Prieuré fontevriste de La Puye

La Puye

Commune La Puye

Canton Pleumartin

Arrondissement Châtellerault

Vienne (86)

Diocèse Poitiers

Prieuré fondé sous Robert d’Arbrissel

 

Fait partie de la classe de Tusson[1]

A donné naissance à un village

 

 I – Sources manuscrites

 

I – A. D. Maine-et-Loire.

 

Série H

204 H 1 : Administration intérieure du prieuré                     1495-1668

204 H 2 : Réformation                                                          1466-1519

204 H 3 : Procédures consécutives à la Réformation et relatives à la reconstruction des domaines et revenus usurpés                                                           1454 (copie)-1649

204 H 4 : Administration du domaine                                  1245-1663

204 H 5 : Moulins du prieuré                                                1490(n. st.)-1598

204 H 6 : Procédures diverses                                               1491-1650

204 H 7 : Droits féodaux. Dîmes                                          1218-1654

204 H 8 : Droits sur l’église du village et sur les bois           1515-1653

 

 

  1. D. Vienne

 

Série H

2 H 5/25-39 (XIIIe – XVIIIe siècles) ; consultable sous le n° 16

 

Liasse 25

1 : Titres concernant l’administration du prieuré

XVIe et XVIIe siècles : contrats de religion-actes de profession

1697 : état du temporel du monastère

Liasse26

1 : Contrats de religion et déclarations des biens et revenus du monastère (1789)

Liasse 28

1 : Titres concernant les biens du prieuré dans la paroisse de La Puye, dont le moulin de La Puye (titres antérieurs au XVIIe siècle)- Métairies de Fréguyon, Logerie, Les Trois-Fosses, les Rosiers, la Canarderie, la Vieille Puye, St-Bonifet, la Bernerie, la Burgetterie, la Cartaudrie, la Chainaye, la Carouetterie, la Mietterie, la Gourderie – Etangs de Préguyon et Labit – Moulins de La Puye

Liasse 31

1 : Titres concernant les droits d’usage du prieuré en forêt de Gâtines

2 : Procès avec les évêques de Poitiers (XVe – XVIIe siècles)

1463 : procédures avec le prieur de Lautier

Liasse 33

Titres concernant les dîmes dues au monastère dans les paroisses de Bonnes (cant. St-Julien de l’Ars, arr. Poitiers) et de la Bussière (canton de St-Savin)

Titres concernant le prieuré de St-Germain-en-Aunis[2] dépendant du prieuré de La Puye (XIVe – XVIIIe siècles)

Liasse 34

Titres concernant les rentes dues au prieuré dans les paroisses d’Archigny[3], Cenan[4], St-Pierre-de-Maillé[5]

Liasse 35

Titres concernant le prieuré du Puy-St-Jean[6] dépendant du prieuré de La Puye. Titres des XIIIe – XVIIIe siècles – Cahier contenant la traduction française de sept donations de 1206-1269.

1284 : Bail à vie du prieuré du Puy-Saint-Jean par la prieure de La Puye à Naulon de Confonlens

1521 : Saisie du temporel du prieuré, faute d’avoir rendu une déclaration une déclaration aux commissaires des francs-fiefs

1707-1743 : Procès verbaux de visite dont celle de l’évêque de Limoges de 1743

Liasse 36

1 : Cession au prieuré de La Puye par Guy du Breuil, chevalier, de tous ses droits dans les bois de Flassac (1218)

2 : Accord avec les religieuses et Geoffroy d’Angles et Hugues de La Roche au sujet des droits de Vrassac et Flassac (1224-1235)

3 : 1268 charte par laquelle Hugues, évêque de Poitiers, confirme les acquisitions faites par les religieuses dans ses fiefs et arrière-fiefs et les reconnait en possession de tous les droits de justice, sauf exécution des criminels dans les terres de Flassac et de Vrassac

1499 : Etat du revenu de ces deux seigneuries

Liasse 39

2 : 1673-1768 : Etat du temporel du prieuré de La Puye fourni en 1667 à l’évêque de Poitiers

3 : Mémoire de tous les revenus et charges et de toutes les affaires de la communauté de La Puye dressé en 1763 par Suzanne Bruère dépositaire

 

Revue Mabillon, 1911-1912, p. 205, 207, 214, 215, 272-274 ; consultable sous le n° 15/1

Registre 294, 295 ; consultable sous le n° 19

H supplément 15, consultable sous le n° 17

 

Carton 32 : étude réalisée par l’architecte M. Boyer entre 1820 et 1866, date de destruction de l’église

 

 

B.N. Paris

 

Nouv. Acq. Lat. ms. 2414, f° 34 v°

Ms. Lat. Dom Estiennot fol. 370-376, 662-666

 

Bibliothèque de Poitiers

 

Dom Fonteneau LXXVIII, fol. 1585-590

 

 

II – Bibliographie

 

 

AUSSIBAL A. ; L’art fontevriste, Ed du Zodiaque, 1987, pp. 41-42.

 

BESSE Jean Martial (sous la direction de), Revue Mabillon, archives de la France monastique, abbaye Saint-Martin de Ligugé, 1987, pp. 128,

 

BIENVENU (Jean-Marc), Les premiers temps de Fontevraud (1101-1189). Naissance et évolution d’un Ordre religieux, Thèse pour le doctorat Es Lettres, Faculté des Lettres de l’Université de Paris-Sorbonne, Paris, 1980, pp. 5, 145, 150 (418), 151 (423), 153 (456), 163, 167, 202-203, 294-296, 341-342, 375 (140), 379 (213), 382-383, 542, 563.

 

BIENVENU Jean-Marc, Un nouveau manuscrit de Jean Lardier, Comité d’Histoire Fontevriste, n° 1, 1992, pp. 9-13

 

BIENVENU Jean-Marc, FAVREAU Robert, PON Georges, Grand Cartulaire de Fontevraud, Société des Antiquaires de l’Ouest, Poitiers, t. 1, 2000 ; t. 2, 2005, ch. 14-16, 61.

 

BOUVARD Patrick, Inventaire des prieurés fontevristes dans le diocèse de Poitiers. Fondations sous Robert d’Arbrissel et Pétronille de Chemillé (1101-1149). Etude préalable à des recherches archéologiques sur l’architecture conventuelle, DEA Civilisation médiévale, Université de Poitiers, 2004.

 

CARRE de BUXEROLLE, Armorial des anciennes familles de la ville et de la sénéchaussée de Châtellerault, 1886, p. 59. (Bnf gallica)

 

CHERGE Ch. de, Eglise de La Puye, Mémoire de la Société des Antiquaires de l’Ouest, Poitiers, 1843.

 

DEODATA, La Puye, son prieuré fontevriste, son couvent de Fille de la Croix, Poitiers, 1919.

 

DOMEC Etienne, Sainte Jeanne-Elisabeth Bichier des Ages, Fondatrice des Filles de la Croix dites « Sœurs de Saint-André », 1773-1838, Librairie Gabriel Enault, Paris VIe, 1948. (Joëlle Ernoul)

 

EDOUARD abbé, Fontevrault et ses monuments, Paris, Marseille, 1873, pp. 213-226.

 

FLOHIC, Le Patrimoine des Communes de la Vienne (Poitou-Charentes), Ed. Flohic, 2002, p. 733.

 

GRELIER Françoise, Le temporel de l’abbaye de Fontevraud dans le Haut-Poitou des origines à la réforme du XVe siècle, Thèse de l’Ecole des Chartes, 1960, 7, 42-46, 50, 53, 55, 69, 71, 78, 108, 143, 146…

 

HOZIER, L’Armorial du Poitou, 1592-1660

 

LALANNE, Histoire de Châtellerault et du Châtelleraudais, Châtellerault, 1859, t.1, pp. 164-165

 

LARDIER (Jean), Volume III de La Sainte Famille de Font-Evraud, 1650, pp. 240, 245, 555, 561, 581, 595-596, 608, 625, 627, 641-642, 664, 680-683.

 

LEDAIN Bélisaire, Musée de la Société des Antiquaires de l’Ouest, catalogue de la galerie lapidaire, Imp. Tolmer, Poitiers, 1884, p. 81, n° 871. (Bnf gallica)

 

LUSSEAU Patricia, L’abbaye royale de Fontevraud aux XVIIe et XVIIIe siècles, Hérault-Editions, 1986, pp. 56-57.

 

MARNAY abbé, Une inscription funéraire dans l’église de La Puye (Vienne), Mémoire de la Société des Antiquaires de l’Ouest, 2e trimestre, 1888.

 

NICQUET Honorat, Histoire de l’ordre de Fontevrault…, Angers, 1686, p. 534.

 

PALUSTRE Léon (sous la direction de), Bulletin monumental, Soc. Fr. d’Archéologie, 1843, pp. 406-409. (Bnf Gallica)

 

PAPUCHON, Origine et développement de la commune de La Puye ou le monastère de La Puye, Bulletin de la Société des Antiquaires de l’Ouest, 1910, pp. 24-39.

 

PAVILLON Baltazar, La vie du Bien-Heureux Robert d’Arbrissel…., Paris-Saumur, 1666, pp. 128, 139-141, 142, 166, 189, 263.

 

POULAIN Jean, Dictionnaire de l’Ordre fontevriste, 2000, p. 143.

 

POULIOT, Quelques fondeurs et fontes de cloches en Haut-Poitou, Bulletin de la Société des Antiquaires de l’Ouest, 1916-1918, p. 133. (Bnf Gallica)

 

REDET, Dictionnaire de la Vienne, p. 339.

 

Religieuses de Boulaur, L’histoire de l’Ordre de Fontevraud, Cocharaux, Auch, 1911, pp. 107-108, 289-290.

 

RIGAULT le R.P., Vie de la bonne sœur Elisabeth Bichier des Ages, fondatrice et première supérieure générale des Filles de La Croix, Ed. H. Oudin, Poitiers, 1867, pp. 132-133. (Bnf Gallica)

 

SEMUR François, La Puye-Lencloître, Picton, n° 43, février 1984, pp. 18-24.

 

SEMUR François, Abbayes, prieurés et commanderies de l’ancienne France, Poitou-Charentes-Vendée, 1984, pp. 257-261.

X, La chapelle de Saint-Germain dépendant du prieuré de La Puye, Bulletin de l’Association des Archives Poitou-Charentes, n° 17, 1988.

 

La Puye

 

Podiam

Podia (bulle de Pascal II)

Au-dessous de « Podia » convergent trois vallées dont les eaux s’écoulent dans une seule vallée tributaire du ruisseau de l’Auzon.

La Puye est situé entre Chauvigny et Angles/Anglin dans la Vienne.

 

Fondé par Robert d’Arbrissel vers 1105 à la demande de Pierre II, évêque de Poitiers.

 

1101-1106 : Robert d’Arbrissel reçoit de Pétronille de Monthoiron, Payen des Vaux, Belet de Clairvaux, Jean de la Tousche, Théobaud de Forestier, un lieu désert La Puye ; la donation est concédée par Elie du Theil et son fils, Geoffroy de Chauvigny et ses quatre fils et par Long, frère de l’évêque Pierre II de Poitiers[7].

 

1101-1106 : Pierre, Raoul, Isembert Sénebaud font diverses donations, autour de La Puye, à Robert d’Arbrissel et aux moniales de Fontevraud ; eux-mêmes et Hugues Brun de Lésigny en ajoutent d’autres peu après[8].

 

1101-1106 : Cinq forestiers des environs de La Puye abandonnent aux moniales leurs coutumes en Gâtine[9].

 

1101-1106 : Humbert, le forestier, restitue aux moniales de Fontevraud la dîme de Saint-Bonifait qu’il détenait injustement[10].

 

Pierre II demande à Robert d’Arbrissel de fonder un prieuré et aux seigneurs des environs de donner des terres pour que les revenus des biens puissent subvenir aux besoins de la communauté[11]. Le terrain cédé s’étendait depuis la voie Charbonnière jusqu’au bois Robert, y compris le pré de la Fontaine de Voïge[12]. Cette voie Charbonnière donnera son nom à la fontaine Charbonneau, sise près du bourg de La Puye, sur la route de Chauvigny à Angles[13].

« En outre et pour compléter cette donation, nous leur avons accordé la jouissance du bois pour tout ce qu’il leur sera nécessaire, à elles et à leur gens, pour y pacager leurs animaux, y compris leurs porcs. Ce qui est défendu à ceux des autres »[14].

 

La première fondation est située sur une colline (podium) mais en raison de la difficulté à s’approvisionner en eau, les religieuses décident de s’installer dans la vallée. Pour la pierre de taille elle sort de Chauvigny situé à 12 Kms. Durant la construction, les Fontevristes doivent procéder à l’établissement du barrage de la vallée de Saint-Bonifait pour constituer un réservoir d’eau du « Petit Etang ». Les moniales de La Puye établissent deux étangs, Le grand et le petit étang, et trois autres petits étangs établis en aval du bourg, pour le poisson consommé en abondance surtout durant le Carême[15].

 

Théburge, prieure de La Puye, est chargée par Hersende de Montsoreau de négocier avec les religieux de Fontgombault la cession de l’ermitage de Villesalem[16]. Elle devient peu après la prieure de Villesalem[17].

 

1106 : confirmation du lieu de La Puye est confirmée dans le privilège de Pascal II en 1106[18].

 

1108 : L’église de Cenan, non loin de La Puye est donnée par Pierre II, évêque de Poitiers, et son chapitre cathédral, avec l’église de Roiffé, en 1108, sous réserve de ne pouvoir les aliéner qu’en faveur des fontevristes dont on ignore si elles les avaient déjà reçues en 1105[19].

 

1109 : Robert place, au synode du 19 juin 1109, en présence d’Hersende et de Pétronille de Chemillé « sous le bouclier de la protection épiscopale sa communauté ainsi que les obédiences La Puye, Lencloître-en-Gironde, Guesnes ainsi que toutes les possessions détenus par elle dans le diocèse de Poitiers »[20].

 

1111 : Les religieux de St-Cyprien de Poitiers donnent la chapelle Saint-Bonifait, entre la ville d’Angles et Chauvigny, avec les terres, les prés, les bois et eaux qui en dépendent. Cette donation est faite en plein chapitre présidé par l’abbé Pierre de St-Cyprien, le 21 juillet 1111[21], à la charge de 6 deniers de rente payable à la fête de Saint-Cyprien[22]. La chapelle de Saint-Bonifait était située à 1400 mètres à vol d’oiseau de l’emplacement du futur monastère. Tout près de la chapelle jaillissait une source très abondance dont l’eau coulait à travers des prairies jusqu’au gouffre de La Puye qui sera dans l’enclos du couvent[23].

 

1101/1106 – 1113 : Renoul Sénebaud donne la terre des landes et un bois aux moniales de Fontevraud[24]

 

1113 : Péan concède à Robert d’Arbrissel et aux moniales de Fontevraud la donation faite par son frère Renoul Sénebaud aux religieuses de La Puye[25].

 

La Puye reçoit une saline et une vigne à La Rochelle, don de Audouin du Mans à l’occasion de la prise de voile de sa fille Marie. D’autres fontaines : La Fontaine-aux-prêtres (ainsi nommée parce qu’elle appartenait aux  chapelains de Saint-Bonifait), la Font-Berger, la Fontaine-Chaude et la Fontaine-aux-Dames (dessin de Deodata, p.50) la plus rapprochée du couvent. Elle est captée par les religieuses ; Un conduit souterrain amène l’eau au couvent et des ramifications conduisent l’eau dans les différentes parties du couvent.

 

Robert d’Arbrissel continue sa prédication dans le Berry. Pétronille de Chemillé et Augarde, la prieure de La Puye, en arrivant à La Puye, apprennent que Robert est très malade à Orsan[26]. Elles vont à Orsan où Robert est à l’agonie[27].

 

 

Aux XIIe et XIIIe siècles, la famille de La Trémoille fait des donations aux fontevristes de La Puye[28].

 

1184 : donation de 100 sous de rente annuelle à Châtellerault par Raoul de Faye lors de la prise d’habit d’une de ses filles[29].

 

1203 : Joscelin de Lezay, seigneur de Monthoiron demande à être inhumé dans leur église[30].

 

1218 : cession par Guy du Breuil, chevalier, de tous ses droits dans les bois de Flassac[31].

 

1224-1235 : accord entre les religieuses et Geoffroy d’Angles et Hugues de La Roche au sujet de droits à Vrassac et Flassac[32].

 

1233 : Charte de Saint-Louis approuvant cette donation[33].

 

1256 : droits de haute, moyenne et basse justice donnés par les seigneurs d’Angles dont dépend le territoire fontevriste[34].

 

1259 : donation par Elbes de Ventadour d’une rente de 100 sous et de ses revenus à Claunay près de Châtellerault en se réservant l’usufruit sa vie durant[35].

 

1268 : Charte par laquelle Hugues, évêque de Poitiers, confirme les acquisitions faites par les religieuses, dans ses fiefs et arrières-fiefs, et les reconnait en possession de tous les droits de justice, sauf l’exécution des criminels dans les terres de Vrassac et de Flassac[36].

 

1270 : droit de dîme sur le territoire de La Puye donnée par le doyen du chapitre de Poitiers Dom Radulphe[37].

 

1277 : acquisition par les religieuses d’une rente de 6 setiers de froment pour employer une somme de 15 livres qu’elles avaient reçue pour faire dans leur église l’anniversaire de Mathieu de Saint-Venant, sénéchal du Poitou[38].

 

1284 : bail à vie du prieuré du Puy-St-Jean consenti par la prieure de La Puye à Launon de Confolens[39]. La même année, donation de 100 sous de rente, à Châtellerault, par Raoul de Faye[40].

 

1284 : sous la prieure Isabelle, le couvent contient 100 religieuses et 20 moines[41].

 

Don d’un alleu, fait assez rare, dit des « Tables » et de celui de St-Bonifait près de La Puye[42]

 

 

Guerre de Cent Ans (1337-1453)

 

Sous Jean Le Bon, le Prince Noir triomphe près de Poitiers. La France, affaiblie par les révoltes parisiennes d’Etienne Marcel, est obligée de signer le désastreux traité de Brétigny. Le 8 mai 1360, le traité conclu à Brétigny entre la France et l’Angleterre, donne aux Anglais

L’Aquitaine, le Poitou sans le Loudunais.

Le désastre de Poitiers, en 1356, livre la province aux Anglais et Chandos devient sénéchal du Poitou en 1369. Durant cette période de petits combats ont lieu, les Anglais s’avancent jusqu’à la Puye.

 

1369 : le couvent est occupé et pillé par les Anglais[43].

 

Les religieuses s’enfuirent-elles ? Nous ne trouvons pas de prieures entre Catherine de Journay (1341) et Marie de Crémille prieure en 1389. 88 ans se sont passés. Y a t’il eu une interruption, peut-être que le prieuré a été évacué ? Or les prieures à cette période se succèdent de trois en trois ans. Pour Déodata, l’abandon du prieuré ne fait pas de doute : « En 1820, en enlevant la pavage d’un des anciens bâtiments fontevristes, on mit à découvert un vieux bahut renfermant divers objets antérieurs au XVIe siècle. Il est de toute évidence que les religieuses qui repeuplèrent le couvent ignoraient l’existence de ce dépôt, ce qui suppose qu’un certain nombre d’années s’étaient écoulées depuis l’évacuation du monastère »[44].

 

Les malheurs de la Guerre de Cent Ans dépeuplent le Poitou et les communautés. L’abbaye de Fontevraud ne compte plus que 10 à 20 moniales. La pauvreté est générale, les rentes en argent et nature ne sont plus payées à cause de l’abandon de l’exploitation des terres. Les prieurés, les domaines, les locaux d’exploitation comme les granges, les moulins et les fours se retrouvent à la fin de la Guerre de Cent Ans dans un état lamentable. La quasi-totalité des prieurés de l’Ordre ont subit des destructions.

 

1459 : le prieur Pierre Guesdon gère le domaine de Jaunay peu éloigné de la Puye[45].

 

 

Réformation

 

A la pauvreté matérielle s’ajoutent l’absence de vocations et l’insubordination des religieux et des moniales.

Il faudra attendre Marie de Bretagne (1457-1477) pour qu’un mouvement de réforme s’ébauche. Elle va se faire aider surtout par Guillaume de Bailleul, religieux vicaire général de l’abbesse puis prieur de Saint-Jean-de-l’Habit. Il est chargé de dresser un état du temporel de l’Ordre de Fontevraud. Le pape Pie II autorise Marie de Bretagne à « supprimer et esteindre quelques prieurés qui seroient hors espérence de se pouvoir remettre et tout ensemble permis d’appliquer le revenu à la Crosse de l’Abbesse et à la Mense du Grand Monastère »[46].

En 1460, la plupart des prieurés ne comptent plus que 2 à 5 religieuses et 1 à 2 religieux. Certains sont complètement abandonnés. Lardier Jean signale à La Puye que la présence de la prieure, du prieur plus quatre frères et 1800 livres de rentes.

 

1484 : il y avait au moins 20 moines[47].

 

 

Renée de Bourbon (1491-1534)

 

1493 : lettre du commissaire des francs-fiefs en la vicomté de Châtellerault qui renvoie le prieuré au siège de Chauvigny pour y faire sa déclaration[48].

 

1498 : Pierre Richard, prieur de La Puye, gère le domaine de Valette[49].

 

16 septembre 1500 : Renée de Bourbon donne à la prieure de La Puye, Marie de Nozay, la maison de Saint-Boniface dépendante du prieuré[50].

 

29 janvier 1516 : Mme Renée de Bourbon nomme Jeanne d’Illiers prieure pour réformer le cloître et nomme Jeanne Cheuredon prieure du cloître et envoie 10 autres religieuses pour la réformation[51].

 

1521 : saisie du temporel du prieuré, faute d’avoir rendu déclaration aux commissaires des francs-fiefs[52].

 

1523 : dot par un contrat signé par Jean Loubles, écuyer, seigneur de Reigné, de 25 livres pour une année pour la pension de sa fille religieuse à la Puye[53].

 

1528 : sous la prieure Hélène Bertrand, le monastère compte 31 religieuses[54].

 

 

Guerre de religion

 

Au XVIe siècle, le protestantisme gagne le Poitou et une partie de l’Anjou. Les prieurés n’échappent pas aux déprédations et certaines religieuses veulent passer aux calvinistes. Louise de Bourbon (1534-1575) dépense des sommes considérables pour répandre des brochures catholiques dans les provinces touchées par le protestantisme. Elle rédige des professions de foi qu’elle envoie dans les prieurés. La dernière date de 1575, année de sa mort, à l’âge de 80 ans.

 

1556 : « le couvent et le monastère fut brûlé par accident ». Les religieuses sont contraintes de demeurer au logis des religieux qui leur cédèrent « l’Habit »[55].

 

1558 : les troupes de Coligny ravagent la région.

 

1563 : Le prieuré est pillé et brulé[56]. Nous ne savons pas avec exactitude si l’église priorale est incendiée pendant les guerres de religion.

La chapelle est réparée et de nouveau consacrée en 1569[57].

 

Eléonore de Bourbon (1575-1611)

 

19 septembre 1584 : L’abbesse Eléonore de Bourbon donne obédience à sœur Vincende de la Tourlandry pour aller du prieuré de Guesnes à la Puye, lieu de sa profession.

 

Sous l’abbatiat d’Eléonore de Bourbon, la réforme se poursuit, les religieuses de La Puye entretiennent des relations avec celles du prieuré de Villesalem. C’était pour ces maisons fontevristes un stimulant pour le maintien de leur idéal spirituel[58].

 

1583 : La restauration des autres bâtiments daterait de 1583, date inscrite sur une clef de voute.

 

1590 : est fait un visa sur la signature obtenue à Rome pour Sœur Marie Vidard, religieuse de La Puye, du prieuré de Voullon dépendant du prieuré de La Règle, avec permission de demeurer au dit prieuré[59].

 

1619 : marché pour la reconstruction du moulin de La Puye, brûlé par les hérétiques[60].

 

1627 à 1670 : reconstruction de l’église et du couvent[61].

 

Les moulins ont été incendiés. L’un est proche du couvent, l’autre dépend de la seigneurie de Ravassat[62].

 

Jeanne-Baptiste de Bourbon (1637-1670)

 

1653 : Jeanne-Baptiste de Bourbon intente un procès contre Marie Fumé, prieure de La Puye. Elle cumule les offices de prieure, cellérière et dépositaire et de plus elle gère mal son prieuré. Elle « s’est chargée en recettes de plusieurs sommes notables de deniers en ses comptes et dont elle n’a justifié aucun employ et d’estre relicataire du nombre de 326 boisseaux de bled, froment et seigle par son compte de l’année 1649 et d’avoir remis plusieurs papiers audit Petit concernant la recepte et gestion des affaires dudit couvent au préjudice d’iceluy »[63].

Elle est condamnée à demander pardon à l’abbesse, au R.P visiteur et à la communauté étant prosternée à genoux en chapitre et récitant les psaumes Miserere Mei Deus. Elle est déposée de sa charge de cellérière et de prieure et à l’avenir de voix active et passive et de tous les offices[64].

 

1636 : Mme, avec sa coadjutrice, demande au Saint Père Urbain VIII de vouloir lui permettre que les religieux de l’Ordre puissent s’établir en trois monastères de l’Ordre : Lencloître-en-Gironde, La Puye et Orsan et que les religieuses de ces couvents puissent être transférées dans d’autres prieurés. Le motif de cette demande est que les religieux sont peu nombreux pour les tâches des 56 monastères de l’Ordre et il n’y a qu’un seul couvent à l’abbaye-mère de Fontevraud. L’abbesse est réduite à appeler au secours d’autres religieux de divers ordres pour suppléer. Pour y remédier, il n’y a rien de mieux ni de plus court que de destiner 3 maisons de celles occupées par des filles, pour en faire une pépinière d’où, selon les besoins, on tirerait des personnes capables d’être dispersées par tous les couvents de l’ordre. L’abbesse garderait tous ses pouvoirs, ils demeureraient sous sa totale juridiction et puissance selon les règles, les constitutions et l’usage de l’ordre, et qu’en cas de désobéissance, elle pourrait les retirer et les transférer en d’autres. C’est l’abbesse qui admet au noviciat les postulants et reçoit les novices à la profession, du consentement néanmoins du chapitre du couvent où ils seraient admis. Sa Sainteté, par une bulle du 23 janvier 1636, accorde la susdite demande, mais comme l’exécution en est impossible pour les oppositions des dits couvents, qu’autres raisons, le manque d’exécution de ce dessein est à l’origine de tous les troubles causés dans l’ordre au commencement du règne de Jeanne-Baptiste de Bourbon[65].

 

En 1641, La Puye fait partie de la classe de Tusson[66].

A revoir

1660 : Bienvenu Jean-Marc indique que Jean Lardier[67] tombe malade à Lussac (Les-Châteaux) lors d’une de ses tournées de visiteur. Il se fait transporter au prieuré de la Puye où il meurt le 13 novembre 1660[68]. A-t’il été inhumé à La Puye ?

Par contre en

1669 : La prieure Marguerite de Marsan le fait inhumer dans l’église, le 13 août 1669 et fait placer sur sa tombe une inscription « David Cordier, prieur du monastère de St-Jean de Fontevrault depuis 20 ans, est mort en tournée de visite. Il avait été nommé visiteur par Alexandre VII. Il fut pris d’une grave maladie à Lussac, près de Poitiers. Il fut transféré au monastère de La Puye : il y mourut l’an 1669, âgé de 68 ans, le 13 août »[69].

 

L’inscription funéraire gravée sur cuivre est découverte lors de la démolition de l’église des fontevristes en 1867. Elle est encadrée par une torsade aussi gravée ; la hauteur de cet encadrement est de 0,55cm et sa largeur de 0,51 cm. Le texte a été calqué avec soin par l’abbé Mornay, supérieur des Filles de la Croix[70]. Actuellement où se trouve cette plaque ?

 

Il a pour successeur le père Louis-François Verdoux qui trouve que seul l’état du temporel laisse à désirer « Mais on ne saurait oublier tout ce qu’on eut à souffrir ces pauvres filles, obligées de s’imposer les plus douloureux sacrifices pour réparer les ruines que le passage des réformés a laissé dans leur couvent ». L’église dont la première pierre est posée en 1627 est à peine terminée. Les religieuses commencent la reconstruction du corps de logis de 100 pieds de long sur une largeur de 34.

 

1669 : 30 personnes dont 27 religieuses (18 de chœur), 1 confesseur le RP Coppin et 2 domestiques[71].

 

1676 : Le visiteur du monastère de la Puye, frère Jean Moreau, le 10 juillet 1676, procède à l’ouverture du petit coffret reliquaire qui se trouvait dans l’église de Saint-Bonifait et qui se trouve dans cette année 1676 dans l’église Notre-Dame de la Puye, où sont les ossements de plusieurs saints. Les religieuses de La Puye « ont respondu que l’an 1636, lors qu’il y avait des possédés à Loudin (Loudun), la mère de Caule estant prieure de céans les dites reliques y furent portées et que par la vertu d’icelles, il se fit plusieurs merveilles dans l’agitation des démons et que le bruit a toujours esté que les dits ossements estoient de sainct nicollas, vincent et sainct hubert…..mises entre les mains des Rds pères denis moreau, confesseur de céans et visiteur et Père ganot confesseur de madame de fontevrault ». On signé frère Jean Moreau, Blais prestre , sœur Marguerite Demaran, prieure ; Sr Claude du Trochet ; Sr Louise Courtinier ; Sr Marie Maisonnier ; Sr Marguerite Demaran ; Sr Dumas ; Sr Madeleine Martel ; Sr Elisabet de la Bussière ; Sr Louise Philippier. Il apprend que dans la chapelle de Saint-Bonifait il ya un doigt de Sainte-Madeleine dans un petit reliquaire d’argent et quelques autres reliques en un autre reliquaire[72].

 

1696 : 16 sœurs de chœur et 5 converses[73].

 

 

Louise-Françoise de Rochechouart de Mortemart (1704-1742)

 

1701 : profession solennelle de Marie Lignau de Lussac, fille de Robert Lignau, seigneur marquis de Lussac

 

1707-1743 : Procès verbaux de visite (celui de 1743 par l’évêque de Limoges)[74] du Puy-Saint-Jean.

 

1718 : un autre incendie détruit le fagotier de la cour de « quatre étages », qui se réduisent à deux avec sous-sol et grenier, à 8H30 du soir, elles sont à matines. Le feu prend dans le fagotier. Elles sonnent le tocsin et les gens sont venus nombreux. Le feu détruit aussi l’aile sud du cloître qui n’est pas reconstruite, un simple mur de clôture le remplace[75].

 

Refonte des trois cloches du prieuré et une de l’église de Cenan[76].

 

1726 : un procès-verbal de visite nous indique que 14 sœurs de chœur, 7 converses vivent à la Puye. Le personnel se compose d’un médecin, un chirurgien, un receveur, 8 valets, un boulanger, 2 jardiniers, un laboureur, 1 recouvreur, 2 données en dedans, une tourière, une autre tourière pour avoir soin des volailles, une porchère[77].

 

1738 : les habitants de La Puye demandent la création d’un cimetière dans le bourg en exposant les fatigues qu’entraine le transport de leurs morts jusqu’à la paroisse de Cenan (église de Cenan, dessin de Déodata, p. 126) dont ils dépendent depuis le XIIe siècle. Leur demande est admise et le chapelain est autorisé à tenir le registre officiel des sépultures. Le territoire de La Puye est délimité comme « paroisse dépendante de Cenan » où se font encore les baptêmes et les mariages, faisant partie de la liste des paroisses de l’élection de Châtellerault. Les paroissiens de La Puye pouvaient assister à l’office dans la chapelle des fontevristes, séparés des religieuses par un léger grillage[78].

 

1748 : sentence de la sénéchaussée de Basse-Marche défendant au curé de Saint-Léger- Magnazeix[79] de troubler les religieuses de La Puye dans leur droit de percevoir les offrandes qui se faisaient en la chapelle du Puy-Saint-Jean et condamnant les religieuses à payer 150 livres pour ornements où à fournir les ornements elles-mêmes, ainsi qu’il est prescrit par le procès-verbal de visite de 1743[80].

 

1770 : inhumation dans le chapitre de Madeleine Julien, religieuse professe de la communauté de Rives[81].

 

Possessions des religieuses de La Puye[82]

Moulin des Dames, Chauvigny

Moulin de Busserais, sur la Gartempe

 

 

Révolution

 

16 novembre 1790 : « Notre nombre est diminué de deux cette année, et nous craignons beaucoup que le chagrin de notre situation en enlève d’autres dans peu », écrivent les fontevristes de La Puye[83]. La communauté est composée de 12 religieuses de chœur et 6 converses. Elles déclarent, le 16 novembre 1790, vouloir vivre et mourir ensemble en vie commune et religieuse dans leur maison de La Puye. Elles doivent fournir un « Etat » de leur personnel et de leurs ressources. On leur reconnait de vivre ensemble et de recevoir une pension

 

Le décret du 24 août 1792 disperse les religieuses qui doivent quitter leur couvent. Il leur est permis de partager le linge et l’argent. Les acheteurs des bâtiments offrent l’hospitalité à quelques unes, notamment à la prieure Madeleine de Saint-Garreau (65 ans) et à Sr Glockner (45 ans), d’autres vont vivre dans le bourg et les villages avoisinants[84]. Les sœurs Marie Brac, ancienne grainetière (40 ans) et Anne Rat, ancienne boursière (40 ans) se convertissent en institutrice et font le catéchisme ; Sœur Glockner, en infirmière. Madeleine de Saint-Garreau meurt le 4 frimaire (24 novembre) 1796, à la « ci-devant Cté de la Puye ».

La sœur Marie de la Ribardière, ancienne dépositaire (55ans), montra ses quelques pièces d’or à Urbain Thombreau qui fait tant et si bien, qu’elle l’épouse le 9 février 1795. Il l’a quitta quand il n’y avait plus d’argent. Elle meurt dans l’ancien prieuré acheté par Gabriel-Louis Baulu, recueillie par ex-sœur Glockner.

 

1792 : Le dernier confesseur des religieuses est le père Lantelaud.

 

Iconographie

 

La Puye

 

Sous le Concordat, l’église du prieuré de La Puye, placée sous le vocable de Notre-Dame, devient paroissiale, en 1803, après avoir été temple du culte révolutionnaire[85].

Marie Pichot, ancienne novice du prieuré fontevriste de La Puye, après la dispersion de la communauté, vit dans sa famille en respectant la Règle fontevriste, et « édifiant toute la paroisse par sa vertu ». Elle a pris le père André comme directeur de conscience, et va régulièrement à Maillé où elle rend visite à Mademoiselle Fournet qui aide son frère au presbytère.

Marie Pichot s’installe à Maillé où elle fait des vêtements pour les pauvres. Elle aime Les Filles de la Croix qu’elle aide en logeant les deux qui résident à La Puye en tant qu’institutrices. Son plus grand désir est de voir son ancien couvent devenir une maison religieuse. Elle persuade Elisabeth, Fille de La Croix, de racheter le prieuré de La Puye. Ce qu’elle fait, en son nom, en 1819[86].

 

1819 : La commune de Cenan est réunie à celle de La Puye avec siège de la municipalité à la Puye[87].

 

En 1820 les Filles de la Croix viennent s’installer à La Puye, par ordonnance de Mgr de Bouillé, évêque de Poitiers.

L’église du couvent de La Puye devient propriété des Filles de la Croix en 1820 lors de l’érection de la nouvelle église paroissiale[88].

 

En 1864, L’ancienne église des fontevristes devient menaçante : des pierres se détachent de la coupole, le transept condamné se lézarde chaque jour davantage. L’église fontevriste est classée comme monument historique ; M. de Chergé obtient le déclassement.

En 1866, on commence la démolition de l’église des fontevristes, à cette occasion on entreprend des fouilles. On découvre un cachet concernant le prieuré de la Gasconnière (Charente-Maritime) et différentes inscriptions par exemple « l’an 1627, cet édifice a été refait ». Certains de ses modillons ont été réemployés dans une construction protégeant une des sources.

Les stalles, de nombreux tableaux, le retable en pierre de l’autel majeur et ceux des deux autels du transept sont démontés et vont ornés différents endroits de la maison des filles-de le Croix. Des sculptures ornent les jardins de l’aumônerie et du noviciat : un linteau de l’une des deux portes de la sacristie, et une coquille à têtes d’anges. Le crucifix de bois et deux grands anges sont placés dans le jardin de la Providence, bien détériorés par les intempéries.

Les fouilles mettent à découvert une grande quantité d’ossements ; ces ossements sont réunis et mis en dépôt à ciel ouvert au fond du cimetière paroissial, puis ensuite déposés dans les fondations de l’église des Filles de la Croix en 1868.

 

Du couvent proprement dit, il ne reste que l’aile donnant sur le cloître, celle des dortoirs. Au-dessus de la porte d’entrée du couvent figure le blason d’Eléonore de Bourbon et une date de 1538.

 

Eglise de La Puye

L’église priorale de La Puye a été commencée du vivant de Robert d’Arbrissel dans les premières années du XIIe siècle.

Charles de Chergé en 1843 :

« La voûte en plein cintre et l’ogive naissante des arceaux, qui supportent la coupole, indiquent ainsi la transition qui se faisait alors dans nos contrées du roman au gothique. Quelques rares sculptures conservées çà et là, au-dedans et dehors de l’église  accusent également la première moitié du XIIe siècle. Cette église avait beaucoup souffert dans les guerres contre les Anglais, mais les désastres du XVIe siècle la réduisent presqu’à un monceau de ruines, toute la nef est détruite. Rétablie au XVIIe siècle, un simple lambris remplaça la voûte de pierre : la porte d’entrée occidentale fut murée et mutilée. Un retable, qui a son mérite comme objet de sculpture, mais qui n’est point en harmonie avec le reste de l’édifice fut placé, après la croisée, de manière à faire de l’abside une sacristie. Ce retable de pierre est de style corinthien avec un accompagnement obligé d’arabesques, de frises, de fronton, de guirlandes de fruits, de fleurs, d’anges, de cornes d’abondance assez bien fouillées, mais qui ont le malheur de n’être point à leur place dans le sanctuaire roman » [89].

 

Mais ce retable est apprécié par M. Boyer[90] « Il est tout en pierre et occupe la largeur du sanctuaire. Il se compose de quatre ordres corinthiens superposés deux à deux pour accompagner le cadre du tableau de l’Assomption, les deux portes de la sacristie et des niches occupées des saints patrons de l’Ordre de Fontevrault. Les chapiteaux des colonnes et les modillons des corniches offrent une pureté de formes et une délicatesse admirables. Des arabesques de pleine bosse, qui ornent les frises, sont aussi du meilleur goût et d’un travail achevé… »

 

Ce retable était dans un des bras du transept de l’ancienne église : au centre Jésus et de chaque côté Saint-Jean, Saint-Roch, un abbé, une abbesse.

 

« En entrant, au Midi, par la porte des cloîtres, vers le fond de la nef, on avait devant soi le vaisseau, sans bas-côtés, d’une longueur de 46 mètres sur 12 de largeur. Tout le long des murs régnaient une double rangée de stalles en chêne à dossiers bas et arrondis, d’un travail très simple et façonnées à la hache, sans le secours du rabot. Les miséricordes n’ont d’autres ornements qu’une moulure qui se retrouvent à toutes les arêtes. Un petit motif de trois feuilles d’acanthe décore l’extrémité supérieure du panneau latéral, un peu surélevé, de chaque série de stalles. La grille du chœur, léger treillis de bois bien travaillé, séparait la nef du transept et supportait en son milieu un grand Crucifix, de bois également. De chaque côté de la grille, adossés aux piliers de la coupole et au mur de prolongement des bras en croix, se trouvaient deux autels dont les retables en bois, dans le goût précité, encadraient les tableaux de l’Adoration des bergers et de l’Agonie. Les frontons de ces retables étaient surmontés des statuettes de Notre-Dame des Douleurs et de Saint-Jean tournés vers le Crucifix de la grille, disposition qui rappelle les Calvaires de nombre de jubés. En retour de ces autels, deux autres plus petits, étaient dédiés à Sainte-Geneviève et à Sainte-Radegonde.

Une autre grille fermait le bras de croix sud. Là était la chapelle de la Sainte-Vierge possédant une gracieuse statue en bois (qui se trouve dans l’église paroissiale) sculptée qui présentait en souriant un aimable Enfant-Jésus, à demi couché dans les bras de sa Mère. Dans le mur de la chapelle était encastrée une épaisse tablette d’ardoise de 50 cm sur 18, portant gravés ces mots : « Hic Regina poli Vult sine labe coli » « Ici la reine du ciel veut être honorée sans tache ».

Le bras de croix nord renfermait l’autel dédié à Saint-Martin.

Les cloches étaient placées au-dessus de la coupole, et leurs cordes descendaient dans la croisée. Ces cloches servaient à la paroisse et les religieuses en avaient d’autres, à l’intérieur du couvent, pour leur usage exclusif ».

 

 

 

Eglise paroissiale Saint-Martin

 

Vierge à l’Enfant provenant de l’ancienne chapelle des fontevristes en bois peint polychrome avec l’Enfant Jésus à demi couché dans les bras de sa mère, XVIIIe siècle. Inscription : N.D. du ST ROSAIRE (protection MH, 1983/12/29) ; voir fiche

 

L’autel, en bois doré, provient de l’ancienne église des moniales. Cet autel est orné de guirlandes de feuilles de vigne et de grappes de raisin. Le tabernacle, très grand, reproduisait les mêmes motifs. Sur la porte, un pélican symbolique et l’Agneau immolé étaient représentés au milieu d’épis. Des branches de fleurs, sorte de marguerites, couraient le long des gradins. Malheureusement cette décoration n’était pas en bois, mais moulé en pâte et rapportée, mais pas solide[91].

 

 

Musée de la Communauté

 

1 – Dans le mur de la chapelle était encastrée une épaisse tablette d’ardoise de 50 cm x 18 cm, portant gravés ces mots « Hic Regina poli Vult sine labe coli » (Ici la Reine du ciel veut être honorée sans tache)[92]

2 – Le tabernacle et les deux gradins du grand autel sont conservés au Musée comme de précieux souvenirs

3 – une des croix de consécration, gravée en creux sur une pierre carrée très épaisse, et

4 – un curieux chapiteau, un autre placé sur un fût de colonne près du bassin des cloîtres, supporte un cadran solaire[93]

3 – un reliquaire,

4 – une poupée de cire portant l’habit fontevriste,

5 – de petites statuettes d’ivoire,

6 – Portrait d’une prieure de La Puye, non identifiée,

7 – Portrait d’une fille de Louis XV qui fut élevée à Fontevraud

8 – Statuettes de Notre-Dame-des-Douleurs et de Saint-Jean qui surmontaient les frontons des retables des deux autels de chaque côté de la grille

 

 

Eglise et fontaine Saint-Bonifait ou Saint-Bonifet

 

Les religieux de St-Cyprien de Poitiers donnent la chapelle Saint-Bonifait, entre la ville d’Angles et Chauvigny, au prieuré de La Puye en 1111. L’église de Saint-Bonifait a existé jusqu’à la Révolution.

Lieu de pèlerinage très fréquenté, Saint-Bonifait est réputé guérir les fièvres paludéennes et obtenir la pluie. La petite rotonde est édifiée en 1869[94]. Il ne reste de l’ancienne chapelle que la petite croix de pierre qui couronnait le pignon, « elle attend au pied d’un arbre qu’une pieuse main la remette en honneur sur l’emplacement de la chapelle »[95]

 

Coffret-reliquaire : le visiteur du monastère de La Puye, frère Jean Moreau, en juillet 1676 se rend à l’église de St-Bonifait et procède à l’ouverture du petit coffret reliquaire.

 

Cenan

 

L’église Saint-Hilaire

L’église de Cenan, non loin de La Puye est donnée par Pierre II, évêque de Poitiers, et son chapitre cathédral, avec l’église de Roiffé, en 1108.

Cette église, placée sous le vocable de Saint-Hilaire, évêque de Poitiers, date du XIe siècle et est remaniée au XVIIe siècle. Le chœur et l’avant-chœur, voûtés en plein cintre, sont les parties les plus anciennes de l’église auxquelles a été ajoutée la nef rectangulaire. La sacristie, surmontée du logement du curé et du clocher, fut édifiée à la fin du 18e siècle. Installation du mobilier liturgique dans la seconde moitié du 18e siècle.

A partir de 1776, cette église a servi de paroisse aux Acadiens, colons français chassés du Canada au XVIIIe siècle par les Anglais, et installés par le marquis de Pérusse des Cars sur des terres lui appartenant[96].

 

 

 

Village de la Carotterie

 

Une croix en bois sur un piédestal de pierre en forme de petit autel provenant de l’église des fontevristes est placée au bord de la route qui mène à Paizay. Cette croix était située près de la porte des femmes de l’église fontevriste dans le haut de la nef, côté Nord. La croix de bois a été remplacée par une croix en pierre[97]

 

 

Poitiers

 

Musée lapidaire de la Société des Antiquaires de l’Ouest, Poitiers, n°871

Inscription de la première pierre de l’autel de 1636, donnée par l’abbé Marnay en 1884

« CESTE PRE

MIERRE PIERRE

DE L’AUTEL A

ESTÈ POSSÉE

PAR Sr MARIE DE

BELCIELLORS

PRIEURE DE CE

MONASTÈRE

1636 »[98]

 

Chapelle du Puy-St-Jean (commune de St-Léger-Magnazeix, cant. Magnac-Laval, arr. Bellac, Hte-Vienne

 

Eglise Sainte-Radegonde-en-Gâtine

Les colonnes et les frontons en bois peint et doré des deux grands autels de la nef sont donnés à cette église avec le tableau représentant l’apparition de Notre-Seigneur à la patronne de Poitiers[99].

 

 

Armorial

La Puye, communauté fontevriste a ses propres armes

« d’Azur au Saint-Jean, d’argent »[100]

Pour Hozier « La prieure et les religieuses de La Puye, ordre de Fontevrault, d’azur à un St Jean d’argent »

 

Prieures et prieurs

 

Liste des prieurs

 

Giraud XIIe s. Grelier, Thèse
Etienne 1255 Grelier, Thèse
Guillaume 1284 Grelier, Thèse
Nicolas Bigot 1334 Grelier, Thèse
Simon de la Jarrie 1341 Grelier, Thèse
Guy Guesdon 1439 Grelier, Thèse
Pierre Guesdon 1452 Grelier, Thèse
Etienne Adelle 1465 Grelier, Thèse
Pierre Richard 1498 Grelier, Thèse

 

Liste des curés de La Puye

 

1738-1741 J.L. Leconte « confesseur du couvent Déodata, p. 129
1741-1746 J. Dedault confesseur du couvent Déodata, p. 129
1746-1763 C. Lemenu, religieux, prêtre-curé Déodata, p. 129
1763-1767 Fr. Thibault, curé Déodata, p. 129
1767-1779 Chaudeau, prieur-curé Déodata, p. 130
1779-1783 Dom Bouju, prieur-curé Déodata, p. 130
1783-1792 Canteteau, prieur-curé de Saint-Martin-la-Puye Déodata, p. 130

 

Liste des prieures

 

Théburge 1106, devient prieure de Villesalem Grelier, Thèse
Agnès XIIe s. Grelier, Thèse
Aglantina 1205 Grelier, Thèse
Eugona Audouin 1219 Grelier, Thèse
Bonafemina 1235 Grelier, Thèse
Marguerite 1244 Grelier, Thèse
Sybille de Ventadour 1250 Deodata, p. 98
Isabelle de Compiègne 1270 Grelier, Thèse
M. 1272 Grelier, Thèse
Isabelle 1284 Grelier, Thèse
Aliénor 1313 Grelier, Thèse
Aenordis ou Aynor de Rochefort 1334 Grelier, Thèse
Catherine de Jaunay 1341 Grelier, Thèse
Marie de Cremilly 1389 Grelier, Thèse
Marie More ou Morelle 1337 Grelier, Thèse

Morelle dans Deodata, p. 99

Jacoba Cantine ou Jacquette Courtine 1447 Grelier, Thèse
Catherine de la Réauté 1455 Lardier, p. 555
Louise d’Agis 1482 Grelier, Thèse
Louise de la Haye 16 février 1453 Lardier, p. 555
Louise de la Haye 1458 Grelier, Thèse
Louise de La Haye 1480 Deoadata, p. 99
Marie de Nozay 1498 Deoadata, p. 99
Sœur de la Guestière, secrétaine 7 avril 1499 Lardier, p. 581
Marie de Nozay 16 septembre 1500 Lardier, p. 581
Louise de Bourbon 1516 Lardier, p. 595
Jeanne d’Illiers A partir de 1516 pour réformer Lardier, p. 595
J. Cheuredon, prieure du cloître 29 janvier 1516 Lardier, p. 596
Hélène Bertrand 1528 Deodata, p. 100
Jeanne de Montrichard 1535 Lardier, p. 608
Catherine de La Réauté 31 août 1542 Lardier, p. 625
Jeanne de Golères  (alias de Goulaines) 1544 Deodata, p. 100
Marie Darquenay 1547, elle fait 6 ans
Louise de La Haye 16 février 1552 Lardier, p. 625
Catherine Fradin 1553 Deodata, p. 100
Jeanne de Montrichard 1556 Deodata, p. 100
Jacquette Gracien 1559 Deodata, p. 100
Françoise de Fauquières 1562 Deodata, p. 100
Jeanne Saulvestre 1567 Deodata, p. 100
Cécile Pierre 1576 Deodata, p. 100
Jeanne de Moussy 1583 Lardier, p. 641
Louise de la Béraudière 4 janvier 1584 Lardier, p. 641
Jeanne Savate

Louise Molé

2 février 1601 Lardier, p. 645
Charlotte Dugard ou Du Gard 1608 Deodata, p. 100
Jeanne Savate 1609 Deodata, p. 101
Antonia Garalus de Montereau 1611 Deodata, p. 101
Louise d’Allonguy 1612 Lardier, p. 664
Charlotte du Gard 1613 Deodata, p. 101
Perrine du Bois 1630 Lardier, p. 680
Marie de Belciel 1633 Lardier, p. 681
Caule 1636 Deodata, p. 42
Elisabeth de Chérité de Beaunes 1670 Deodata, p. 103
Claude du Trochet de Charmes 1673 Deodata, p. 103
Marguerite de Maran 1676 et 1680 Deodata, p. 42, 103
Marguerite de Marsan 1687 Deodata, p. 103
Gabrielle de la Bussière de Chatillon 1690 Deodata, p. 104
Madeleine Martel 1693 Deodata, p. 104
Elisabeth de Chérité de Beaunes 1696 Deodata, p. 104
Gabrielle de la Bussière de Chatillon 1698 Deodata, p. 104
Françoise Etourneau Duris 1701 Deodata, p. 71
De Cerée 1708 Deodata, p. 105
Desmarquet de Saint-Hilaire 1718 Deodata, p. 105
G de la Bussière de Chatillon 1719 Deodata, p. 105
Madeleine de Lussac 1722 Deodata, p. 105
De Saint-Maurice

De la Bussière

1727 Deodata, p. 105
G de la Bussière de Chatillon[101] 1729 Deodata, p. 105
Françoise de Maisonnier 1730 Deodata, p. 105
Françoise de Rorthais 1735 Deodata, p. 105
Dumoutier 1738 Deodata, p. 105
De la Bussière

De Lussac

1743 Deodata, p. 105
Sylvie de Barathon 1746 Deodata, p. 105
Catherine de Barathon de Laage 1747 Deodata, p. 105
De Lussac 1749 Deodata, p. 106
Sylvie de Barathon 1750 Deodata, p. 106
Catherine de Barathon 1755 Deodata, p. 106
Sylvie de Barathon

De Lussac

1756 Deodata, p. 106
Madeleine de Saint-Garreau 1762 Deodata, p. 106
Sr de Pansière 1767 Deodata, p. 107
Madeleine de Saint-Garreau 1771 Deodata, p. 107
Marie Patharin de la Gasne 1778 Deodata, p. 107
Dulcis 1786 Deodata, p. 107
Dutivel 1787 Deodata, p. 107
Dumoulin 1788 Deodata, p. 107
Saint-Garreau 1791 Deodata, p. 107

 

 

 

 

 

 

[1] Classé par Jeanne-Baptiste de Bourbon (1637 à 1670).

[2] Com. de St-Vivien, cant. de La Jarrie, arr. de La Rochelle, Charente-Maritime

[3] Cant. Vouneuil-sur-Vienne, arr. Châtellerault, Vienne.

[4] Com. De La Puye.

[5] Cant. de Saint-Savin, arr. Montmorillon, Vienne.

[6] Com. Saint-Léger-Magnazeix, cant. de Magnac-Laval, arr. de Bellac, Hte-Vienne.

[7] BIENVENU Jean-Marc, FAVREAU Robert, PON Georges, Grand Cartulaire de Fontevraud, Société des Antiquaires de l’Ouest, Poitiers, t. 1, 2000 ; t. 2, 2005, ch. 14.

[8] BIENVENU Jean-Marc, FAVREAU Robert, PON Georges, op. cit., ch. 15.

[9] BIENVENU Jean-Marc, FAVREAU Robert, PON Georges, op. cit., ch. 16.

[10] BIENVENU Jean-Marc, FAVREAU Robert, PON Georges, op. cit., ch. 17.

[11] Religieuses de Boulaur, L’histoire de l’Ordre de Fontevraud, p. 106.

[12] PAPUCHON, Origine et développement de la commune de La Puye ou le monastère de La Puye, Bulletin de la Société des Antiquaires de l’Ouest, 1910, pp. 24-39.

[13] PAPUCHON, op. cit., pp. 24-39.

[14] SEMUR François, Abbayes, prieurés et commanderies de l’ancienne France, Poitou-Charentes-Vendée, 1984, pp. 257-261.

[15] BIENVENU Jean-Marc, op. cit., p. 382.

[16] Villesalem, prieuré fontevriste, commune de Journet, Vienne. Fait partie de la classe de Tusson

[17] BESSE Jean Martial (sous la direction de), Revue Mabillon, archives de la France monastique, p. 123.

[18] PAPUCHON, op. cit., pp. 24-39.

[19] BIENVENU Jean-Marc, op. cit., p. 145.

[20] BIENVENU Jean-Marc, op. cit., p. 163.

[21] BIENVENU Jean-Marc, Thèse, p. 145.

[22] LARDIER Jean, Volume III de La Sainte Famille de Font-Evraud, p. 240

[23] PAPUCHON, op. cit., pp. 24-39.

[24] BIENVENU Jean-Marc, FAVREAU Robert, PON Georges, op. cit., ch. 18.

[25] BIENVENU Jean-Marc, FAVREAU Robert, PON Georges, op. cit., ch. 61.

[26] Prieuré fontevriste, commune de Maisonnais, Cher. Fait partie de la classe d’Orsan.

[27] LARDIER Jean, op. cit., p. 245.

[28] BESSE Jean Martial (sous la direction de), Revue Mabillon, archives de la France monastique, p. 111.

[29] BIENVENU Jean-Marc, op. cit., p. 295.

[30] DEODATA, op. cit., p. 97.

[31] A.D. Vienne, 2H5, liasse 36.

[32] A.D. Vienne, 2H5, liasse 36.

[33][33] A.D. Vienne 2 H 5, liasse 25.

[34] PAPUCHON, op. cit., pp. 24-39.

[35] A.D. Vienne 2 H 5, liasse 25.

[36] A.D. Vienne, 2H5, liasse 36.

[37] PAPUCHON, op. cit., pp. 24-39.

[38] A.D. Vienne 2 H 5, liasse 25.

[39] A.D. Vienne 2 H 5, liasse 35.

[40] DEODATA, op. cit., p. 76.

[41] PAPUCHON, op. cit., pp. 24-39.

[42] BIENVENU, op. cit., p. 379.

[43] PAPUCHON, op. cit., pp. 24-39.

[44] DEODATA, op. cit., p. 112.

[45] GRELIER Françoise, Le temporel de l’abbaye de Fontevraud dans le Haut-Poitou des origines à la réforme du XVe siècle, p. 281.

[46] NICQUET (H), Histoire de l’Ordre de Fontevrault……, p. 479.

[47] SEMUR François, Abbayes, prieurés et commanderies de l’ancienne France, Poitou-Charentes-Vendée, 1984, pp. 257-261.

[48] A.D. Vienne 2 H 5, liasse 25.

[49] GRELIER Françoise, op. cit., p. 281.

[50] LARDIER Jean, op. cit., p. 581.

[51] LARDIER Jean, op. cit., p. 596.

[52] A.D. Vienne 2 H 5, liasse 35.

[53]PAPUCHON, op. cit., pp. 24-39.

[54] DEODATA, op. cit., p. 100.

[55] DEODATA, La Puye, son prieuré fontevriste, son couvent de Fille de la Croix, Poitiers, 1919, p. 61.

[56] EDOUARD Abbé, p. 213. LARDIER Jean, op. cit., p. 627.

[57] PAPUCHON, op. cit., pp. 24-39.

[58] BESSE Jean Martial (sous la direction de), Revue Mabillon, archives de la France monastique, p. 128.

[59] LARDIER Jean, op. cit., p. 642.

[60] DEODATA, op. cit., p. 101.

[61] DEODATA, op. cit., p. 61.

[62] Religieuses de Boulaur, op. cit.,  p. 289.

[63] A.D. M & L, 204 H 1.

[64] A.D. M & L, 204 H 1.

[65] LARDIER Jean, op. cit., p. 683.

[66] NICQUET, Histoire de l’ordre de Fontevraud, p. 534.

[67] Lardier Jean, né à Château-Gontier (Mayenne), le 25 novembre 1601, reçu profès le 27 août 1622, devient prieur de Saint-Jean-de-l’Habit (prieuré des frères à l’abbaye de Fontevraud) ; visiteur de l’Ordre vers 1643.

[68] BIENVENU Jean-Marc, Un nouveau manuscrit de Jean Lardier, Comité d’Histoire Fontevriste, n° 1, 1992, pp. 9-13

[69] Religieuses de Boulaur, op. cit., p. 289.

[70] MARNAY abbé, Une inscription funéraire dans l’église de La Puye (Vienne), Mémoire de la Société des Antiquaires de l’Ouest, 2e trimestre, 1888, p. 64.

[71] Religieuses de Boulaur, op. cit., p. 289.

[72] DEODATA, op. cit., p. 42.

[73] DEODATA, op. cit., p. 104.

[74] A.D. Vienne 2 H 5, liasse 35.

[75] DEODATA, op. cit., p. 63

[76] POULIOT, Quelques fondeurs et fontes de cloches en Haut-Poitou, Bulletin de la Société des Antiquaires de l’Ouest, 1916-1918, p. 133.

[77] DEODATA, p. 78.

[78] PAPUCHON, op. cit., pp. 24-39.

[79] 87190.

[80] A.D. Vienne 2 H 5, liasse 35.

[81] DEODATA, op. cit., p. 107.

[82] PAPUCHON, op. cit., pp. 24-39.prendre

[83] A.D. Vienne, L 328.

[84] EDOUARD Abbé, op. cit., p. 213.

[85] EDOUARD Abbé, op. cit., p. 213.

[86] RIGAULT le R.P., Vie de la bonne sœur Elisabeth Bichier des Ages, fondatrice et première supérieure générale des Filles de La Croix, pp. 132-133.

[87] PAPUCHON, op. cit., pp. 24-39.

[88] REDET, p. 339.

[89] CHERGE Ch. de, Eglise de La Puye, Mémoire de la Société des Antiquaires de l’Ouest, Poitiers, 1843.

[90] Rapport de Boyer, Archives paroissiales.

[91] DEODATA, La Puye, son prieuré fontevriste, son couvent, p. 137.

[92] DEODATA, op. cit., p. 136.

[93] DEODATA, op. cit., p. 299.

[94] FLOHIC, op. cit., p. 733.

[95] DEODATA, op. cit., p. 45.

[96] FLOHIC, Le Patrimoine des Communes de la Vienne (Poitou-Charentes), p. 733.

[97] DEODATA, op. cit., p. 299.

[98] LEDAIN Bélisaire, Musée de la Société des Antiquaires de l’Ouest, catalogue de la galerie lapidaire, p. 81, n° 871.

[99] DEODATA, op. cit., p. 299.

[100] CARRE de BUXEROLLE, Armorial des anciennes familles de la ville et de la sénéchaussée de Châtellerault, 1886, p. 59.

[101] Morte le 18 février 1839

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