARDIER Jean, Ste Famille, p. 561.

[37] LARDIER Jean, Ste Famille, p. 577.

[38] LARDIER Jean, Ste Famille, p. 581.

[39] LARDIER Jean, Ste Famille, p. 594.

[40] LARDIER Jean, Ste Famille, p. 598.

[41] Louise de Bourbon, abbesse de 1534 à 1575.

[42] UZUREAU chanoine, La réforme de l’Ordre de Fontevrault (1459-1641), Anjou Historique, 1939, p. 7.

[43] LARDIER Jean, Ste Famille, p. 624.

[44] LARDIER Jean, Ste Famille, p. 646.

[45] Louise Bourbon de Lavedan, abbesse de 1611 à 1637.

[46] LARDIER Jean, Ste Famille, p.664.

[47] LARDIER Jean, Ste Famille, p. 666.

[48] LARDIER Jean, Ste Famille, p. 676.

[49] LARDIER Jean, Ste Famille, p. 682.

[50] NICQUET Honorat, p. 535.

[51] A.D.M&L, GG 29

[52] Louise Claire de Montmorin, abbesse de 1742 à 1753.

[53] (A.D.49, supplément série E, GG 17, Fontevraud, Actes de catholicité 1579-1790). MELOT Michel, Thèse, p. 263

[54] EDOUARD, tome 2, pp. 282-283.

[55] BOURGEAIS P., Le couvent des Loges.

[56] PORT Célestin, p. 530.

[57] BOURGEAIS P., Le couvent des Loges (1110-1752), Octobre 1918.

[58] LECOMPTE Jean Paul, op. cit.

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