Prieuré fontevriste de Belhomert ou Belhomer

Com. de Belhomert-Guéhouville

Cant. et Arr. Nogent-le-Rotrou

Eure-et-Loir, 28

Diocèse de Chartres

Fondé entre 1116 et 1149, sous Pétronille de Chemillé

Fait partie de la classe de Paris[1]

A donné naissance à un village

village belhomert1

Village de Belhomert, Eure-et-Loir. C.P.

 

 

I – Sources manuscrites

 

A.D. Eure-et-Loir

Série H

H 5120. XVIIe siècle. État des revenus du prieuré de Belhomert : baux à prix d’argent, blés et avenages, rentes en vin, cens et rentes en argent.

H 5121. 1790-1791. Inventaire des meubles et biens du prieuré de Belhomert.

H 5122. 1737-1774. Personnel : registre des vêtures, professions, noviciats au prieuré de Belhomert.

H 5123. 1514-1505. Reconstruction de l’église.

H 5124. 1480-1623. Mandement royal aux Trésoriers de France, confirmant les droits perçus par l’abbaye de Fontevrault sur les recettes de La Rochelle, Poitiers, Chinon, Bordeaux, Chartres, Troyes (1480). Lettres royaux exemptant de la gabelle les religieux mendiants et les religieuses de Sainte-Claire (1517). Mandements des Généraux de Finances aux gardes des greniers à sel de Rouen et Verneuil, leur ordonnant de délivrer gratuitement au prieuré de Belhomert quatre setiers de sel par an. Lettres royaux de confirmation (1594,1598, 1605, 1611, 1617, 1623).

H 5125. 1231. Vente de Philippe Guéhouville.

H 5126. 1560-1660. Acquisitions par le prieuré de Belhomert de maisons et de terres dans le bourg de Belhomert.

H 5127. 1501-1693. Acquêts et échange par les religieux de Belhomert de divers biens en la paroisse de Belhomert.

H 5128. 1692-1784. Baux de la ferme du domaine de Belhomert, de l’auberge de Belhomert, de la tuilerie de Belhomert, de la ferme de la basse-cour du couvent.

H 5130. 1551-1781. Acquisition par le prieuré de Belhomert de six arpents de terre à la Gravardière (réunis à la Giraudière). Échange entre le prieuré et François de Charron, seigneur de Guéhouville, de terres dépendant de Giraudière; baux de la métairie de la Giraudière, paroisse de Belhomert et de Saint-Maurice-de-Gasloup. Arpentage des terres de la dite métairie.

H 5131. 1620-1648. Procédures pour le droit d’eau de la métairie de la Giraudière.

H 5132. 1170-1665. Divers donations.

H 5133. 1480-1780. Acquisition par le prieuré de terres au Petit-Fontaine-Aubert, baux de la ferme du Fontaine-Aubert.

H 5134. 1652-1658. Procédures pour le prieuré de Belhomert contre les détenteurs de la métairie du Petit-Fontaine-Aubert, paroisse de Belhomert.

H 5135. 1746-1785. Baux de la métairie du Grand-Fontaine-Aubert, paroisse de Belhomert.

H 5136. 1595-1783. Baux, en la paroisse de Belhomert, de terres et de prés aux Vignettes; de huit arpents de pré, près les Bellerdières; de la métairie du Bais Rouy.

H 5137. 1620-1775. — Déclarations au prieuré de Belhomert pour un quartier de terre aux Longues Planches et des terres au clos des Frétis, paroisse de Belhomert.

H 5138. 1392-1718. — Acquisition par le prieuré de Belhomert de terres au Brosseron. — Baux de la métairie du Brosseron et de la Mairie, paroisse de Belhomert.

H 5139. Un plan 1770-1774. Procédures entre les religieuses de Belhomert et les seigneurs des Chaises et du Long Buisson, pour les terres de Brosseron.

H 5140, un plan. 1716-1721 Déclaration au fief de Brosseron.

H 5141. 1329. Don au prieuré de Belhomert par Jean de Dreux et Jeanne de la Roche sa femme.

H 5142. 1666-1788. Bail de vingt cinq perches de terres, au frou des Bassières, paroisse de Belhomert. Procédures entre le seigneur de Beaufort pour les redevances féodales du fief des Bassières.

H 5143. 1637-1649. Acquisition par le prieuré du champ de la Grange, paroisse de Belhomert.

H 5144. 1472-1785. Accord entre le prieuré de Belhomert et Huet Leroy pour le Moulin Neuf, paroisse de Saint-Germain de l’Épinay. Acquisition par le prieuré de terres au terroir du moulin Huet. Baux et visites du moulin Huet.

H 5145. 1700-1789. Donation de René Yvon du lieu de l’Huisserie, paroisse de Saint-Maurice de Gasloup. Baux de la métairie de l’Huisserie.

H 5146. 1782. Bail du bordage de la Sicottière, paroisse de Saint-Maurice de Gasloup.

H 5147. 1737-1743. Procédures entre les religieuses de Belhomert et le seigneur de Saint-Maurice de Gasloup pour les droits féodaux dus à la dite seigneurie.

H 5148. 1626. Échange entre les religieuses de Belhomert et Emmanuel Philibert de Gruel, seigneur de Digny, de deux fiefs au bourg de Digny contre la censive de la Solvillière.

H 5149. 1738-1787. Baux de neuf arpents de terre au Charmoy-Gontier, paroisse de Digny.

H 5150. XVIIIe siècle (après 1758). Inventaire des titres concernant les seigneuries de Criloup, Morvillette, la Ville-aux-Nonains et le fief Saint-Thomas.

H 5151. 1665-1783. Acquêt par le prieuré de Belhomert de la ferme de Criloup, paroisse de Saint-Jean-de-Rebervilliers. Baux de la dite ferme.

H 5152. 1777. Bail par le prieuré de Belhomert de 50 perches de terres, champtier d’Amilly, paroisse de Saint-Jean-de-Rebervilliers.

H 5153. 1761-1788. Baux par le prieuré de Belhomert du champart de la Ville-aux-Nonains.

H 5154. 1505-1621. Acquisition par divers de biens en la paroisse de la Ville-aux-Nonains, en la censive de Belhomert.

H 5155. 1214. Charte d’Hugues de Châteauneuf et son épouse Aliénor

H 5156. 1217. Charte par laquelle Hugues de Châteauneuf reçoit des jardins à Châteauneuf moyennant 8 sous de rente sur la prévôté de ce lieu.

H 5157. 1489-1733. Main levée des fiefs relevant de la baronnie de Châteauneuf. Reconnaissances au fief de Saint Thomas de Belhomert, et état des détenteurs.

H 5158. 1673-1720. Procédures pour le prieuré de Belhomert contre les détenteurs du fief de Champiblet, paroisse de Saint-Sauveur

H 5159.1570-1775. Mainlevée de la saisie du fief de la Hucherie, paroisse de Gâtelles, appartenant aux dames de Belhomert. Baux du fief et métairie de la Hucherie.

H 5160.1256. Charte de confirmation et donation par Guérin de Mancéllière.

H 5161. 1488-1665. Baux du champ aux Nonains, paroisse de Rouvres. Acquisitions par divers de biens au champ aux Nonains, en la censive du prieuré de Belhomert.

H 5162. 1743. Bail par le prieuré de Belhomert de la mairie d’Arnières, paroisse de Favières

H 5163. 1659-1769. Acquisitions par le prieuré de Belhomert de 71 perches de terre à Cussey; paroisse de Montreuil. Bail du pré des Roches à Cussey.

H 5164. 1644-1785. Donation lors de la réception en religion de Marie Morel.

H 5165. 1646-1716. Actes de foi et hommage aux seigneurs de Tremblay-le-Vicomte.

H 5166. 1217. Copie de 1631 de la confirmation par Hugues de Châteauneuf des dons faits par ses ancêtres au prieuré de Belhomert.

H 5167. 1476-1641. Bail du moulin de la Fosse et d’un moulin à tan, paroisse de Senonches. Accord entre le prieuré de Belhomert et le seigneur de Senonches pour le moulin de la Fosse. Procédures contre Henri Dubois pour une brèche faite au bief du moulin de la Fosse.

H 5168. 1217. Traduction française du XVIe siècle, de la charte de donation de Guillaume, seigneur de la Ferté-Arnault

H 5169. 1274-1414. Traduction française du XVIe siècle, Échange entre Gérard de Villepreux et le prieuré de Belhomert

H 5170 1202. Donation par Amaury de Poissy à l’église de Belhomert.

H 5171. 1594-1661. Procédures contre les détenteurs de la métairie du Pavillon, paroisse du Boulay-Mivoye.

H 5172. 1669-1781 Baux de la métairie de Grandvilliers, paroisse de Viabon. Déclaration des terres de la dite métairie. Feuilles du terrier de la seigneurie de Grandvilliers.

H 5173. 1524-1529. Procédures entre le prieuré de Belhomert et Jean d’Oinville, seigneur de Cambrai, pour la métairie de Grandvilliers (sceau de la châtellenie de Pontgouin).

H 5174. 1481-1538. Baux par le prieuré de Belhomert de la métairie de la Championnière, au village d’Épiney, paroisse de Moutiers.

H 5175. 1202-1297. Donation et confirmation d’une charte d’Hugues d’ Adonville.

H 5176. 1751-1788. Baux par le prieuré de Belhomert de la métairie d’ Adonville et des dîmes de Denonville.

H 5177.1769-1786. Baux par le prieuré de Belhomert de 45 setiers de terre à Bonville-au-Chemin, paroisse de Prunay-le-Gillon.

H 5178. 1631-1788. Baux de la métairie de la Chagrinière, paroisse d’Umpeau. Actes de foi et hommage à la seigneurie d’Auneau pour le fief de la Chagrinière.

H 5179. 1596-1637. Procédures entre le prieuré de Belhomert et Claude Trouillard pour le demi-muid de rente sur les terres de la Chagrinière. Acquisition du fief de la Chagrinière par Élisabeth de l’Aubespine, dame de Vancelas sur Gui Trouillard, et procès entre eux pour le demi-muid de blé dû à Belhomert.

H 5180. 1187. Donation de Puceline, veuve de Philippe de Chavernay.

H 5181. 1521-1784. Baux de neuf setiers de terre appelés les Buttes Rouges ou Luplanté, paroisse de Boisvillette. Procédures pour le prieuré de Belhomert pour la possession du lot de terre des Buttes-Rouges.

H 5182. 1540-1751. Acquisition par le prieuré de Belhomert de terres au terroir de Galloyau ou du Pot pendu près le ru de la Planche-aux-Chiens, paroisse du Favril. Déclarations au prieuré de Belhomert pour le fief de Galloyau.

H 5183. 1486-1491. Procédures entre le prieuré de Belhomert et Florentin Girard, seigneur de Barentin, pour les bois de Galloyau et du Pot pendu.

H 5184. 1601-1782 Acquisition par le prieuré de Belhomert de terres à la Planche-aux-Chiens. Baux de la métairie de la Planche-aux-Chiens ou la Championnière, paroisse du Favril.

H 5185. 1489-1605. Reconnaissances au prieuré de Belhomert pour des terres au Lointien, paroisse de Pontgouin.

H 5186. 1280. Échange par devant l’official de l’archidiacre de Chartres, entre Michel, curé de Meaucé et Jean de Méhenry, du champ des Brosses et de deux setiers de blé sur le moulin de Meaucé.

H 5187. 1535-1666. Procédures pour les religieuses de Belhomert contre divers pour la jouissance de l’herbage appelé les Grandes Herbes, paroisse de Meaucé.

H 5188. 1736-1786. Baux par le prieuré de Belhomert de la métairie de l’Augerie, paroisse de Saint-Eliph.

H 5189. 1770-1787. Baux par l’abbaye de Belhomert de l’ermitage Saint Thomas paroisse du Mage.

H 5190. 1622-1787. Baux par l’abbaye de Belhomert de terres au village de Croth.

H 5191. (Plan) 1746. Plan des terres de Croth, près Anet.

H 5192. 1569-1647. Procédures entre le prieuré de Belhomert et les seigneurs du Buisson-sous-Sorel et de Lhabit, pour les terres de Croth.

H 5194. 1203. Donation de Gervais de Châteauneuf.

H 5195. (Vers 1200) Donation par Erembourg.

H 5196. 1693. Déclaration des bois du prieuré de Belhomert.

H 5197. 1180-1240. Abandon par Hugues de Châteauneuf à l’abbaye de Belhomert de tous ses droits sur le bois de « Gienonle ».

H 5199. 1615-1694. Procédures entre les religieuses de Belhomert et le seigneur de Beaussart pour les droits féodaux des bois de Digny et de la Ferrière, paroisse de Belhomert.

H 5200. 1665-1722. Acquisition par le prieuré de Belhomert du bois des Souches de Longny ou bois de Baillet, paroisse de Digny. Arpentage de ce bois

H 5201. 1202-1314. Copie de la donation par Louis, comte de -Blois et de Clermont, a l’abbaye de Belhomert, de vingt livres à Noël, sur le tonlieu de Chartres et de vingt muids aux vendanges, avec l’approbation de son épouse, Catherine, de son frère Philippe, de son fils Thibault, de sa fille Jeanne et de ses sœurs Marguerite, Isabelle et Alice (1202). Copie de la confirmation de cette charte par Charles, fils du roi de France, comte de Chartres et d’Alençon (1314).

H 5202 (Vers 1180). Don par Evrard d’ Aunay à l’abbaye de Fontevrault d’un muid de blé de rente au bourg de Belhomert.

H 5203. 1233-1455. Vente et acquisitions (1345, 1371, 1375, 1455).

H 5204. 1220-1696. Donation par Hervé, seigneur de Gallardon.

H 5205. 1511-1571. Sentences en faveur du prieuré de Belhomert, pour cinq livres de rente sur la métairie du Breuil près Couvé, paroisse de Crécy.

H 5206. 1656-1695. Procédures pour le paiement de 200 livres de rente sur la terre de Montainville.

H 5207. 1190-1248. Donations par Simon de Val-Gontard.

H 5208. 1213-1280. Donations de Aimery de Boissyses ; donation faite par Girard de Léville ; donation par Renaud du Four.

H 5209. 1190-1230. Diverses donations : Renaud de Breteuil ; Raoul,

H 5210. 1598-1714. Procédures des religieuses de Belhomert contre divers pour le paiement de la rente de blé due sur le fief de Saint-Sauveur.

H 5211. 1199-1267: diverses donations de Girard de « Bobeio »;

H 5212. 1240. Donation de Nicolas Leroux et Pétronille son épouse.

H 5213. 1206-1735. Diverses donations à l’abbaye de Belhomert par Robert de Poissy

H 5214. 1524-1541. Procès entre l’abbaye de Belhomert et le commandeur de Sours pour le paiement de rentes.

H 5215. 1635-1740. Constitutions de rentes au profit du prieuré de Belhomert; procédures relatives au paiement.

H 5216. 1130-1506. Donation de Goslein de Lèves.

H 5217. 1221-1298. Donation de Garnier et Jean Morbier.

H 5218. 1507-1516. Procédures pour le prieuré de Belhomert, afin de rentrer en possession des dîmes de Viabon.

H 5219. 1202-1783. Donation de Guillaume, vidame de Chartres.

H 5220. 1206. Donation de Reimbert à l’abbaye de Belhomert.

H 5221.1232. Accord par devant l’official de l’archidiacre de Chartres entre les religieuses de Belhomert et Guibert de Sens, seigneur de Gouillons, au sujet d’un demi-muid de blé de rente sur le champart de Gouillons donné à l’abbaye par Reimbert Cholet (1232).

H 5222. 1783. Bail de la dîme d’ Aumoy, paroisse de Digny.

H 5223. 1213. Confirmation par Renaud évêque de Chartres, de la donation faite par Mainier d’ Ardelles à l’abbaye de Belhomert de toutes ses dîmes à Ardelles.

H 5224. 1603-1786. Baux des dîmes de la paroisse de Meaucé. Accord pour les dites dîmes avec le curé de Meaucé.

H 5225. 1203. Donation par Hugues de Chavernay,

H 5226. 1336-1428. Rente annuelle due sur la boucherie de Blois.

H 5227. 1527. Commission par Samson Pigousse de la charge de lieutenant général des bailliages de Belhomert: sous-Châteauneuf et Belhomert-sous-le-Roi.

H 5228. 1507. Vidimus par le vicomte de Châteauneuf de la confirmation par Renaud Goet de la donation de la chapelle de Saint-Léger à Saint-Bomert, faite au prieuré de Belhomert par Guillaume Goet (1201) et d’une lettre missive de Guillaume, évêque du Mans, recommandant à Nicolas de Saint-Bomert, prêtre, et à ses frères Guillaume et Philippe de ne pas porter atteinte aux privilèges apostoliques dont jouissent les religieuses de Belhomert.

H 5229. 1455-1788. Sauvegarde donnée par Charles VIII à l’abbaye de Belhomert pour la métairie de Saint-Léger. Baux de la dite métairie.

H 5230. 1531. Procédures contre les seigneurs de la Grève pour les bois dépendant de la Chapelle Saint-Léger.

 

Série B

B 316. Le Prieuré de Belhomert                                                                              1781-1782

B 3275. Arrêt du Conseil d’État qui ordonne la vente du quart de réserve des bois des religieuses de Belhomert pour les réparations de la maison conventuelle et des fermes       1724

B 3267. Arrêt du Conseil d’État autorisant les religieuses de Belhomert à abattre des baliveaux sur leur quart de réserve pour pourvoir aux réparations du monastère            1773

 

 A.D. du Maine-et-Loire

 

Série H

110 H 1. Domaine du prieuré                                                                       XIIe-1210

110 H 2. Comptes du procureur des religieuses                               1536-1537

 

B.N.

Ms. 5480 : Jean XXII, Bulle pour contraindre le prieur de Belhomer de rendre compte à l’abbesse et de se ranger sous son obéissance.

 

II – Bibliographie

 

Abbaye Saint-Martin de Ligugé, Revue Mabillon, Archives de la France monastique, Ed. Picart, 1906-1907, p. 147.

BIENVENU Jean-Marc, Les premiers temps de Fontevraud (1101-1189). Naissance et évolution d’un Ordre Religieux, thèse pour le Doctorat D’État, Faculté des Lettres, Paris-Sorbonne, 1980, pp. 257, 320, 375, 603.

Bull. Soc. Archéologique d’ Eure-et-Loire, Le Canton de la Loupe, janvier 1991, p. 4.

Bureau des biens à vendre (Paris), Tableau des biens à vendre (Paris), 21/09/1791

EDOUARD abbé, Fontevraud et ses monuments, Paris-Marseille, 1873, p. 351.

LARDIER Jean, Volume III de La Saincte Famille de Font-Evraud, 1650, pp. 342, 358; 378-379, 436, 488, 523, 525, 560, 577, 581, 583, 592, 598, 618-621, 627, 643, 663, 664, 674, 678, 680.

LUSSEAU Patricia, Fontevraud et les protestants, Comité d’Histoire Fontevriste, n° 1, pp. 45-52, 1993.

LANGLOIS abbé, Une religieuse de Belhomert, Mémoires de la Soc. Archéologique d’ Eure-et-Loir, t. X, 1896, pp. 273-275.

PAVILLON père Baltazar, La vie du Bien-Heureux Robert d’Arbrissel…, Paris-Saumur, 1866, pp. 439-440, 474, 567, preuve 58.

POUILLE du diocèse de Chartres, 1738.

POULAIN Jean, Dictionnaire de l’Ordre Fontevriste, C.C.O, Abbaye de Fontevraud, Janvier 2000, p. 22.

 

Prieuré de Belhomert

vue aérienne Belhomert

Vue aérienne de l’ancien prieuré de Belhomert. C.P.

1257 : Bello-Mero : Arrêt du parlement de Paris condamnant Guillaume de Poissy à payer annuellement 10 l. aux religieuses de Bello Mero; Prior de Bello Mari, 1320[1]; Prior de Belhomari, Ordinis Fontis Ebraldi, fin XVe s[2].

Le diocèse de Chartres, où l’ordre n’a encore que l’unique prieuré de Hautes-Bruyères[3], établi, avant 1115, sont fondés le prieuré de Belhomert et l’ Epine-aux-autels[4].

Situé sur un axe routier reliant Châteauneuf-en-Thymerais à La Loupe, Belhomert est à la limite du Thymerais et du Perche. Le village se situe non loin de la forêt de Senonches au nord et la forêt de Montecôt au sud. Belhomert est un village situé dans le département d’ Eure-et-Loire. Son histoire est intimement liée aux seigneurs de Châteauneuf-en-Thymerais. L’un d’eux Hughes Ier y fonde un monastère, au bord de L’Eure, qui subsiste jusqu’à la Révolution.

A l’origine de l’emplacement même de Belhomert poussait une forêt qui recouvrait entièrement la région. Celle de Senonches en est un reste et un témoignage encore bien vivant.

C’est dans ce lieu encore sauvage, au bord de l’Eure qu’en 558, un certain Laumer

prieuré belhomert16

Ancien prieuré fontevriste de Belhomert, Eure-et-Loir. C.P. Estel. A gauche, la statue de Saint-Laumer se trouve au portail sud de la cathédrale de Chartres, dont il fut le chanoine.

s’installe à l’endroit même où plusieurs siècles plus tard est construit un prieuré fontevriste. La solitude tant désirée est de courte durée car après avoir accompli plusieurs « miracles » auprès de gens de passage, il devient très vite populaire dans la région. C’est ainsi que d’autres cellules comme la sienne se construisent et ainsi se forme une petite communauté religieuse.

Lieux-dits actuels de Belhomert-Ghéhouville : Fontaine-Aubert ; Les Bassières ; le Veau-Monteuil ; la Billette ; Guéhouville ; les Froux ; la Gravardière ; la Giraudière ; la Maison Neuve ; la Belladière ; la Loupe ; les Longuets ; Saint-Germain ; Fontaine-Simon ; La Heurière ; la Massoterie

Possessions du prieuré de Belhomert connues par les différents baux : métairie du Petit-Fontaine-Aubert, Grand-Fontaine-Aubert, ferme du domaine de Belhomert, auberge de Belhomert, tuilerie de Belhomert, ferme de la basse-cour du couvent, métairie du Ponton de la Maison Neuve à Belhomert, métairie de la Giraudière, métairie du Bais Rouy, métairie du Brosseron et de la Mairie (paroisse de Belhomert), moulin Huet, le lieu de l’Huisserie et la Sicottière (paroisse de Saint-Maurice de Gasloup), ferme de Criloup (paroisse de Saint-Jean-de-Rebervilliers), métairie de la Hucherie (paroisse de Gâtelles), moulin de la Fosse et d’un moulin à tan (paroisse de Senonches), Haute et Basse Gibondière (paroisse de la Puisaye), métairie de Grandvilliers (paroisse de Viabon), métairie de la Championnière, au village d’Épiney (paroisse de Moutiers), métairie d’ Adonville, métairie de la Chagrinière (paroisse d’Umpeau), métairie de la Planche-aux-Chiens ou la Championnière (paroisse du Favril), métairie de l’Augerie (paroisse de Saint-Eliph), ermitage Saint-Thomas (paroisse du Mage).

prieuré belhomert11

Ancien prieuré fontevriste de Belhomert, au bord de l’Eure. C.P. Gauquelin

 

XIIe et XIIIe siècles

Geoffroy, successeur de Gérard, légat en France du Pape, favorise Fontevraud de ses faveurs, il contribue à établir, dans son diocèse, le prieuré de Belhomert[5]. Deux de ses nièces prennent le voile, l’une à Fontevraud, l’autre à Belhomert[6].

1130 : Donation par Goslein de Lèves à l’abbaye de Belhomert de la dîme des granges de Mondonville et Moinville, pour le repos de l’âme de son épouse Lucie et pour la prise de voile à Belhomert de sa fille Denise, avec l’approbation de son fils Goslein. « Aderat ibi dilecta domina Petronilla ecclesie sancte Marie Fontis Evraldi venerabilis prima abbatissa, .cum donna Mathildi Belhomeri loci fundatrice, primaque priorissa. » Vidimus de cette charte par Louis Roillart, garde de la prévôté d’Orléans en 1506[7].

 En novembre 1136 : Innocent II confirme pour la première fois à Fontevraud le prieuré de Belhomert reçu pour une part du seigneur local, Fromond, pour une autre de Richer de Saint-Victor (de Reno)- le temporel s’étend aux alentours à Châteauneuf-en-Thimerais, Fontaine Aubert et La Ferrière-au-Val Germond, mais aussi jusqu’au-delà de Dreux, à Croth et dans la forêt avoisinante[8].

1136 : L’église du prieuré est consacrée avant 1136 (peut-être 1132) en présence de l’abbesse Pétronille de Chemillé et de plusieurs évêques dont Geoffroy de Lèves, évêque de Chartres, de l’évêque de Paris Etienne. Il est favorisé surtout par les seigneurs Châteauneuf-en-Thimerais, à la famille desquels appartient Mathilde, la première prieure qui est qualifiée de « Fondatrice »[9].

1154 : Donation d’une partie de Belhomert par Richer de Saint-Victor et Fromont de Belhomert avec l’accord de Gervais du Chasteau[10].

Le roi Louis VII est un des bienfaiteurs de ce prieuré[11], il fait don d’une rente sur les revenus de la foire de Poitiers à Belhomert ainsi qu’à ceux de Hautes-Bruyères, Chaumontois, Orsan et Montgousson[12].

1170

[13]-Robert, prévôt de Mortain, donne à Notre-Dame de Fontevraud une charruée de terre à Fontaine-Aubert, un emplacement pour construire les communs du couvent de Belhomert, tout le bois, vert ou sec nécessaire aux religieuses. Il autorise à prendre dans ses bois et du droit de panage pour les porcs, hors des limites toutefois de sa forêt de Bassières.

-Donation par Payen de la Lande et son épouse Mathilde d’une charruée de terre à Fontaine-Aubert.

-Donation d’Hugues de Sissi et sa fille, avec confirmation du suzerain Robert de Mortain, d’une charruée de terre « ad Barendart ».

-Donation par Henri Tremblay, du parc d’en haut, au Petit-Fontaine-Aubert.

 1180-1240 : Abandon par Hugues de Châteauneuf à l’abbaye de Belhomert de tous ses droits sur le bois de « Gienonle ». Vente par Jean « de Mulet° » à Hugues de Châteauneuf du fief et de ses droits domaniaux qu’il possédait en un bois situé aux Bassières (1225, octobre). Donation par Pierre de la Lande, doyen de Brezolles à l’abbaye de Belhomert, de tout ce qu’il possédait en prés et en bois aux Bassières (1240, février). Confirmation du précédent acte par Jean d’ Aubonne, archidiacre de Dreux (1240, février)[14].

 1187, 22 janvier : Charte de Renaud, évêque de Chartres, faisant connaître que Puceline, veuve de Philippe de Chavernay, a donné au prieuré de Belhomert, avec l’approbation de Philippe et Geoffroi ses fils, 20 setiers de terre à la Pousté pour l’entrée en religion de ses deux filles[15].

 1190 : Confirmation par Philippe Auguste de la donation aux religieuses de Belhomert par Renaud de Breteuil, de l’un des cinq muids de blé à prendre annuellement sur la grange de Boissy, qu’il avait jadis reçus de Guillaume, archevêque de Reims[16].

 1192 : don fait aux religieuses d’un muid de blé par la comtesse de Bar, sur les moulins de Pontegrenii[17].

 1199 : Notification de la donation à l’abbaye de Belhomert avec l’approbation de Geoffroy, comte du Perche, par Girard de « Bobeio » de soixante sous de rente de monnaie angevine, sur sa prévôté de « Loignin» à l’occasion de l’entrée de ses sœurs à l’abbaye; parmi les témoins : « Girardo clerico qui presentem cartam composuit »; vidimus par l’official de Chartres. (1266); confirmation par Pierre, évêque de Chartres (1267)[18].

 Vers 1200 : Donation par Erembourg, femme de Hugues de la Haye, fille de Guillaume Burchard, d’une métairie à « Cucueriam », avec l’approbation de sa sœur Mabille, de Guillaume de « Folech » et de Geoffroi, son frère, suzerain du fief, et la confirmation de Gervais de Châteauneuf et de ses fils Hugues Hervé et Gervais[19].

 1201 : Confirmation par Geoffroi comté du Perche, d’un don fait à l’abbaye de Belhomert par Girard de « Boceio » de 50 sous de rente sur ses moulins de « Loignein », en échange d’une charruée de terre, « in valle de Cupre », donnée auparavant au prieure par Gaston de Reginalard qui partait à Jérusalem et dont la fille Erembourg était religieuse à l’abbaye; parmi les témoins « Auberto capellano qui presentes litteras annotavit »[20].

 1201 : donation de la chapelle de Saint-Léger à Saint-Bomert, faite au prieuré de Belhomert par Guillaume Goet (1201) et d’une lettre missive de Guillaume, évêque du Mans, recommandant à Nicolas de Saint-Bomert, prêtre, et à ses frères Guillaume et Philippe de ne pas porter atteinte aux privilèges apostoliques dont jouissent les religieuses de Belhomert[21].

 1202 : Donation par Amaury de Poissy à l’église de Belhomert de quarante sous de rente annuelle sur ses moulins « folerez » de Blévy pour l’entrée en religion de sa sœur ; donation par le même de 20 sous de rente sur les mêmes moulins pour l’entrée à Belhomert d’Odeline fille d’ Aubry de « Claencort »[22].

1202 : Vente par Guillaume, vidame de Chartres, sur le point de partir à la Croisade, à l’abbaye de Belhomert, avec l’assentiment de son épouse Mabille et de ses sœurs Ysabelle et Elissende, de tout ce qu’il possédait en la dîme de Béville-le-Comte et confirmation de la vente d’une portion de cette dîme faite aux religieuses par Guillaume de Codes, également Croisé, avec l’assentiment d’ Isavie son épouse et de ses enfants Gervais, Guillaume, Agnès, Isavie, et Avicie, le produit de ces deux ventes montant à 170 livres de monnaie chartraine (1202); confirmation de ces ventes par Renaud évêque de Chartres (1022)[23].

1202-1314 : Copie de la donation par Louis, comte de -Blois et de Clermont, a l’abbaye de Belhomert, de vingt livres à Noël, sur le tonlieu de Chartres et de vingt muids aux vendanges, avec l’approbation de son épouse, Catherine, de son frère Philippe, de son fils Thibault, de sa fille Jeanne et de ses sœurs Marguerite, Isabelle et Alice (1202). Copie de la confirmation de cette charte par Charles, fils du roi de France, comte de Chartres et d’Alençon (1314)[24].

De 1202-1297 : Adonville

Mai 1202 : Charte de Renaud, évêque de Chartres, notifiant qu’en sa présence, Héloïse, entrant en religion à Belhomert, a donné au couvent un demi muid de terre labourable à Adonville, lieu dit le champ de Beauvoir, avec l’approbation de sa sœur Aaliz, de ses frères Renaud et Pierre et du suzerain Étienne d’Ermenonville.

1203 : Conformation par Renaud évêque de Chartres, du don par Hugues de Chavernay, approuvé par Mélissende son épouse et le fils de celle-ci Philippe de « Monte Aureo », d’un muid de froment sur les dîmes de « Villa Romeen » à la condition que leur fille Mathilde, religieuse à Belhomert en jouisse sa vie durant[25].

1203 : Don par Gervais de Châteauneuf à l’abbaye de Belhomert, avec l’assentiment de son épouse Marguerite et de ses enfants Hugues et Hervé, chevaliers et Gervais, chanoine, du bois de Morvilette, paroisse de Saint-Jean de Rebervilliers[26].

1206 : Confirmation par Robert de Poissy, et son frère Amaury du don de vingt sous de rente sur le port de Maisons sur Seine fait à l’abbaye de Belhomert par leur frère Gautier. Robert de Poissy donne une rente de 40 sous sur le port de Maisons-sur-Seine (1206). Vidimus par l’official de Chartres d’une charte de Robert de Poissy et de son neveu Gaston confirmant en 1248 les donations précédentes de Gautier et Robert (1268-1293) [27].

1206 : Confirmation par Guillaume Cholet du don d’un demi muid de blé sur le champart de Gouillons, fait par son père Reimbert à l’abbaye de Belhomert, et don par lui aux religieuses pour la célébration de son anniversaire d’un demi muid de blé sur les moulins de Saulnières[28].

1213 : Confirmation par Miles, comte de Bar, de la donation faite par Aimery de Boissy à l’abbaye de Belhomert où deux de ses filles ont pris le voile, d’un muid de blé et d’un demi muid d’avoine sur sa grange de Mauny; confirmation par Renaud, évêque de Chartres[29].

1213 : Confirmation par Renaud évêque de Chartres, de la donation faite par Mainier d’ Ardelles à l’abbaye de Belhomert de toutes ses dîmes à Ardelles[30].

1214 : Charte pour laquelle Hugues de Châteauneuf et son épouse Aliénor tiennent quittes les hommes de l’abbaye de Belhomert demeurant à « Mocoil » de l’aide qu’ils leur devaient pour la réparation de leurs fossés, ainsi qu’en témoignait une charte de Gervais, père de Hugues[31].

1217 : Charte de donation par laquelle Guillaume, seigneur de la Ferté-Arnault, abandonne au prieuré de Belhomert tout ce qu’il possédait dans la paroisse de la Puisaye[32].

1220 : Donation par Hervé, seigneur de Gallardon, aux religieuses de Belhomert, pour la célébration de son anniversaire avec l’assentiment de ses fils Adam, Hervé, Galeran, Robert, Philippe et Jean et de sa fille « Idonia », de six setiers de blé sur sa grange de la Barre, près Bourg Aubert, paroisse d’ Ardelles. Reconnaissances par Charles d’ O, seigneur de Vérigny, et par les seigneurs de Digny, de cette rente de six setiers de blé[33].

1221 : Donation par Garnier Morbier à sa sœur Béatrice, religieuse à Belhomert, de dix setiers de blé de rente sur le moulin de Chandres, à revenir à sa mort de l’abbaye (1221); vidimus par l’official de Chartres[34] (1298).

Octobre 1224 : Confirmation par Philippe de la Vove, chevalier, et son frère Anseau, de la vente d’un demi muid de terre à Adonville faite aux religieuses de Belhomert par Étienne d’Ermenonville et son fils Hugues moyennant quarante livres chartraines.

1224 : charte de Berte, comtesse du Perche portant sur un échange au profit des religieuses de Belhomert[35].

1226 : Confirmation par Gautier, évêque de Chartres, de la donation faite par Girard de Léville à l’abbaye de Belhomert d’un muid de blé de rente sur sa grange de Réclainville, avec l’approbation du suzerain Jean de Mordant, chevalier[36].

1229 : Donation par Jean Morbier à l’abbaye de Belhomert de deux muids de blé à la mesure de Nogent-1e-Roi, à prendre sur sa dîme de Villemeux[37].

1230 : Confirmation par Gautier, évêque de Chartres, de la donation faite à l’abbaye de Belhomert par Raoul, doyen de Brou, exécuteur testamentaire de son frère Gaston de Saulnière, d’un muid de vin de rente à Poiffonds et d’un autre à Luisant[38].

ler mars 1230 : Confirmation par Philippe de l’ Aunay, chevalier, et son frère Anseau, de la vente faite aux religieuses de Belhomert par Hugues d’ Adonville et son épouse Mélissande, moyennant soixante dix livres chartraines, avec l’approbation de Jacqueline, fille aînée d’Hugues et d’Hugues son mari, d’Étienne, fils de Hugues, d’ Ysabelle et Érambourg, sœurs, d’Étienne, neveu, et Odeline, nièce du dit Hugues d’ Adonville.

Mai 1231 : Confirmation de la présente vente, par l’official de Chartres Confirmation par Philippe de la Vove, chevalier, et son frère Anseau, de la vente de onze setiers de terre et d’un hébergement à Adonville faites aux religieuses de Belhomert par Guiot Mauvoisin et son épouse Agnès, moyennant 65 livres tournois. Cette charte est confirmée par l’official de Chartres.

Novembre 1231 : Vente au prieuré de Belhomert par Philippe Guéhouville, d’un pré nommé l’ Hermitage et situé sur les bords de l’Eure auprès de Belhomert[39].

Octobre 1232 : Confirmation par Guillaume de Gas, chevalier, des ventes et aumônes faites aux religieuses de Belhomert par Étienne d’Ermenonville et son fils, et Guarinot et Guiot Mauvoisin. Confirmation de la charte par Robert official de Chartres

1233 : Notification par Gilot de Guéhouville d’une vente de trente cinq sous de rente par Salomon de Montaigu et Laure, sa mère[40].

1240 : Notification par l’official de l’archidiacre de Pincerais de la vente aux religieuses de Saint Antoine de « Redonia » par Nicolas Leroux et Pétronille son épouse, moyennant douze livres, d’une rente de vingt sous parisis assignée sur une maison à Mantes sur Seine[41].

1242 : Donation par Renaud du Four, chevalier, d’un muid de blé de rente sur sa terre de Briconville, à l’abbaye de Belhomert, et d’un autre muid à sa fille Mathilde, religieuse à Belhomert, à revenir au couvent après son décès (1242); confirmation par l’official de Chartres (1280)[42].

1266 : Accord entre le prieure de Belhomert et Girard de « Boceio au sujet de 50 sous de rente sur le four de Brou, données par Gaston de Regmalard (1204); vidimus de cet acte par l’official de Chartres (1266); confirmation par Pierre- évêque de Chartres, de la charte –précédente (1267)[43].

1297 : Donation par Guillaume Gobinel clerc, à l’église Notre-Dame de Belhomert, de tous ses biens à Adonville[44].

1256 : Charte par laquelle Guérin de Mancéllière, chevalier, confirme la donation faite par son frère Renaud, à l’église de Notre-Dame de Belhomert, de deux arpents de terre à la Mancelière, et, avec l’assentiment d’ Eremburgis son épouse, donne aux religieux quatre arpents de terre sur la même paroisse derrière le moulin sur le pré du Tronc[45].

1259 : Madame l’abbesse Jeanne de Dreux (1257-1277) quitte Agnès, veuve d’Adam de Galardon, et Huet, son fils, de la jouissance que ledit Adam avait fait l’aumône de 3 muids de vin qui avait été fait autrefois à l’église de Belhomert par Guillaume de Gazeran[46].

1274 : Charte d’échange entre Gérard de Villepreux et le prieuré de Belhomert de terres à la Basse-Gibondière contre des terres à la Puisaye[47].

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Ancien prieuré fontevriste de Belhomert, Eure-et-Loir. C.P. Gauquelin

 

 XIVe siècle

1329 : Don par Jean de Dreux et Jeanne de la Roche sa femme, seigneurs de Châteauneuf et de Senonches, en partie de la rente et des droits qu’ils ont sur « une forge grossière » aux Bassières, alors tenue par Henri des Bassières[48].

1336 : Reconnaissance par Guy de Châtillon, comte de Blois, de sommes dues à l’abbesse de Fontevraud. Quittance par laquelle l’abbesse de Fontevraud, reconnaît avoir reçu de Nicaise de Boudinz, receveur du comté de Blois pour le duc d’Orléans, comte de Valois, de Blois, de Beaumont et seigneur de Coucy, la somme de 12 livres 10 sous tournois de rente annuelle qui lui est due sur la boucherie de Blois (1407). Quittance de 32 livres 10 sous tournois donnée à Pierre Taillebois receveur de Blois, par Pierre Vendôme, procureur des dames de Fontevraud (1428)[49].

1344 : le père Jean de Crète[50] est commis visiteur des couvents de France par l’abbesse Isabeau de Valois (1342-1349). Isabeau de Valois fait réduire le nombre des moniales du couvent de Belhomert au nombre de 40, de 60 qu’elles étaient[51].

1349 : Élection de l’abbesse Théophanie de Chambon (1349-1353) : la fenêtre de Belhomer du thresor de Fontevraud, il existe un titre cotté N portant ces mots « Littera permutationis mortalitii hominum de Bellomari cum emologatione Thephaniae abbatissae »[52].

 

 Réformation

A la pauvreté matérielle s’ajoutent l’absence de vocations et l’insubordination des religieux et des moniales. En 1460, la plupart des prieurés ne comptent plus que 2 à 5 religieuses et 1 à 2 religieux. Certains sont complètement abandonnés. Lardier Jean signale qu’il n’y a plus que 2 religieuses dans le prieuré (anciennement 140). Revenu de 1000 livres[53].

Il faudra attendre Marie de Bretagne (1457-1477) pour qu’un mouvement de réforme s’ébauche. Elle va se faire aider surtout par Guillaume de Bailleul, religieux vicaire général de l’abbesse puis prieur de Saint-Jean-de-l’Habit. Il est chargé de dresser un état du temporel de l’Ordre de Fontevraud. Le pape Pie II autorise Marie de Bretagne à « supprimer et esteindre quelques prieurés qui seroient hors espérence de se pouvoir remettre et tout ensemble permis d’appliquer le revenu à la Crosse de l’Abbesse et à la Mense du Grand Monastère »[54].

1472 : Accord entre le prieuré de Belhomert et Huet Leroy pour le Moulin Neuf, paroisse de Saint-Germain de l’Épinay. Acquisition par le prieuré de terres au terroir du moulin Huet[55].

1480 : Acquisition par le prieuré de terres au Petit-Fontaine-Aubert, baux de la ferme du Fontaine-Aubert[56].

1489 : Main levée par le commissaire de la reine de Navarre des fiefs du prieuré de Belhomert, relevant de la baronnie de Châteauneuf[57].

15 janvier 1492 : l’abbesse Renée de Bourbon (1491-1534) donne un mandement d’amener de Belhomert sœur Bertrade de Sasillé à Fontevraud, laquelle renonce à toutes les appellations et procurations qu’elle avait faites à l’encontre de Madame touchant le prieuré du dit lieu et se soumet à toute obédience[58].

1496 : L’accalmie vient et permet de penser au redressement.

Le 19 octobre 1496 : Madame part du couvent de la Magdeleine-les-Orléans[59] et donne le prieuré pour être réformé et en baille le titre à sœur Marie de Sauvoisy, donnant bien à entendre à tout le couvent qu’elle a le désir et l’intention de réformer Fontevraud[60].

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 XVIe siècle

1500 : Mme Renée de Bourbon donne commission à Charles d’ Estouville, seigneur de Villeroi, pour mettre hors du prieuré de Belhomert le frère de la « naguère prieure »[61].

Le 1er avril 1500, avant Pâques, est reçue Antoinette de la Trimouille pour être religieuse à Belhomert. Elle réforma plusieurs prieurés de la Gascogne[62].

1514-1515 : Accord entre les dames de Belhomert et Jean de Paris, écuyer, seigneur de Boissy-en-Mulcien, pour la reconstruction de leur église. Un marché est fait entre Jean de Paris avec Jean Le Bret, maçon et tailleur de pierre, pour la reconstruction[63].

23 novembre 1507 : sœur Marguerite Stuard est confirmée prieure de Belhomert par Madame[64].

1523 : Bulle de Clément VII à Rome qui confirme certaine transaction passée entre l’abbesse et les frères et sœurs des prieurés de La Magdeleine d’Orléans, de Lencloître-en-Gironde, de Relay, de Foicy, de Chaise-Dieu, Belhomert, Wariville et Fontaine-en-France[65].

30 septembre 1523 : sœur Perrette Chevine confirmée prieure[66].

1551 : Acquisition par le prieuré de Belhomert de six arpents de terre à la Gravardière (réunis à la Giraudière). Échange entre le prieuré et François de Charron, seigneur de Guéhouville, de terres dépendant de Giraudière[67].

Jérosme Paris, prieur de Fontevraud en 1545. Il meurt âgé de 80 ans le 26 février 1555 à 10 H du soir. « Ce Jérosme Paris estoit profès de Belhomert ». Lardier a reçu du couvent de Belhomert un manuscrit dudit père frère Jérosme Paris dont il fut profès, dans lequel « il extolle l’ordre de Fontevraud par 7 raisons que je n’ay voulu en oubli en ce livre »[68].

1560 : Acquisitions par le prieuré de Belhomert de maisons et de terres dans le bourg de Belhomert. Ces acquisitions vont se poursuivre jusqu’en 1660[69].

Etienne d’ Aligre (1559, Chartres-1635 Pontgouin), garde des Sceaux et chancelier de France a deux filles au prieuré de Belhomert dont Marguerite qui est prieure (année ?). Il est inhumé dans le prieuré de Belhomert.

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Ancien prieuré fontevriste de Belhomert, Eure-et-Loir. C.P. Estel

 

Guerre de religion

Louise de Bourbon (1534-1575) dépense des sommes considérables pour répandre des brochures catholiques dans les provinces touchées par le protestantisme. Elle rédige des professions de foi qu’elle envoie dans les prieurés. La dernière date de 1575, année de sa mort, à l’âge de 80 ans.

En 1562 : le père Mousset, confesseur au prieuré de Belhomer est tué et sa tête brulée par les protestants venus en grand nombre (environ une centaine) pour piller l’église, vers les 9 H du matin, ils assaillent l’église, la brisent et emportent tout et prennent le bon père, le mettent à mort, lui tranchent le corps en 6 endroits, lui brûle la tête et font sortir la cervelle. « Il demeure ferme en sa foi sans vouloir se rendre, faisant tout navré faisant incessamment le signe de la croix, demande pardon à Dieu pout tous, dit son in manus tuas et rend l’âme par un coup d’arquebuse »[70]. Le curé de Seez a plus de chance et échappe de justesse à la mort, mais son presbytère est brûlé[71].

1570 : Mainlevée de la saisie du fief de la Hucherie, paroisse de Gâtelles, appartenant aux dames de Belhomert[72].

 

 Eléonore de Bourbon (1575-1611)

21 mai 1591 : les sœurs Hélène d’Angennes, Louise de Vieuville et Marie Provost sont reçues religieuses à Belhomer[73].

 

 Jeanne-Baptiste de Bourbon (1637-1670)

 1613 : confirmation de la prieure Françoise de Ravenel[74].

1616 : don aux religieuses de Belhomert par Robert Bonnette, doyen de l’église de Chartres de la somme de 4800 livres, à la condition qu’elles « vivront migravit n’en scachant l’importance, ce qui privera la postérité d’une infinité de belles connaissances »[75].

1621 : nomination de la prieure Françoise Garrault[76].

1627 : sœur Magdelaine Minraye nommée prieure[77].

1633 : sœur Françoise Garrault nommée prieure pour la deuxième fois (avant 1621)[78].

1644 : Don au prieuré de Belhomert pour la réception en religion de Marie Morel, de 22 arpents de terre à Bouconville et à Trémemont, paroisse de Saint-Chéron-des-Champs[79].

1646 : Actes de foi et hommage pour des terres à Fadainville, Bouconville et Trémernont par les religieuses de Belhomert aux seigneurs de Tremblay-le-Vicomte (Nicolas de Bautru, 1653-1665; Marguerite de Bautru, veuve de Nicolas, 1677; Orner Talon 1710)[80].

Diverses acquisitions

1659 : Acquisitions de 71 perches de terre à Cussey; paroisse de Montreuil[81].

1665 : Acquêt de la ferme de Criloup, paroisse de Saint-Jean-de-Rebervilliers[82].

1665 : Acquisition par le prieuré de Belhomert du bois des Souches de Longny ou bois de Baillet, paroisse de Digny[83].

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Ancien prieuré fontevriste de Belhomert, Eure-et-Loir. C.P. Mignon

 

XVIIIe siècle

Madame la prieure de Belhomert nomme à la cure de Belhomert et celle de Maussay[84].

1700 : René Yvon cède au prieuré de Belhomert du lieu de l’Huisserie, paroisse de Saint-Maurice de Gasloup [85].

1724 : Arrêt du Conseil d’État qui ordonne la vente du quart de réserve des bois des religieuses de Belhomert pour les réparations de la maison conventuelle et des fermes[86].

1738 : elles produisaient 7500 livres de revenus

1738 : Prieuré de filles de Belhomert, la prieure change tous les 3 ans, ordre de Fontevrault, collateur : l’abbesse de Fontevrault confirme l’élection, paroisse de Belhomert[87].

Vers 1766 : inquiétude de la prieure Sr Soudeval de ne pas avoir vu M. Connieau, elle s’inquiète : plusieurs moniales vont pieds nus. Elle avait fait une commande de plusieurs sabots fourrés où il n’y avait « que des hausses à metre ». Il fait si froid dehors. Nous retrouvons cette prieure dans un acte de 1766[88].

Jeudi 27 août  1767 : Après son intronisation à Paris, la dernière abbesse de Fontevraud, Mme d’ Antin[89], quitte Paris pour rejoindre l’abbaye de Fontevraud. Elle couche chez le duc de Penthièvre (cousin germain de l’abbesse) d’où elle repart le samedi matin pour arriver le soir au prieuré de Belhomert. Elle quitte Belhomert pour Beaumont le lundi[90].

1773 : Arrêt du Conseil d’État autorisant les religieuses de Belhomert à abattre des baliveaux sur leur quart de réserve pour pourvoir aux réparations du monastère[91].

1789 : Ces biens sont répartis en 5 seigneuries : La seigneurie de La Ville aux Nonains, Le fief et la seigneurie de Champ aux Nonains, à Rouvres, la seigneurie de Criloup ou de Morvillette près de Châteauneuf, le fief de la Chagrinière à Umpeau et enfin le fief de la Mairie d’Arnières et le fief du Petit-Mousseuil près de Favières.

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 Révolution

Ce prieuré de l’ordre de Fontevrault subsiste jusqu’à la Révolution, il est vendu comme bien national et acheté par un bourgeois de Paris qui devint le premier maire de Belhomert.

21/09/1791 : La ferme et métairie du Petit et Grand Fontaine-Aubert est vendue, affermée à M. Houlette par bail de 1784, sur l’enchère de 5000 livres. Vendue à la folle enchère de M. Demallot pour la somme de 14700 l.

Même date : vente du moulin Huet sur l’Eure, maison, écurie, jardin, 11 arpents de terre labourable et 8 arpents de pré, enchère de 6500 l. Vendu pour la somme de 16 400 l. à M. Rolin[92].

1795 : profanation du tombeau d’Étienne d’ Aligre, chancelier de France.

 

 

Iconographie

La paroisse de Guéhouville est réunie à Fontaine-Simon en 1803, puis en 1807 à Belhomert.

 Belhomert

 Eglise Saint-Jean

église de Belhomert

Eglise Saint-Jean de Belhomert, Eure-et-Loir. Soc. Archéologique de l’Eure-et-Loire, 1991, p. 4

Proche de l’Eure bordé d’un rideau d’arbres, l’église Saint-Jean est encerclée de bâtiments et la rue descend vers l’ancienne abbaye.

L’église est construite d’après une architecture typiquement rurale percheronne: sur les contreforts, on peut distinguer de la pierre des grisons (pierre constituée d’un amalgame de silex et d’argile, qui se forme en milieu forestier), de la petite brique rouge, qui sont des matériaux dits “pauvres” qui s’empilent et ne se taillent pas. On retrouve également ces matériaux par exemple sur l’église de Senonches, ou de La Puisaye.

église Saint-Jean, Belhomert

Plan de l’église de Belhomert, pour des réparations, 25 février 1852. A.D. 28 10 art. 154

Le clocher de l’église a été rehaussé en 1879 sur décision du conseil municipal de 1873. La façade est précédée d’un clocher-porche récent dont les bases semblent anciennes. A l’intérieur, on observe un unique vaisseau à charpente apparente et une voûte lambrissée en berceau brisé. Les murs sont garnis de boiseries en partie anciennes et vernies, comme les trois retables. Des ornements peints en haut des murs crépis ont été découverts lors de la restauration.

dessin-eglise

Dessin de l’église Saint-Jean, Belhomert, Eure-et-Loir, avant la rehausse du clocher en 1879. Commune de Belhomert

Saint-Jean

St-Jean

Saint-Jean, bois doré, 80 cm, église Saint-Jean, Belhomert, Eure-et-Loir

 

Vitrail

Le souvenir du séjour de Saint-Laumer sur la commune est commémoré dans l’église Saint-Jean par un vitrail situé dans le chœur, côté gauche.

 Cloche, 1783

Fonte

Reproduction d’effigies au milieu de la robe de la cloche, côté nord : Vierge à l’Enfant couronnée tenant un sceptre, elle est posée sur une tête d’angelot formant console ; côté sud : Saint-Eloi, patron des fondeurs de cloches, posé sur une tête d’angelot formant console ; côté est : Christ en croix, Sainte-Madeleine étant au pied de la croix et l’enserrant, ils sont posés sur une tête d’angelot formant console.

Inscription gravée dans quatre bandeaux, chacun encadré d’un filet supérieur et d’un filet inférieur. Les lettres sont en relief, en capitales romaines avec empattement et sans aucune ponctuation : « 1783 IAY ETE NOMMEE PAR TRES ILLUSTRE ET RELIGIEUSE DAME MADAME IVLIE SOPHIE – GILLETTE DE PARDALLAN DANTIN ABBESSE CHEF ET GENER DE L’ABBAYE – FONTEVRAVLT SUPERIEVRE MAIEVRE DE CETTE COMMUNAUTE DE BELHOMER QVI LVI EST REDEVABLE DE – LA REDIFICATION DE SON EGLISE DV TEMPS DE MADAME DVRCET DANSERAY PRIEVRE ». Faussure de la cloche : un jonc arrondi entouré d’un filet supérieur et d’un filet inférieur, le tout se répétant trois fois. Entre le premier et le second ensemble, inscription sur l’identité de l’auteur : « AMBROISE RENCVRELLE MAITRE FONDEVR A PARIS »

Restaurée en 2012 par l’atelier Bodet

 

Prieuré de Belhomert

Le prieuré va servir  de Colonie de vacances pour l’Association des A.C. prisonniers de Guerre de Seine-et-Oise.

prieuré belhomert

 

 La porte de clôture

porte cloture

Porte de clôture du prieuré de Belhomer, Eure-et-Loir. C.P. Common, Belhomert

Porte de la clôture de l’ancien prieuré : ces portes romanes construites en 1657 sont encore bien conservées, la date est gravée sous la clef de voute de la petite porte de droite. Elles sont visibles au bout de la rue de l’Abbaye qui s’appelait autrefois la rue Saint-Benoist. Sur la gauche, se trouve l’ancienne conciergerie, accolée aux portes.

 

 

Blason

blason

Créé en 1696 par d’ Hozier, généalogiste du Roi, il est conservé à la bibliothèque de Paris. Voici les termes héraldiques : « D’Azur à un crucifix d’or, adextré de la Ste Vierge et senestré de Saint-Jean l’ Evangéliste, le tout d’or ».

 

Nouveau blason

nouveau-blason

Crée en 1984 par Alain Boisseau à la demande du Conseil Municipal. Sur un fond d’Azur, comme l’ancien blason. En haut à gauche est représenté le blason du Perche. Belhomert ayant toujours été considéré comme faisant partie de la province du Perche-Thymerais. Le symbole principal, le porche, c’est-à-dire l’entrée principale de l’enceinte du prieuré, sur l’emplacement même de l’ancien ermitage de Saint-Laumer. En haut de celui-ci, une banderole où est inscrit : « Beatus Launomarus », c’est l’origine latine du nom de Belhomert et signifie « Bienheureux Laumer ».

 

Dans les années 1896, l’abbé Ronay, curé de Belhomert indique que l’église avait environ 40 m de long sur 10 de large. On voit encore le mur de clôture, le jardin des sœurs, la maison des professes réduite, le moulin, les écuries, les granges, le colombier, la ferme, le jardin du prieur-curé, qui demeuraient très près avec ses deux vicaires, comme lui aumôniers des dames, le portail d’entrée et la loge du concierge.

La date de fondation est gravée sur le haut de l’escalier de la maison des professes (maison d’habitation de M. Marcadé. La clochette du couvent est encore à la même place, elle porte une inscription[93].

 

Meaucé[94]

Mme la prieure de Belhomert nomme à la cure de Belhomer et à celle de Maussay (Pouillé du diocèse de Chartres, Chartres, 1738, p. 78)

L’église Saint-Léonard de Meaucé appartient aux religieuses de Belhomert. Elle est entourée d’un cimetière

Eglise Saint-Léonard

Cette église du XIIIe siècle précédée d’un porche, est généreusement pourvue de mobilier. En effet, suite au rattachement de Saint-Jean-des-Murgers à la commune de Meaucé et à la désaffectation de son église (aujourd’hui salle des fêtes), le mobilier a été transféré dans l’église Saint-Léonard à Meaucé qui compte ainsi une statuaire considérable et 4 retables dont un du XVIIe siècle.

Les vantaux du portail à plis de serviette annoncent la présence d’ornementations renaissance ayant pu être préservés dans l’édifice.

Ensemble retable du XVIIe siècle

ensemble retable meaucé

Ensemble retable, XVIIe siècle, église Saint-Léonard, Meaucé, Eure-et-Loire. sap83_28w00692

-Saint-Jean

St Jean, retable Meaucé

Saint-Jean, bois peint, XVIIe siècle, église Saint-Léonard, Meaucé, Eure-et-Loir. PM 28000863

Ensemble du maître-autel, bois peint, XVIIe siècle

Saint-Jean semble avoir fait partie d’un calvaire

-Saint-Léonard

Saint-Léonard

Saint-Léonard, bois peint, h=120, bois peint, XVIIe s., église Saint-Léonard, Meaucé, Eure-et-Loir. PM 28000864

Ensemble du maître-autel, bois peint, XVIIe siècle

Saint-Léonard est représenté en diacre en dalmatique

-Tableau Vierge présentant l’Enfant Jésus à Saint-Léonard

Huile sur toile, XVIIe siècle

Saint Léonard représenté en robe de moine tendant les mains vers la Vierge Marie et l’Enfant Jésus.

Vierge et St-léonard, retable, meaucé

La Vierge présente l’Enfant Jésus à Saint-Léonard, huile sur toile, XVIIe s., église Saint-Léonard, Meaucé, Eure-et-Loir. PM 28000861

-Vierge en prière

Vierge retable Meaucé

Vierge en prière, bois peint, XVIIe s., retable, église Saint-Léonard, Meaucé, Eure-et-Loir. sap 83_28w00692

 

Saint-Bomer[95]

Chapelle Saint-Léger

En 1507 : vidimus du vicomte de Châteauneuf de la confirmation par Renaud Goet de la donation de la chapelle de Saint-Léger à Saint-Bomert, faite au prieuré de Belhomert par Guillaume Goet (1201) et d’une lettre missive de Guillaume, évêque du Mans, recommandant à Nicolas de Saint-Bomert, prêtre, et à ses frères Guillaume et Philippe de ne pas porter atteinte aux privilèges apostoliques dont jouissent les religieuses de Belhomert[96].

Lavabo en niche : crédence-lavabo en niche

Retable avec deux statues Saint-Bomer et Sainte-Barbe

 

La Ville-aux-Nonains[97]

Cette commune est connue depuis le XIIIe siècle ; elle doit son nom à un couvent de nonnes, dépendant du prieuré de Belhomert.

 

Prieures du prieuré fontevriste de Belhomert

 

Prieures et moniales
Mathilde Première prieure Poulain, p. 22
Marie de Sauvoisy 1496 Lardier, p. 583
Marguerite Stuard 1507 Lardier, p. 592
Perrette Chevine 1523 Lardier, p. 598.
Jehanne d’  Allonville d’ Oyseville (religieuse) Entre 1500 et 1550

Fille de François d’ Allonville d’ Oyseville (1487-1550)

Françoise de Ravenel. 1613 Lardier, p. 663
Françoise Garrault 1621 Lardier, p. 674
Magdelaine Minraye 1627 Lardier, p. 678
Françoise Garrault 1633 Lardier, p. 680
Marie Morel Moniale, 1644 A.D. Eure-et-Loir, H 5164
Soudeval 1766 Langlois
Durset Danseray 1783 Patrimoine PM28000031

 

[1] Pouillé de Sens, p. 140.

[2] Pouillé de Sens, p. 217.

[3] Commune Saint-Rémy l’Honoré, Cant. Chevreuse, Arr. Rambouillet, Yvelines.

[4] Commune de Villamblain, canton Patay, Arr. Orléans, Loiret.

[5] PAVILLON père Baltazar, La vie du Bien-Heureux Robert d’Arbrissel…, p. 439.

[6] PAVILLON père Baltazar, La vie du Bien-Heureux Robert d’Arbrissel…, p. 440.

[7] A.D. Eure-et-Loir, H 5216.

[8] BIENVENU Jean-Marc, op. cit., p. 320.

[9] BIENVENU Jean-Marc, op. cit., p. 320.

[10] LARDIER Jean, La Saincte Famille de Font-Evraud, p. 342.

[11] POULAIN Jean, Dictionnaire de l’Ordre Fontevriste, p. 22.

[12] BIENVENU Jean-Marc, Les premiers temps de Fontevraud (1101-1189). Naissance et évolution d’un Ordre Religieux, p. 257.

[13] A.D. Eure-et-Loir, H 5132.

[14] A.D. Eure-et-Loir, H 5197.

[15] A.D. Eure-et-Loir, H 5180.

[16] A.D. Eure-et-Loir, H 5209.

[17] LARDIER Jean, op. cit., p. 378.

[18] A.D. Eure-et-Loir, H 5211.

[19] A.D. Eure-et-Loir, H 5195.

[20] A.D. Eure-et-Loir, H 5211.

[21] A.D. Eure-et-Loir, H 5228.

[22] A.D. Eure-et-Loir, H 5170.

[23] A.D. Eure-et-Loir, H 5219.

[24] A.D. Eure-et-Loir, H 5201.

[25] A.D. Eure-et-Loir, H 5225.

[26] A.D. Eure-et-Loir, H 5194.

[27] A.D. Eure-et-Loir, H 5213.

[28] A.D. Eure-et-Loir, H 5220.

[29] A.D. Eure-et-Loir, H 5208.

[30] A.D. Eure-et-Loir, H 5223.

[31] A.D. Eure-et-Loir, H 5155.

[32] A.D. Eure-et-Loir, H 5168

[33] A.D. Eure-et-Loir, H 5204.

[34] A.D. Eure-et-Loir, H 5217.

[35] LARDIER Jean, op. cit., p. 436.

[36] A.D. Eure-et-Loir, H 5208.

[37] A.D. Eure-et-Loir, H 5217.

[38] A.D. Eure-et-Loir, H 5209.

[39] A.D. Eure-et-Loir, H 5125.

[40] A.D. Eure-et-Loir, H 5203.

[41] A.D. Eure-et-Loir, H 5212.

[42] A.D. Eure-et-Loir, H 5208.

[43] A.D. Eure-et-Loir, H 5211.

[44] A.D. Eure-et-Loir, H 5175

[45] A.D. Eure-et-Loir, H 5160.

[46] LARDIER Jean, op. cit., p. 488.

[47] A.D. Eure-et-Loir, H 5169.

[48] A.D. Eure-et-Loir, H 5141.

[49] A.D. Eure-et-Loir, H 5226.

[50] Jean de Crète est secrétaire d’Isabeau de Valois, ancien doyen de Gascogne. Il est inhumé en face de l’autel de la Vierge à l’Habit (Edouard, p. 164).

[51] LARDIER Jean, La Saincte Famille, p. 523.

[52] LARDIER Jean, op. cit., p. 525.

[53] LARDIER Jean, op. cit., p. 560.

[54] NICQUET (H), Histoire de l’Ordre de Fontevrault……, p. 479.

[55] A.D. Eure-et-Loir, H 5144.

[56] A.D. Eure-et-Loir, H 5133.

[57] A.D. Eure-et-Loir, H 5157.

[58] LARDIER Jean, op. cit., p. 577.

[59] Prieuré de La Magdeleine-les-Orléans ou Notre-Dame de l’Hospice, diocèse d’Orléans. Com., Cant., et Arr. d’Orléans, Loiret.

[60] LARDIER Jean, op. cit., p. 583.

[61] LARDIER Jean, op. cit., p. 581.

[62] LARDIER Jean, op. cit., p. 581.

[63] A.D. Eure-et-Loir, H 5123.

[64] LARDIER Jean, op. cit., p. 592.

[65] LARDIER Jean, op. cit., p. 598.

[66] LARDIER Jean, op. cit., p. 598.

[67] A.D. Eure-et-Loir, H 5130.

[68] LARDIER Jean, op. cit., p. 618-622.

[69] A.D. Eure-et-Loir, H 5126.

[70] LARDIER Jean, op. cit., p. 627.

[71] LUSSEAU Patricia, Fontevraud et les protestants, p. 50.

[72] A.D. Eure-et-Loir, H 5159.

[73] LARDIER Jean, op. cit., p. 643.

[74] LARDIER Jean, op. cit., p. 663.

[75] LARDIER Jean, op. cit., p. 664.

[76] LARDIER Jean, op. cit., p. 674.

[77]LARDIER Jean, op. cit., p. 678.

[78] LARDIER Jean, op. cit., p. 680.

[79] A.D. Eure-et-Loir, H 5164.

[80] A.D. Eure-et-Loir, H 5165.

[81] A.D. Eure-et-Loir, H 5163.

[82] A.D. Eure-et-Loir, H 5151.

[83] A.D. Eure-et-Loir, H 5200.

[84] POUILLE du diocèse de Chartres, 1738.

[85] A.D. Eure-et-Loir, H 5145.

[86] A.D. Eure-et-Loir, B 3275.

[87] Pouillé de Chartes, p. 53.

[88] LANGLOIS abbé, Une religieuse de Belhomert, Mémoires de la Soc. Archéologique d’Eure-et-Loire, 1896, pp. 273-276.

[89] Julie-Gillette de Pardaillan d’Antin, 1765-1792.

[90] Abbaye Saint-Martin de Ligugé, Revue Mabillon, Archives de la France monastique, Ed. Picart, 1906-1907, p. 147.

[91] A. D. Eure-et-Loir, B 3267.

[92] Tableau des biens à vendre (Paris), 21/09/1791

[93] LANGLOIS abbé, Une religieuse de Belhomert, Mémoires de la Soc. Archéologique d’Eure-et-Loire, 1896, pp. 273-276.

[94] Canton La Loupe, arr. Nogent-Le-Rotrou.

[95] Commune de Saint-Bomer, cant. Authon-du-Perche, arr. Nogent-le-Rotrou, 28330.

[96] A.D. Eure-et-Loire, H 5228. 1507

[97] Commune Villamblain, canton Patay, arrondissement Orléans, Loiret.

 

 

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