Prieuré fontevriste de Sainte-Croix-de-Volvestre

SAINTE-CROIX-DE-VOLVESTRE

Commune Sainte Croix-de-Volvestre

Canton Sainte-Croix de-Volvestre

Arrondissement Saint Girons

Ariège (09700)

Diocèse de Toulouse, Diocèse de Rieux en 1317

Fondé sous Pétronille de Chemillé

 

A donné naissance à un village

village Ste-Croix

 

I – Sources manuscrites

 

A.D. Ariège

Série E

E 66 : Reconnaissance de Sainte-Croix, 1541

E 67 : Reconnaissances générales et particulières consenties par la communauté et emphytéotes des lieux de Sainte-Croix et Citas de Volvestre…en faveur des dames prieure et religieuses du couvent du dit-lieu de Sainte-Croix, ordre de Fontevrault, dames seigneuresses en toute justice, haute, moyenne et basse, foncières et universelles des dits lieux et juridictions de Sainte-Croix et Citas son annexe, …..1785

E 116 suppl. 5 : plan de Sainte-Croix, 1784

Série H

H 104-114 : abbaye de Sainte-Croix de Volvestre

Série J

36 J : Livre terrier de Mauvezin, 1779

1 J 9 : Pamiers, 1661, Délibérations du conseil politique sur l’agrandissement de l’église paroissiale ; transaction avec les religieuses du monastère, seigneur de Sainte-Croix,  propos de coupes de bois pour effectuer des travaux ; demande d’utilisation de la chapelle conventuelle pour y célébrer les offices pendant la durée des travaux (1764-1767). Nomination de Jean-Pierre chêne, marchand et habitant de Sainte-Croix, comme procureur du monastère par Marie Serradas prieure, 1768.

Série O

2 0 1353 à 1359 : restauration du clocher et du clocher, 1889

 

A.D. Haute-Garonne ADHG

Série G, diocèse de Rieux, liasse 158 : État de déclaration du revenu temporel, par le monastère de Sainte-Croix-de-Volvestre, 1668.

2 G 158 : revendications des moniales de Sainte-Croix-de-Volvestre

 

 A. D. Maine-et-Loire.

 Série H

218 H 1 : Réformation et procédure subséquente     1533-XVIe

218 H 2 : Administration intérieure du prieuré         1528-XVIe

218 H 3 : Désignation irrégulière d’une prieure        1608 copie-1634

218 H 4 : Domaine ; Droits honorifiques                  1263-1706

218 H 5 : Cure de Sainte-Croix                                     1551-1722

218 H 6 : Maison à Toulouse                                    1536-1540

218 H 7 : Baux à ferme. Comptes                             1538-1755

218 H 8 : Procédures                                                 1536-1624

 

Archives de la couronne d’Aragon

Registre d’ Alphonso 1er, f°22.

 

B.N.

 Ms latin 5480 : Extraits du nécrologe de Fontevraud. Titres originaux de l’abbaye, 1699

 

 

 

II – Bibliographie

 

ALLEGRE Victor, Les vieilles églises du diocèse de Rieux-Volvestre, Société archéologique du Midi de la France, 1971, p. 90.

BIENVENU (Jean-Marc), Les premiers de Fontevraud (1101-1189). Naissance et évolution d’un Ordre religieux, thèse de doctorat Es Lettres, Université Paris-Sorbonne, 1980, pp. 261, 301, 304 (n.153), 346.

BENAZET, instituteur, Monographie de Sainte-Croix, 1891. (non trouver)

BARRIERE-FLAVY C., Dénombrement du comté de Foix sous Louis XIV (1670-1674) ; étude sur l’organisation de cette province, Toulouse, 1889, p. 66.

BARRIERE-FLAVY C, Le diocèse de Rieux au XVIIe siècle, Mémoire de l’Académie des Sciences de Toulouse, 10e série, t. 9, 1909.

BARRIERE-FLAVY, La seigneurie de Lissac et Labatut au comté de Foix, Bull. de la Soc. Ariégeoise des Sciences, Lettres et Arts, 1922-25, p. 215.

BLAZY Louis, Les dernières fontevristes de Sainte-Croix-de-Volvestre, Bulletin Historique, du diocèse de Pamiers, Couserans et Mirepoix, N° 43-48, 1939-1940, pp. 200-204. (non trouver)

CASTILLON A., Lettre du 1er septembre 1667 de Froidour, Revue de Gascogne, t. 38, 1897, pp. 119-120.

BSA

-Retable de Citas actuellement dans l’église de Sainte-Croix Volvestre, 1982.

-Le régime féodal à Sainte-Croix (reconnaissance de 1782), 1917, p. 113.

COURREGE Xavier, Un prieuré de Fontevristes Saint-André de Longages, Revue de Comminges, tome XCIV, 1981.

DEVIC Claude, VAISSETTE Joseph, DU MEGE Alexandre, Histoire générale de Languedoc, Ed. Payat, Toulouse, 1840-1846, p. 253.

DUCOS Gustave, Sainte-Croix-de-Volvestre et son monastère des origines à la Révolution, Office d’édition du livre d’histoire, Privat, 1998, 218 P.

HENRI Simone, D’un retable à une ruine, BSA, 1982. (non trouver)

JACQUET Agnès, Connaitre l’art roman en Ariège, Ed. Sud-Ouest, 1991.

LARDIER (Jean), La Sainte Famille de Fontevrault, 1650, pp. 423, 512, 560.

LATOUR de NOË abbé, Histoire des hommes illustres de Latour de Noë, 1872, p. 32.

LESTRADE J., Les Huguenots dans le diocèse de Rieux, Société Historique de Gascogne, 1904.

MAILLEUX Catherine, La réformation de l’ordre de Fontevraud, 1459-1534, Mémoire de maîtrise, Université François Rabelais de Tours, 1993, p. 28.

MANIÈRE Gabriel, Glanures historiques sur Notre-Dame de Citas, annexe paroissiale de Sainte-Croix de Volvestre, 1998.

MIRAMONT Christine, Le prieuré Sainte-Croix-de-Volvestre, 2008.

NICQUET Honorat, Histoire de l’ordre de Font-Evraud, Ed. Michel Soly, 1662, p. 444, 534-535.

PASQUIER F., Le régime féodal à Sainte-Croix de Volvestre à la veille de la Révolution, d’après les reconnaissances de 1785, BSA, 1918, pp. 111-122.

PAVILLON B., La vie du Bien-Heureux Robert d’Arbrissel, patriarche des solitaires de la France, et instituteur de l’ordre de Font-Evraud, Saumur-Paris, 1666, in 4°, p. 474.

POULAIN Jean, Dictionnaire de l’Ordre Fontevriste, C.C.O, Abbaye de Fontevraud, Janvier 2000, p. 163.

Religieuses de Ste Marie de Fontevrault de Boulaur exilées à Vera (Navarre), Histoire de l’Ordre de Fontevraud (1100-1908), Ed. Cocharaux, Auch, 1915.

Village de Ste-Croix-de-Volvestre

Sainte-Croix, vue de l’Est. Au premier plan, ancienne église des moines, on aperçoit l’église des moniales  et le logis de la prieure à gauche. C.P.

 

Prieuré de Sainte-Croix-de-Volvestre

Le prieuré est fondé au début du 12ème siècle et connait une rapide prospérité jusqu’au XIVe siècle avant de subir une éclipse qui dure deux siècles

Le village s’est développé autour du prieuré entre 114 et 1117 dans un lieu désert au bord du Volp. Il comprend dés le début des religieuses et religieux comme le rappelle une déclaration de 1668[1].

Le couvent avait besoin d’un nombreux personnel pour travailler et entretenir ses biens. Ce regroupement donne naissance à un village. Sainte-Croix-de Volvestre est le chef-lieu du canton dans l’arrondissement de Saint-Girons, autrefois dans le diocèse de Rieux, sénéchaussée de Toulouse. Commune limitrophe avec le département de la Haute-Garonne.

Au diocèse de Toulouse, le prieuré de Lespinasse, fondé en 1114, essaime dans le diocèse à Brie, Sainte-Croix-de-Volvestre déjà existants en 1145, Longages et la Grâce-Dieu[2]. Le privilège d’Eugène III du 3 mai 1145 « Locum Volveste cum appendiciis suis concessione Tholosani episcopi »[3]. Le diocèse de Rieux est fondé par le pape Jean XXII en 1317[4].

1151 : donation de tous les droits sur l’honneur de Genetos par Hugues, abbé de Saint-Sernin au prieuré (prieure Navarra)[5].

En 1156 : Olivier Bernard et son frère donnent au couvent de Sainte-Croix-de-Volvestre, Geneste et Longages toutes leurs terres et appartenances La même année donation faite par Martin de Maignouac, Bernard Rabs, Riefendit et son fils aux mêmes couvents de toutes les terres cultes et incultes leur appartenant[6].

La même année plusieurs autres donations par Bertrand Estar et ses frères de toutes les oublies qu’ils avaient dans la juridiction de Martres et en 1166, donnent tout ce qu’ils pouvaient avoir dans le lieu appelé Paris de la juridiction de Montbrun[7]

 1163 : Pierre et Bernard donnent à Navarre et au prieuré 10 sols et 6 deniers et demi d’oublies avec tous les droits appartenant qu’il avait dans la paroisse du Taur à Toulouse.

 1172 : le roi d’Aragon donne une charte en faveur du monastère et de Marie de Béarn qui est prieure[8].

 1173 : la vicomtesse de Béarn, Sancie de Navarre y meurt.

La famille de Tersac tient cette partie du Volvestre en vassalité du comte de Comminges. Elle fait des donations au couvent, lui accorde la seigneurie des territoires de Sainte-Croix et de Citas

1209 : 75 religieuses, 2 religieux clercs et 20 lais[9].

Guerre des Albigeois (1209-1229) : La croisade des Albigeois cause beaucoup de ravages, dans le Volvestre, certaines localités ayant plus souffert que d’autres, elle n’eut aucune conséquence pour le prieuré des moniales de Sainte-Croix-de-Volvestre[10].

1249 : Raymond VII de Toulouse, mort en septembre 1249, est inhumé à Fontevraud[11] sous l’abbatiat de Mabile de La Ferté ou de Blois (1244-1265). Dans son testament il laisse 40 marcs de livres sterlings au prieuré de Lespinasse, la somme de 100 livres sterling est attribuée à Bragerac, Longages, Sainte-Croix-de-Volvestre, La Grâce-Dieu, autres prieurés du comté de Toulouse[12].

1259 : Sous Mabile de la Ferté, une bulle du pape Alexandre IV ordonne aux prieurs à rendre compte à l’abbesse de leur administration et à se ranger sous son autorité, leur défend de vendre ou d’acheter des biens sans l’autorisation de l’abbesse et met sous la dépendance absolue de la maison Mère tous les couvents et prieurés de l’ordre et des religieux et religieuses.

1263 : donation par Gentile de Gensac de 240 arpents dans la forêt de Sainte-Croix.

1282 : le prieuré comptait 63 religieuses et 25 religieux et un revenu estimé à 20 000 livres, c’est un des plus importants de l’ordre[13].

1310 : une famine effroyable atteint toute la région, pendant tout l’été et le printemps de cette année, une importante pluie tombe sur le Toulousain, l’Albigeois et le diocèse de Carcassonne, elles causent une extrême disette dans tout le pays. Quelques décennies plus tard, c’est la peste noire qui « allait porter partout l’épouvante de la mort »[14]. Nouvelle disette en 1340, 1346,1347.

1318 : lors de la division du diocèse de Toulouse, le prieuré dépend du diocèse de Rieux

1331 : 63 moniales outre la prieure, 2 chapelains, 4 clercs, 2 hebdomadaires[15].

 

Guerre de Cent Ans (1337-1453)

La fin de la Guerre de cent Ans ramène, par l’intermédiaire des routiers, la peur et l’effroi. Ce danger est doublé par l’arrivée de la peste qui réduit la population de moitié. Les routiers détruisent Sainte-Croix et le couvent, il ne reste plus qu’une tour, l’église est effondrée. De nombreuses abbayes et églises sont détruites[16].

 

Réformation

1460, Marie de Bretagne, pour réformer tout l’ordre, donne au père Guillaume Bailleul, grand prieur de Fontevraud l’ordre de visiter tout l’ordre et de rapporter un compte exact du nombre de personnes religieuses qu’il trouvera dans chaque prieuré, l’état des maisons tant pour le spirituel que pour le temporel. La ruine des bâtiments, la perte des revenus à cause des guerres avec les Anglais provoque un grand désordre dans l’ordre.

Le prieuré de Sainte-Croix est pratiquement désert. Le prieur de Saint-Aignan en est le prieur, il n’y a aucune religieuse, 2000 livres de rentes[17].

On peut se demander ce que le prieur de Sainte-Croix, qui est aussi celui de Saint-Aignan, pouvait faire des deux revenus de 2000 livres ? « Vivait-il dans la luxure et l’opulence ou reversait-il la part du revenu à l’abbaye-mère ? ».

Avril-juillet 1569 : l’histoire du diocèse se soude durant trois jours à celle de la fameuse expédition de Montgomery qui venant du Languedoc rallie des partisans de Jeanne de Navarre. Il se dirige vers Castres, ensuite traverse le diocèse de Rieux. Le 30 juillet 1569, il franchit l’Ariège à gué et s’approche de Saverdun sans l’attaquer. Il atteint La Grâce-Dieu et arrivent près des murailles de Montesquieu-Volvestre ; ils tirent contre cette ville et criaient aux catholiques « Sortez papaux ! ». Mais ils doivent se rabattre à Sainte-Croix. Ils ont tout dévasté sur leur passage : moissons et métairies incendiées, femmes et filles violées, ecclésiastiques et laïques tués par « glaive »..etc ; « des pouvres gens esgarés » et sans asile. A voir tant de ruines, il n’y avait « cœur d’hommes qui ne gémysse », ce spectacle causaient « grand pitié et crève cœur »[18].

1569 : Le prieuré est pillé et incendié, les églises, les dortoirs, les dépendances sont anéantis; les titres et actes contenus dans les archives du prieuré sont brûlés, égarés et emportés, ainsi que les meubles et ornements d’église ; enfin, contraints par toutes sortes de violences, les religieuses et religieux doivent abandonner le prieuré. Un acte daté de 1613, nous révèle que les biens du prieuré sont tenus sous séquestre par les consuls de la Bastide-Besplas pour l’abbesse de Fontevraud[19].

Mais en 1569, Louise de Bourbon (1534-1575) est obligée d’emprunter 12 000 livres pour aider à la reconstruction des prieurés brûlés[20].

Pendant toute la période où le monastère se trouve sans moniales, l’administration est faite par les abbesses qui envoient des vicaires généraux et délégant un procureur pour régler les affaires[21].

1598 : l’ Edit de Nantes sous Henri IV entraine une accalmie, le monastère va renaître de ses ruines.

 

XVIIe siècle

Le 12 octobre 1619 : Louis XII et sa mère Marie de Médicis viennent à Fontevraud pour présider à l’installation de Marie de Bourbon. Marie de Médicis remet à l’abbesse une somme considérable destinée à la restauration des prieurés de Saint-Aignan, de Sainte-Croix-de-Volvestre et de Momères[22].

1619 : Madame Louise de Bourbon de Lavedan, abbesse de Fontevraud (1611-1637), rétablit trois couvents Sainte-Croix-de-Volvestre, Saint-Aignan et Momères, elle rétablit le service divin, « sa piété ayant su trouver moyen de les remplir d’un juste nombre de religieuses qui en avaient été destitués depuis longtemps »[23]. Elle met 8 religieuses[24] . Elle loue Dieu de ce qui lui a été proposé par Mgr l’évêque de Rieux et par les seigneurs des environs qui lui ont demandé de rétablir le prieuré dans leur demande daté du 9 juillet 1620. Mais elle se plaint de la conduite des religieuses : elle trouve étrange qu’elles aient essayé d’anéantir les premiers et principaux statuts de l’ordre, ainsi que la règle par laquelle les prieurés ne peuvent être gouvernés que par une prieure, élue tous les trois ans et confirmées par l’abbesse de Fontevraud ; c’est la forme établie par l’arrêt du Grand Conseil en 1520. Elle reproche aux religieuses « de s’être saisies du prieuré de Sainte-Croix ». Les religieuses reconnaissent leur faute et désiraient la réparer. L’abbesse pose ses conditions : elle exige que les religieuses « se soumettent entièrement à son obéissance et promettent, comme elles l’avaient promis par leur profession, de garder et observer les règles et statuts de l’ordre »[25].

église des moniales

Eglise Notre-Dame, prieuré de Sainte-Croix-de-Volvestre, début XXe siècle

Reconstruction du prieuré en 1620 : Les religieuses n’ont pas trouvé de lieu commode pour faire l’office divin, pour se loger, vu que les ennemis de la religion ont abattu l’église, les dortoirs et autres bâtiments. Elles ont reconstruit l’église et un dortoir composé de 14 cellules et de prendre une partie de leurs dots pour faire les réparations. « Tous les biens et terres alentour de leur monastère ayant été usurpés par les gentilshommes du pays qui pour se fortifier avaient conservé tout le couvent des religieux presque en son entier »[26].

logis prieure2

Logis de la prieure, Sainte-Croix-de-Volvestre, Ariège, 1763. Photo JGE 2002.

 

1620 : Elle institue Anne de Paillac, religieuse professe de Boulaur, prieure de Sainte-Croix[27] pour trois ans ; après ses trois ans, les religieuses devront procéder à l’élection d’une nouvelle prieure. Elle donnera aux religieuses sorties de Boulaur la permission de demeurer à Sainte-Croix. Le prieuré doit payer à l’abbesse la somme de 10 livres tous les ans. Les filles qui voudront rentrer dans le prieuré devront payer une rente viagère de 150 livres.

De 1621 à 1635, les procès-verbaux des visites pastorales indiquent de nombreux abus et un relâchement des mœurs. L’évêque rappelle aux religieuses de Sainte-Croix l’étroite observance de la règle et les exhorte « à fuir les colloques et les entretiens des personnes étrangères qui ne viennent les voir que par manière de divertissement »[28].

Les habitants de Sainte-Croix, « sur la lecture des lettres obtenues par la dite dame de Bourbon du Conseil privé du Roi, en date du 22 août 1620, sont tenus de rendre les devoirs seigneuriaux à dame Louise de Bourbon, abbesse de Fontevrault, seigneuresse du dit sainte-Croix »[29].

1649 : transaction indique que les moniales ont la haute, moyenne et basse justice sur les lieux de Sainte-Croix-de-Volvestre et de Citas son annexe[30]. Elles sont au nombre de 14 religieuses[31].

Énumération de tous les droits et redevances des habitants de Sainte-Croix et Citas concernant le droit de fournage, pour les lods et ventes, le droit de sang, le droit de dîme pour les gros grains de blé, caron (mélange d’orge et froment), seigle, avoine, linet, foin, laine, les carnalages. Les habitants ne peuvent ni chasser, ni pêcher au-dessus des ordonnances du roi, aucun étranger ne pourra habiter les dits lieux sans la permission de Madame et paiera un droit d’entrée. Madame consent que les habitants jouissent, suivant la coutume du pays, de l’usage de la forêt pour le chauffage (usage de bois mort et broussailles), pour le service du labourage, pour la bâtisse et réparations de leurs maisons et autres bâtiments et moulins, les habitants continueront jouir l’usage de la forêt. Ils pourront faire paître leur bétail dans la forêt en tout temps, sans néanmoins qu’il leur soit permis d’amasser, ni de faire amasser dans la forêt le gland pour le porter chez eux…..etc

Elles possèdent un moulin situé au milieu du village, un moulin appelé « Pey de liette » et 5 moulins sur le Volp : de la Passe, de la « Catine » ; moulin de la « Reilhe » ; moulin de « Coustillas » ; un petit moulin à foulon près du Coustillas ; moulin du « Commencement des Prats » ; moulin du « Batan ». En tout 16 moulins. En dehors du monastère les religieuses possèdent « le prieur » où il y a plusieurs chambres, jardins et autres commodités, près de l’église. Dans ce prieuré réside le père confesseur, le chapelain clerc et autres officiers. Elles possèdent des prés, terres, des métairies (au moins huit), la forêt de Sainte-Croix, dans Cazères une vigne appelé « Cap du Pont », quatre petites vignes …etc.

La forêt plantée de sapins, essence rare à cette époque, est une source de contestations entre le couvent et la paroisse, mais il a crée l’industrie du verre exploité par les gentilshommes verriers protestants, traqués pour leurs déprédations des forêts et gênés par les États du Languedoc. Les verriers installés à Gabre vers 1530 viennent à Sainte-Croix pour le bois.

Les exercices du culte sont pratiqués dans la chapelle du couvent ; c’est là que se réunissent pour assister aux offices les serviteurs, les ouvriers et les habitants groupés autour du monastère.

Quand le nombre des habitants devient plus nombreux, l’édification d’une église devient indispensable ; cette église est édifiée sous le vocable de Saint-Jean l’ Evangéliste.

Quand le monastère est détruit, l’église paroissiale est aussi détruite. L’abbesse s’occupe de la reconstruction du couvent : les habitants lui envoient une supplique pour reconstruire leur église sur les revenus du prieuré. L’abbesse nomme les curés ; mais cette nomination est contestée par l’évêque de Rieux mais reconnue par l’archevêque de Toulouse en 1572. Le droit de désignation est confirmé en 1671, 1687. Le curé est rétribué par la dîme le tiers de la dîme de toute la paroisse et la moitié de la paroisse de Citas (le reste pour le couvent). En 1629 à 300 livres. Une déclaration de 1686 oblige les décimateurs à payer aux curés 300 livres. Le pouillé, du diocèse de Rieux, indique que le curé de Sainte-Croix perçoit une rétribution de 300 livres. En mai 1786, le chancelier Maupeou fait signer à Versailles un édit du Roi qui avait pour but d’amender une situation devenue intolérable. Le roi fixe le minimum à 500 livres pour les curés et 200 livres pour les simples vicaires.

 

 

1657 : Marguerite de Castet prend le voile à Sainte-Croix-de-Volvestre, d’où le 3 juillet 1657, elle donne procuration à messire de Pontault, sieur de Puchauriol, capitaine châtelain de Montaut, pour annuler le dit pacte de mariage et rendre à F. de Vendomois son entière liberté. De son côté, ce dernier donnait aussi tout pouvoir à messire Nicolas d’ Encausse, d’agir dans le même sens, le 6 juillet[32].

1667 : sous le titre de Grand Maître enquêteur et général réformateur des eaux et forêts au département de Languedoc, M. de Froidour[33], avec son fidèle compagnon Agède,  est chargé par Colbert de faire cesser les abus et les usurpations qui menacent d’une ruine prochaine les forêts de la région du Sud-ouest. Sa mission dure sept ans de 1666 à 1673. Il parcourt dans les mois d’août et septembre, les hautes vallées comprises entre le diocèse de Rieux et le Lavedan[34].

Il arrive au « village de Sainte-Croix, situé dans un fonds de vallée fort étroit et fort serré sur une petite rivière appelée Bolpe ; il est tellement enfoncé, à moins d’être dedans, on ne peut le descouvrir. Il y a un couvent de filles de l’ordre de Fontevraux, que les huguenots avoient détruit il y a assez longtemps et depuis quarante ans seullement ces filles qui s’y sont restablies ayant réparé l’église sans magnificence mais assez proprement. Pour ce qui est des lieux claustraux je ne les crois pas ny superbes ny commodes. La prieure est sœur du marquis de Rabat, qui jusqu’alors avoit cru que par son crédit et celuy de son frère elle pourroit soustraire les bois qui dépendent de ce couvent à la réformation. Et comme le jour précédent, j’y avoit envoyé des arpenteurs avec exprès commandement de les mesurer parce qu’elle avoit empêché le premier d’y rien faire, elle avoit toutte la nuit envoy » au marquis son frère pour le prier de venir jusqu’au couvent pour la secourir dans cette occasion. Et le marquis, au lieu d’y venir, avoit envoyé le juge de ses terres pour luy rendre sa réponse. Je ne scais point quelle elle pouvoit estre, mais visitant les religieuses je les trouvay fort adoucies et fort soumises. Elles me demandèrent seullement delay d’un mois pour produire leurs titres, ce que je leur accorday de tout mon cœur……J’ avois oublié de vous dire que ces religieuses sont dames de ce lieu ; qu’outre leur église il y a une paroisse dédiée à saint-Fiacre bastye comme les autres églises de villages de ce pays. Elles ont une forêt ainsy que je vous ay dit cy-dessus, laquelle je visitay et c’est la première que j’ ay vüe plantée de sapins. J’ai eu grand plaisir à voir cette sorte d’arbres qui sont hauts de soixante, quatre vingt et cent piedz, droits comme des flèches et sans branches qu’au houppié »[35]. (La petite sapinière de Sainte-Croix existe encore)

sainte-croix-de-volvestre-un-coin-de-la-foret

Forêt de sapins, Sainte-Croix-de-Volvestre. C.P. Espagnol

1668 : un mémoire indique que le monastère a été pillé, et brulé ils ont emporté les meubles et ornements d’église, elles ont été contraintes par toute sorte de violences de quitter le prieuré qui a été abandonné pendant plusieurs siècles jusqu’en 1620. « Certaines personnes du pays circonvoisin qui tant par des charges de conscience que poussées par un bon zèle remirent plusieurs actes et documents » qui confirment la création du prieuré dès le commencement de l’ordre[36].

Les moniales de Sainte-Croix, seigneurs des lieux, énumèrent les droits dont elles disent être spoliés suite aux troubles religieux de l’époque précédente, réclamant leur restitution

« Premierement disent que chasque habitant de la seigneurie et jurisdiction de Ste Croix et Citas qui tenoient feu allumant estoient obligé de payer audit prieuré deux mesures de bled chasque année pour le droit de fournage » d’après un acte plus ancien daté de 1518 devant Montesquieu de Volvestre notaire. Elles se plaignent qu’elles ne jouissent plus de la banalité de la forge quoique ce soit un droit commun à tous seigneurs hauts justiciers et que ce droit valait 20 livres. Certains habitants, devant le faible nombre des religieuses, ont construits des grands bâtiments dans la forêt appartenant aux religieuses qu’ils ont vendus à « leur profit particulier »[37]. Une déclaration du temporel datée de 1668 indique que le prieuré a reconquis une grande partie des biens usurpés par les seigneurs locaux durant le temps où il est abandonné.

Cette déclaration est signée par toutes les religieuses

Le revenu général du prieuré                                                                                    2612

Dépense                                                                                                                    5183

Dépense excède la recette                                                                                        2509

Arrérages dus au prieuré                                                                                          3470

Argent emprunté par le couvent, intérêt chaque année                                              800

Dettes du prieuré envers les marchands et gages des officiers                                2150

Les religieuses disent qu’elles ont besoin d’un dortoir, d’une infirmerie avec trois autres côtés du cloître. Le dortoir n’a que 14 cellules pour 23 religieuses novices et postulantes.

1699 : fait partie de la liste des prieurés du diocèse de Rieux[38].

1670-1674 : Il existe un bois, appelé bois del Sarat de Lanta, dans la seigneurie de Juntes. Il contient 6 seterées de terre et est donné par Jacques de Camporcy, prieur du monastère de Sainte-Croix-de-Volvestre[39], coseigneur de Sainte-Croix et Aigues-Juntes avec justice haute moyenne et basse, par acte du 7 novembre 1436, sixième du pontificat d’Eugène IV (1431-14447)[40].

1678 : dénombrement des biens et revenus du prieuré de Ste Croix qui possède la seigneurie en toute féodalité et justice à Sainte-Croix et Citas. La prieure désigne le curé de Sainte-Croix.

L’abbesse Jeanne-Baptiste de Bourbon (1637-1670)  divisent les prieurés en quatre classes : Tusson, Paravis, Orsan, Paris. Sainte-Croix-de-Volvestre fait partie de la classe du Paravis[41].

 

XVIIIe siècle

Nombreuses sont les calamités au XVIIIe siècle qui vont s’abattre sur la région : d’abord grêles et inondations puis vers la fin de 1708, un hiver terrible qui porte la misère à son comble et fait des milliers de victimes : les rivières gelées, les récoltes détruites, les populations affamées.

1710 : Louise de Méritens de Belloc, 26 religieuses. Les dépenses excèdent les revenus[42]

En 1720 : la peste : une lettre est adressée à la prieure pour demander des prières[43].

1727 à 1778 : pendant plus de trente ans, les grêles et les inondations, sécheresse, brouillards ravagent la contrée. Les religieuses de Sainte-Croix, réduites à la misère, supplient l’évêque de Rieux de les décharger pour 1779 du montant des décimes[44].

1746, 20 août, une sœur laie Johanne Querre fait sa profession, elle est âgée de 25 ans, originaire de Montberaud. 10 vêtures entre 1747 et 1782. Mais de 1736 à 1782 : 14 inhumations.

1766 : 2 septembre, deux novices prononcent leurs vœux

Au cours du XVIIIe siècle les religieuses se vouent à l’éducation des jeunes filles, elles ont pour rivale les Ursulines de Pamiers fondée un siècle auparavant.

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Prieuré de Sainte-Croix-de-Volvestre. Terrier Mauvezin, 1779. A.D. Ariège, 36 J

1785 : dans le diocèse de Rieux, sénéchaussée de Toulouse. La seigneurie de Sainte-Croix et de son annexe Citas appartient au couvent des religieuses, ordre de Fontevraud

La prieure Mme de Gachon demande aux habitants de faire les reconnaissances conformément aux usages. Depuis 1649, cette formalité n’a pas eu lieu. En 1755, des difficultés surgissent entre le couvent et les consuls qui prétendent exercer la justice en concurrence avec le juge de la prieure. Le différent est porté devant la cour du sénéchal de Toulouse qui donne tort aux consuls.

Le 2 janvier 1785, les consuls et délégués pénètrent dans le couvent et sont admis dans le parloir extérieur par Joseph Fauré, notaire royal de Cazères, assisté de plusieurs témoins et d’Ignace Derre procureur fondé des religieuses dont il est prieur et confesseur des religieuses. Derrière la grille, se tient la prieure Mme de Gachon et 11 religieuses : Marie de Sarrades, Elisabeth de Marsoulies, Sophie de Roquemaurel, Agathe d’ Ustou, Rose de Brux, Marie de Sicard, Rose du Cousteil, Thérèse de Montesquieu, Josèphe de Sers, Thérèse de Bruyère, Françoise de Servat.

Les dispositions établissant les rapports entre les habitants et le couvent sont pareilles à celles insérées dans les chartes de coutumes que, du XIIe au XIIIe siècle, les seigneurs accordaient à leurs vassaux. Les habitants de Sainte-Croix et de Citas reconnaissent toujours la dame prieure comme leur seigneuresse en toute justice (voir déclaration de 1649)[45].

1788 : création d’une foire à Sainte-Croix.

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Prieuré de Sainte-Croix-de-Volvestre. Façade Sud de l’église des moniales, à droite, le logis de la prieure, à droite l’église paroissiale saint-Fiacre. Photo JGE, 2002.

 

Révolution Française

1792 : 17 août 1792 : un décret ordonne que toutes les maisons occupées par des religieuses soient évacuées. En septembre, elles quittent le couvent qui est vendu le 2 thermidor an IV (20 juin 1796) à Jean Lasmastre, habitant de Sainte-Croix, pour la somme de 13 824 francs.

Sophie de Roquemaurel trouve asile avec quelques autres moniales dans un château antique qui, depuis des siècles, appartient à la famille de Maribail, il s’appelle Guilhem-Luc[47].

De cet ensemble conventuel, il ne reste plus :

-qu’une partie de l’église des moniales, présentant une superposition d’ouvertures romanes et de fenêtres du XVIIe siècle.

Façade et mur sud de l’église des moniales, prieuré de Sainte-Croix-de-Volvestre. Photo JGE, 2002

 

 

  • Le logis de la prieure 1763, photo JGE 2002
  •  

 

-Le mur de la clôture

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Mur de clôture du prieuré de Sainte-Croix-de-Volvestre. Photo JGE, 2002.

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Porte d’entrée de la clôture, on aperçoit à droite l’église des moniales, prieuré de Sainte-Croix-de-Volvestre. Photo JGE, 2002

-La salle capitulaire du prieuré des moines

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Salle capitulaire du prieuré des moines, Sainte-Croix-de-Volvestre. Photo JGE, 2002

 

Il existait plusieurs verriers à Sainte-Croix (des verres blancs et verts sont vendus jusqu’à Bordeaux en 1805 par 5 verreries) et une faïencerie qui fabriquaient, en 1825, avec 10 ouvriers 100 000 pièces par an.

 

Iconographie

 

Eglise de Citas

L’église de « masage » de Citas, dédiée à Notre-Dame, existait en 1634.

Le mobilier de Citas est apporté dans l’ancienne église Saint-Jean actuellement église paroissiale Saint-Fiacre de Sainte-Croix-de-Volvestre en 1964.

 

 Eglise paroissiale Saint-Fiacre de Sainte-Croix-de-Volvestre,

ancienne église Saint-Jean des moines

intérieur, église st-Fiacre

Intérieur, église Saint-Fiacre, Sainte-Croix-de-Volvestre. Photo JGE, 2002.

chapelle, église st-fiacre

Retable provenant de l’église de Citas appartenant au prieuré de Sainte-Croix-de-Volvestre. Photo JGE, 2002

I- Buste-reliquaire Saint-Fiacre

buste st fiacre

Buste reliquaire de Saint-Fiacre, bois doré, XVIIIe siècle, H : 65 cm. Eglise paroissiale Saint-Fiacre, Sainte-Croix-de-Volvestre. Patrimoine, sap83_09w00680.

 

II – Vierge à l’Enfant

statue vierge à l'enfant

Vierge à l’Enfant, bois doré, XVIIIe siècle, H : 93 cm. Eglise paroissiale Saint-Fiacre, Sainte-Croix-de-Volvestre. Photo JGE, 2002

 

III – Vierge à l’Enfant

toile vierge à l'enfant

Vierge à l’Enfant, huile sur toile, provient de l’église de Citas. Eglise de Sainte-Croix-de-Volvestre. Photo JGE, 2002

 

IV- Cloche

Provenant de l’église de Citas présentée dans le chœur de l’église de Sainte-Croix-de-Volvestre

Bronze, XVIe siècle, Diamètre : 43 cm

+ AVE MARIA GRATIA PLENA DOMINUS

Décor : un Christ de Passion, une Vierge à l’Enfant et Saint-Michel terrassant le dragon

 

V – Retable de Citas

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Retable en bois doré provenant de l’église de Citas, XVIIe siècle. Eglise paroissiale Saint-Fiacre. Sainte-Croix-de-Volvestre. Patrimoine sap01_65v01446

 

 

 

« Devant le tabernacle il y a un crucifix en bois, Christ de fonte ; quatre chandelier en laiton ; l’autel est formé d’un tableau représentant la Sainte Vierge tenant l’Enfant-Jésus dans ses bras.»

 

En 2016, ces vestiges viennent d’être revendus pour un euro symbolique à la communauté de communes du Volvestre ariégeois. Enfin, nous pouvons espérer que ce prieuré renaisse de ses cendres comme le prieuré fontevriste  de Longpré.

 

 

 

 

 Prieures de Sainte-Croix-de-Volvestre

Prieure
Navarre ou Navarra 1150, 51, 56 Ducos
Marie de Béarn 1172 Ducos, p. 50
Anne de Paillac 1620 Ducos, p. 70
Jeanne-Françoise de Touges de Mauvesin (prieure antique) 1649 Ducos, p. 81
Marguerite de Garrauné 1649 A.D. Ariège, E.67
Marguerite de Pesqué 1662 Ducos, p. 93
Sœur du marquis de Rabat 1667 Froidour
Anne de Foix 1668 Ducos, p. 148
Louise de Méritens de Belloc 1710
Montberault 1762 Ducos, p. 95
Marie Serradas 1768 A.D. Ariège, 1 J 9
Gachon 1784-1785 A.D. Ariège, E.67
Sophie de Roquemaurel 1792 Ducos, p. 179

 

Nombre de religieuses et religieux

 

Année religieuses religieux revenus
1209 75 2 clercs et 20 lais[3]
1282 63 25 religieux 20 000 livres
1331 63 2 chapelains, 4 clercs, 2 hebdomadaires
1460 aucune Le prieur de Saint-Aignan 2000 livres
1649 14 religieuses
1710 26 religieuses
1785 11 religieuses et la prieure

 

[1] DUCOS, p.107. A.D. Haute-Garonne, fonds Rieux, 169.

[2] BAREILLE Jean-Pierre, La Vierge à l’Enfant de l’église de Citas, année ?

[3]LARDIER (Jean), La Sainte Famille de Fontevrault, p. 423.

 

[1]DUCOS Gustave, Sainte-Croix-de-Volvestre et son monastère des origines à la Révolution, 1998. A. D Haute-Garonne,  G, liasse 158.

[2][2] Prieuré fontevriste, commune de Auterive, 31 Haute-Garonne.

[3] BIENVENU (Jean-Marc), Les premiers de Fontevraud (1101-1189, p. 301.

[4]DUCOS, op. cit., p. 91.

[5]DUCOS, op. cit., p. 33.

[6]COURREGE Xavier, Un prieuré de Fontevristes Saint-André de Longages, Revue de Comminges, tome XCIV, 1981.

[7]DUCOS, op. cit., p. 39.

[8]DEVIC Claude, VAISSETTE Joseph, DU MEGE Alexandre, Histoire générale de Languedoc, Ed. Payat, Toulouse, 1840-1846, p. 253.

[9]LARDIER (Jean), La Sainte Famille de Fontevrault, p. 423.

[10]ALLEGRE Victor, Les vieilles églises du diocèse de Rieux-Volvestre, Société archéologique du Midi de la France, 1971, p. 90.

[11] POIGNANT, p. 253.

[12]NICQUET Honorat, Histoire de l’ordre de Font-Evraud, p. 444.

[13]DUCOS, op. cit., p. 40.

[14]DUCOS, op. cit.

[15]LARDIER Jean, op. cit., p. 512.

[16]JACQUET Agnès, Connaitre l’art roman en Ariège, Ed. Sud-Ouest, 1991.

[17]LARDIER Jean, op. cit., p. 560.

[18]LESTRADE J., Les Huguenots dans le diocèse de Rieux, Société Historique de Gascogne, 1904.

[19]A.D. Ariège, H 105

[20]LARDIER Jean, op. cit., p. 628.

[21]DUCOS, op. cit., p. 48.

[22]Religieuses de Ste Marie de Fontevrault de Boulaur exilées à Vera (Navarre), Histoire de l’Ordre de Fontevraud (1100-1908), p. 235.

[23]LARDIER Jean, op. cit., p. 671.

[24]LARDIER Jean, op. cit., p. 671.

[25]DUCOS, op. cit., pp. 70-72.

[26]Déclaration de 1668.

[27]DUCOS, op. cit., p. 70.

[28]BARRIERE-FLAVY C, Le diocèse de Rieux au XVIIe siècle, Mémoire de l’Académie des Sciences de Toulouse, 10e série, t. 9, 1909.

[29]DUCOS, p. 73. Acte de députation des habitants de Sainte-Croix, 5 octobre 1620.

[30] PASQUIER F., Le régime féodal à Sainte-Croix de Volvestre à la veille de la Révolution, d’après les reconnaissances de 1785, BSA, 1918.

[31] PASQUIER F., op. cit., BSA, 1918. E 69.

[32] BARRIERE-FLAVY, La seigneurie de Lissac et Labatut au comté de Foix, Bull. de la Soc. Ariégeoise des Sciences, Lettres et Arts, 1922-25, p. 215.

[33] Il meurt le 11 octobre 1685.

[34] CASTILLON A., Lettre du 1er septembre 1667 de Froidour, Revue de Gascogne, t. 38, 1897, pp. 119-120.

[35] CASTILLON A., Lettre du 1er septembre 1667 de Froidour, Revue de Gascogne, t. 38, 1897, pp. 119-120.

[36] DUCOS, op. cit., p. 33.

[37] A.D.H.G, 2G 158.

[38] Ms latin 5480 : Extraits du nécrologe de Fontevraud. Titres originaux de l’abbaye, 1699.

[39] Il existait encore un prieuré de moines dans les années 1499.

[40] BARRIERE-FLAVY C., Dénombrement du comté de Foix sous Louis XIV (1670-1674) ; étude sur l’organisation de cette province, Toulouse, 1889, p. 66.

[41] NICQUET Honorat, op. cit., p. 534-535.

[42] A.D. Haute-Garonne, Fonds Rieux, 44

[43] A.D. Haute Garonne, fonds Rieux, 166.

[44] DUCOS, op. cit., p. 169.

[45] PASQUIER F., op. cit., pp. 111-122. A.D. Ariège, E 67.

[46] PASQUIER F., op. cit., pp. 111-122.

[47] LATOUR de NOË abbé, Histoire des hommes illustres de Latour de Noë, p. 32.

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